La Mort et le chat

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Christelle avait une vie sans histoire: artiste peintre, vie de couple heureuse avec Laurent. Tout bascule avec la disparition de Laurent, il y a six mois. Depuis elle s'est faite militaire pour tenter de le retrouver, tout en continuant de peindre, la nuit. Mais voilà, l'enquête n'avance pas, jusqu'à sa rencontre avec cet étrange chat. Comment évoluera sa relation avec ses compagnons d'armes? Le chat lui apportera-t-il la clef de l'énigme? Ou bien ce nouvel arrivant dans son équipe? À moins qu'elle ne se cache dans ce vieux tableau peint il y a quelques années, et qui semble se modifier au fil du temps...
Publié le : jeudi 19 juillet 2012
Lecture(s) : 144
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748388770
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748388770
Nombre de pages : 228
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Tia-Christel Thomas
LA MORT ET LE CHAT
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117737.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
Chapitre un Elle se réveilla en sueur, le souffle court. Elle sassit sur son lit deux places et chercha à reprendre une respiration normale. Elle écoutait le bruit deau dhabitude apaisant. Elle était ner-veuse. Il faisait noir autour delle. Aucune lumière ne traversait les stores. Au bout de quelques minutes, elle tâtonna pour trou-ver linterrupteur de sa lampe de chevet. Elle ferma les yeux avant dallumer la lumière. Elle glissa ses jambes hors de son lit. En nage, elle ne pourrait se rendormir sans une douche froide. Elle leva une main jusquà son visage. Malgré la sueur, ses joues étaient sèches. Elle avait pleuré dans son sommeil encore. Elle soupira et se leva. Elle sétait habituée à la lumière et alluma la lampe au plafond. Elle se dirigea vers la salle de bain. En le-vant les yeux jusquau miroir, elle eut un mouvement de recul voyant son visage. Elle ressemblait à un fantôme. Elle, qui avait toujours des couleurs aux joues, était pâle. Elle avait les joues creuses. Elle avait énormément maigri depuis quelques mois. Elle ne mangeait plus que le strict nécessaire pour ne pas en mourir même si le désespoir lavait, à plusieurs reprises, poussée jusquau bord de la falaise. Elle se déshabilla lentement et se glissa sous la douche. Elle laissa leau couler sur ses épaules, la tête baissée. Elle porta ses pensées sur lexposition qui aurait lieu le soir suivant. Elle releva la tête. Elle sentit le jet sur son crâne. Elle devrait porter une perruque. Elle ne pouvait se permettre cette coiffure dans le civil. Elle nétait pas assez féminine. Elle nétait pas aussi courte que les autres mais elle se devait dêtre femme. Se souvenait-elle
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seulement comment se tenir devant ce monde quelle avait quit-té depuis longtemps ? Leau glissa lentement sur son visage. Elle se sentait de mieux en mieux. Ce rêve Un frisson dexcitation mélangé au désir la par-courut rapidement. Elle atteignit le robinet, les yeux fermés, et baissa leau chaude. La douche devint froide puis très rapide-ment glacée. Elle eut lefficacité demandée. Elle se calma définitivement. Elle finit de se rincer, éteignit leau et sortit de la douche. Elle agrippa une serviette, sessuya rapidement, mit son peignoir et sortit de la salle de bain. Elle regarda le lit en face de la porte tout en continuant à se sécher les cheveux. Elle navait pas sommeil. Il était cinq heures et quart. Elle se dirigea vers la gauche et atteignit le salon, sans sy at-tarder, elle tourna de nouveau à gauche et monta deux marches qui la guidèrent jusquà la cuisine. Elle ouvrit son réfrigérateur, prit une bouteille. Dans les étagères dà côté, elle prit un verre. Elle sassit à table et se versa du jus. Elle tourna la tête douce-ment. Elle surplombait le salon. Son regard se posa sur leau. Le bruit était continu et apaisant. Elle ne se rendit même pas compte quelle sétait endormie. Le réveil sonna et la réveilla alors quelle était toujours sur la table. Elle releva la tête, légèrement déboussolée. Le bruit désa-gréable du réveil devint de plus en plus fort et emplit tout le petit appartement. Il ny avait aucune lumière. Elle voulut lever le bras jusquà son visage, mais en chemin, sa main cogna le verre qui chuta sur la table et renversa son contenu. Elle tâton-na sur la table et trouva le verre qui navait pas roulé bien loin. Elle le releva et passa la main sur son visage. Elle était dans le noir complet et pourtant elle sétait endormie avec la lumière, toutes les lumières, allumées. Le réveil finit par sarrêter, il était sept heures trente et une. Les préparatifs pour la soirée allaient être longs. Ses yeux ne shabituaient pas à cette absence de lu-
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mière. Elle se sentait pourtant bien, en sécurité. Ce petit appar-tement quelle ne partageait avec personne était à elle depuis longtemps. Son refuge avec, juste derrière la porte, son atelier et derrière latelier, sa salle dexposition. Elle avait, dans un grand loft, réuni tout ce dont un artiste avait besoin. Les deux salles principales navaient été aménagées que pour ses uvres et la dernière plus petite avait été entièrement décorée et installée pour faire un appartement très agréable ne possédant que deux portes : celle de la salle de bain et celle menant à latelier. La cuisine dans laquelle elle se trouvait, était grande et dominait une partie du salon puisque deux murs naissaient sur les côtés laissant un peu dintimité à la chambre. Toujours assise dans le noir, elle écoutait le bruit deau venant de la maquette du jardin dun palais dont on lui avait demandé les plans il y a quelques années. Elle représentait une route faisant le tour dun lac en-touré darbres. Elle avait créé un mécanisme pour que même sans vents, leau soit toujours en mouvement. La maquette lui avait plu et après avoir revendu la taille normale, elle avait commencé à en fabriquer une de taille plus importante. Elle navait recréé que la porte du palais au bout du plateau qui fai-sait presque la taille du salon dans sa longueur. Elle lavait achevée depuis un an quand un nouvel élément lui était apparu cinq mois auparavant. Il lui revenait constamment en rêve et elle avait fini par lajouter. Les rêves avaient alors cessé mais la maquette avait changé. Quelque chose de nouveau semblait sêtre emparé delle. Un esprit, une ombre, un ange peut-être. Elle tourna la tête vers le salon. Elle se reposa une nouvelle fois la question : qui ou quoi avait éteint la lumière ? Elle re-marqua alors un point fluorescent sur la maquette. Elle se leva et avança en tâtonnant dans le noir. Elle descendit les quelques marches et atteignit la maquette. La tâche fluorescente semblait être dans leau. Elle avança la main lentement vers ce point, le souffle coupé. Elle narrivait plus à respirer, appréhendant ce quelle allait trouver. Elle sentit ses doigts effleurer leau quand
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la sonnerie de linterphone retentit. Son sang ne fit quun tour. Son cur se mit à battre aussi rapidement quun cheval au ga-lop. Elle reprit sa respiration difficilement. Elle ferma les yeux, le temps que son cur retrouve son rythme normal. Puis elle prit une grande inspiration et rouvrit les yeux. La tâche fluores-cente avait disparu. La lumière était étrangement revenue. Elle leva les yeux au plafond. Que sétait-il passé ? Une coupure de courant ? La sonnerie retentit encore une fois. Elle soupira, se retour-na et appuya rageusement sur linterphone, en criant presque : « Quoi ? » Elle relâcha le bouton et attendit quelques secondes. Quand le jeune homme commença à parler, lhésitation dans sa voix la fit sourire.  Lieutenant Farma ? Cest le sergent Praveau. Son sourire disparut avant même la fin de la phrase et elle poussa un soupir. Ils ne la laisseront jamais tranquille et à ce niveau-là, ils auraient pu faire venir quelquun de plus haut gra-dé quun sergent. Pourquoi voulait-il la voir ? Elle avait deux semaines de congé et elle sentait quils allaient les écourter. Mais cette soirée, elle se la garde quoiquils lui disent. Elle hésita quelques secondes puis lui ouvrit. Il entra par la porte principale menant à la salle dexposition. Le lieutenant arrangea son peignoir et ouvrit la porte qui conduisait à son atelier, à létage supérieur. Elle sappuya à la rambarde et obser-va le sergent qui regardait autour de lui sattendant à voir son hôtesse. Lexpression de son visage changea. Il passa du sérieux au stupéfait. Il resta sans voix devant les différentes uvres de son supérieur. Elle sourit. Il ne lavait pas encore remarquée alors quelle était face à la porte mais à quelques mètres au-dessus. La salle nétait pas encore tout à fait prête mais les uvres étaient en place. Elle observa un instant le sergent qui marchait lentement dans lallée principale. Lorsquil atteignit le milieu de la salle, elle lui fit remarquer sa présence :
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