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Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Ivorra
1
TNT, ARTISANS ET VANDALES
Par un beau matin calme, Steve traversa le village pour se rendre à la forge d’Eliot, afin d’y échanger du blé contre des émeraudes. Sa ferme était tellement florissante qu’il avait du surplus en abondance. Il était ravi que le fruit de ses efforts lui permette d’obtenir tout ce dont il avait besoin. — Tu comptes utiliser ces émeraudes pour décorer ta maison ? lui demanda Eliot le forgeron. — Comment as-tu deviné ? dit Steve en souriant. Il adorait orner les murs de sa maison avec ces joyaux, car il trouvait que le vert des émeraudes mettait en valeur le gris de la pierre. Cependant, il n’oubliait pas d’en conserver pour pouvoir faire des échanges avec les autres villageois. — Merci pour les émeraudes. Je t’inviterai bientôt pour que tu voies ma décoration, annonça-t-il avant de lui dire au revoir. Dans la rue, il tomba nez à nez avec Adam, son voisin. — Quels beaux joyaux ! dit celui-ci. — Oui, je viens de les obtenir contre du blé. — Eh bien, si tu souhaites les échanger, j’ai plein de nouvelles potions. Il ouvrit son coffre pour lui montrer ses bouteilles. Adam était un alchimiste qui vivait avec son ami Thomas, un explorateur. Ils pouvaient se révéler utiles en cas de problème, car Adam disposait de nombreuses potions et Thomas était très doué pour repousser les creepers. Heureusement, Steve n’avait encore jamais eu besoin de leurs services. — Non, merci, je ne cherche pas de potions. Adam ne se laissa pas décourager par son refus. — Ah bon ? Que dirais-tu d’une potion de respiration ? Si jamais tu te retrouves coincé sous l’eau, tu ne mourras pas asphyxié. — Ça ne me servirait à rien, je ne m’approche jamais de l’eau. — Une potion de lenteur, alors ? Tu peux la jeter sur tes ennemis. Ne me dis pas que tu n’en as pas dans ton inventaire ? N’importe quel agresseur pourrait te faire passer un sale quart d’heure. Avec une telle potion, tu pourrais te tirer d’affaire. Steve réfléchit un instant. Il n’avait pratiquement pas de potions dans son inventaire. Il se souvint alors de son combat contre la sorcière, avec ses amis Henry, Lucy et Max. Ils avaient réussi à gagner la bataille grâce à leurs potions. — D’accord, Adam, dit-il en sortant ses émeraudes. Je te prends la potion de lenteur. Je crois qu’il y en a une qui dure huit minutes. — C’est exact et tu as de la chance, j’en ai justement une. Tendant ses joyaux, Steve espéra qu’il ne regretterait pas cet échange. Adam regarda dans son coffre et s’exclama : — C’est curieux, j’aurais juré avoir plus de bouteilles. J’avais trois potions de lenteur, mais il ne m’en reste plus qu’une. — Tu crois que quelqu’un te les a volées ? — J’espère que non, même si cela semble être le cas, répondit Adam en fouillant une dernière fois son coffre. Oh, non ! je n’ai plus une seule potion de dégâts ! J’en avais six, hier. — Tu as peut-être oublié les avoir échangées, suggéra Steve. — Non, je note soigneusement mes ventes dans un livre de comptes. Quelqu’un me les a volées !
— Qui ferait une chose pareille ? s’étonna Steve tout en recevant sa potion de lenteur. Adam était furieux. Il avait travaillé dur pour concocter toutes ces potions et il ne supportait pas l’idée qu’on les lui ait dérobées. — Je parie que c’est un vandale qui a fait le coup, dit-il. — Ah bon ? dit Steve d’un air inquiet. Il était triste pour Adam et l’idée d’un vandale s’attaquant à son voisin n’était pas faite pour le rassurer. Il pouvait très bien être sa prochaine victime. — Évidemment. Comment les potions auraient-elles pu disparaître autrement ? répondit Adam. Steve montra du doigt un bout de laine posé près du coffre. — Regarde. C’est toi qui as fait tomber ça ? — Non, dit Adam en ramassant la laine avant de l’émietter. C’est vraiment étrange. Steve s’éloigna à travers les étendues herbeuses tout en réfléchissant à cette histoire de vandale. Je me demande si je le connais, pensa-t-il.Pourquoi quelqu’un irait-il faire une chose pareille ? « Boum ! » Il entendit une explosion dans le lointain. « Boum ! » Une deuxième déflagration. Le bruit semblait provenir de sa ferme. Steve partit en courant. Il aperçut son ocelot, Calinou, qui miaula à son approche, mais aucune trace de Rufus, son chien. — Rufus ! cria-t-il en vain. Malgré ses appels, l’animal n’arrivait toujours pas. Steve commençait à s’inquiéter. Il arriva près de sa ferme, et trouva Rufus assis à côté d’un grand cratère. — Rufus ! s’écria-t-il d’un ton joyeux. Alors que le chien le rejoignait, Steve jeta un premier regard horrifié sur le cratère béant qui s’ouvrait au milieu de sa propriété. Il s’arrêta au bord du trou, stupéfait qu’on ait pu lui infliger cela, mais soulagé de savoir que Rufus et Calinou avaient échappé au pire. Il lui fallut un moment pour comprendre que tous ses champs de blé s’étaient volatilisés. Tout son dur labeur avait disparu en une seule explosion. Il n’arrivait même pas à visualiser la quantité de TNT nécessaire pour faire sauter l’intégralité des champs. Steve pénétra dans sa maison en tremblant et examina tous les recoins à la recherche de TNT. Malgré le soulagement de voir que son foyer tenait toujours debout, il avait le cœur brisé devant ses champs frappés par la désolation. Sans blé, Steve n’avait plus la moindre ressource à échanger. Quand je pense que j’ai troqué mes dernières émeraudes contre une potion que je n’utiliserai sans doute jamais, songea-t-il amèrement. Steve savait qu’il allait devoir semer ses champs de nouveau, mais il ne possédait plus la moindre graine. Il avait besoin d’aide. Il décida de décrocher des murs les dernières émeraudes décoratives afin de s’en servir comme monnaie d’échange. Les questions tourbillonnaient dans sa tête. Il voulait à tout prix retrouver le vandale et lui demander pourquoi il avait détruit les champs de blé d’un homme innocent. Il regarda alors du côté des prés où il gardait son mouton et se rendit compte avec effroi que ce dernier avait disparu ! Heureusement, ses vaches et ses cochons parcouraient toujours tranquillement la prairie. Steve inspecta le reste de la maison, passant de pièce en pièce pour vérifier que tout allait bien. Au moins, Calinou et Rufus sont sains et saufs et j’ai encore un toit sur la tête, se dit-il.Je peux toujours semer mes champs avec de nouvelles graines. Cependant, il voulait aussi se venger de ce vandale. Il fonça dans sa chambre pour
aller chercher son épée de diamant bien-aimée, qu’il conservait dans un coffre. Il comptait enfiler son armure et partir à la recherche du coupable. Hélas ! en pénétrant dans la chambre, il constata que le coffre était vide. — Oh, non ! gémit-il en contemplant le spectacle. Sa merveilleuse épée de diamant avait disparu ! Le vandale avait encore frappé !
2
ANCIENS AMIS, NOUVEAUX PROBLÈMES
Steve contemplait le coffre vide qui contenait autrefois son épée bien-aimée lorsqu’il remarqua un petit bout de laine par terre. Elle ressemblait à l’échantillon qu’il avait vu près du coffre d’Adam. Cependant, Steve n’y prêta pas grande attention, car il devait avant tout penser à rebâtir ses champs et trouver son épée. Il appela immédiatement ses amis chasseurs de trésors, Henry, Max et Lucy, qui arrivèrent aussi vite que possible. Il fut ravi de retrouver ses vieux amis, même s’il aurait préféré les revoir dans des circonstances moins tragiques. Lors de leur dernière rencontre, ils avaient fêté leur victoire contre les zombies qui avaient attaqué le village. À présent, ils devaient retrouver le vandale qui avait détruit ses champs puis remettre la main sur son épée de diamant. En premier lieu, il faudrait reconstruire car, sans sa ferme, Steve allait manquer de ressources. — Tu ne devineras jamais d’où on vient, lui dit Henry en arrivant. — Nous étions dans le Nether, enchaîna Lucy. Des ghasts faisaient pleuvoir des flammes sur nos têtes et Max a failli tomber dans la lave. — Pourtant, ça valait le coup : nous avons trouvé un trésor dans une forteresse ! s’exclama Max en rangeant son épée de diamant dans un des coffres de Steve. — Les amis, quelqu’un m’a volé mon arme, balbutia Steve. — Ton épée de diamant ! s’écria Lucy. Qui irait faire une chose pareille ? — Quelqu’un a fait sauter tes champs avant de s’emparer de ton arme ? demanda Henry. Steve hocha la tête. — Tu connais déjà le coupable ? demanda Max en faisant les cent pas. Ou au moins des suspects ? — Non. Je ne vois pas du tout qui aurait pu me faire cela. Par contre, je peux vous dire que mon voisin Adam, l’alchimiste, s’est fait voler des potions. Cela signifie que le vandale n’en avait pas après moi de façon personnelle. — S’il était au courant qu’Adam possédait des potions et toi une épée de diamant, il devait vous connaître, ou tout du moins vivre dans les parages, constata Max. — Et ton autre voisin, celui qui habite juste à côté ? demanda Lucy. Il n’était pas là, la dernière fois que nous sommes venus. — Il s’agit de mon amie Kyra. Elle est très gentille. J’ai pu construire une extension à ma maison en échangeant mon blé contre son bois. Elle ne ferait jamais de mal à personne. — Est-ce qu’elle savait que tu possédais une épée de diamant enchantée ? demanda Max. — Eh bien… euh… oui, balbutia Steve. — Dans ce cas, elle fait partie des suspects, dit Max. — Peut-être…, admit Steve, mais nous ferions mieux de penser à la reconstruction plutôt qu’à la vengeance. — Nous resterons avec toi tant que ta ferme ne sera pas remise en état, dit Lucy. Les amis sont faits pour s’entraider. — Oui, mais il reste le problème du vandale, intervint Henry. Si nous ne le retrouvons pas, il frappera de nouveau et de pauvres gens verront leurs biens détruits ou volés. — D’ailleurs, il pourrait te prendre de nouveau pour cible, ajouta Lucy.
Steve comprit alors qu’ils avaient raison : ils devaient retrouver le vandale, pas seulement pour se venger, mais pour l’empêcher de nuire de nouveau. Dehors, la nuit était en train de tomber. Deux Endermen passèrent devant la fenêtre en portant des blocs de terre. — Des Endermen ! s’écria Lucy. Ils peuvent se téléporter à l’intérieur ! — Ne t’inquiète...