La planète illogique

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La planète illogique est l'histoire de 3 enfants qui cherchent à sauver Pyramida, leur cité, qui sombre dans la décadence, l'oubli, la déchéance. Ils vont quitter les leurs et vivre d'incroyables aventures pour trouver "Le Grand Arbre qui sait tout", afin d'obtenir la connaissance et redonner à Pyramida toute sa splendeur.

Mais sur ce chemin semé d'embûches, il est des forces qui ne souhaitent pas leur réussite. Ainsi devront-ils affronter les redoutables Ombres Violettes. Mais qui sont-elles exactement ? Est-ce que Loola, Maumi et Opomo trouveront ce qu'ils cherchent ? Et reviendront-ils à temps pour sauver leur monde qui se meurt ?

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Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 2952597006
Nombre de pages : non-communiqué
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Chapitre 6 : Retour à Pyramida Pyramida Orange, mystique. Jaune, désertique. Vert, triste. C’est ainsi qu’Opomo voyait sa planète. Les 3 enfants étaient sur le chemin du retour. Ils étaient déçus de ne rien rapporter avec eux. Mais comme leur avait fait comprendre « Le Grand Arbre qui sait tout », une sensation, un parfum, une image sont parfois plus importants qu’un objet matériel. Et si l’objet est là, plus tard, afin de remémorer l’occasion, les souvenirs savent aussi rester dans le cœur de ceux qui les ont fomentés. Il suffit de ne pas les oublier. Ils sont à jamais une partie intégrante de la vie de ceux qui les ont vécus. Ils reviennent, embellissent ou chagrinent la vie, mais ils sont leurs histoires et feront demain leurs quotidiens. Ils sont le passé, le présent et le futur des hommes. Oui, les 3 enfants étaient amers. Ils n’avaient rien appris de plus sur la merveilleuse cité de Mégapola. Bien sûr, le plus triste de tout, c’était la mort du « Grand Arbre qui sait tout ». Avait-il été tué par leurs fautes à eux ? Ils espéraient que non ! Mais sans doute que leur quête pour trouver Mégapola n’y était pas étrangère. Etait-ce à dire qu’ils avaient fait tout ce chemin pour rien ? Sans doute pas. Après tout, ils avaient tant appris des Animaux-Zélés. Avant de rencontrer « Le Grand Arbre qui sait tout », les 3 enfants pensaient que seules les formules magiques, les potions ou les armes, pouvaient vaincre le mal. Ils avaient découvert que non ! « Le Grand Arbre qui sait
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tout » était sage, bon, avisé. Et le savoir, la connais-sance mais aussi la grandeur d’âme étaient de bien meilleurs remèdes que la guerre, les batailles et les morts. Les 3 enfants semblaient tant avoir appris au simple contact du « Grand Arbre qui sait tout ». Les 3 enfants pensaient qu’il n’était pas étonnant qu’un arbre ait cette place. Les 3 enfants pensaient très fort au « Grand Arbre qui sait tout ». Bien sûr, ils n’oublieraient jamais. Ils ne l’oublieraient jamais. « Le Grand Arbre qui sait tout » avait démontré leur opiniâtreté. Il les avait convaincus de leur force, de leur débrouillardise, de leur volonté. Et c’était plus important que tout ! Lorsque « Le Grand Arbre qui sait tout » avait émis son dernier souffle, quelques Animaux-Zélés s’étaient appro-chés. Doucement, doucement, très doucement ! Ils ne souhaitaient pas déranger. Respectueux, discrets, silen-cieux, ils avaient encerclé « Le Grand Arbre qui sait tout ». Ils s’étaient posés à terre et avaient regardé les derniers instants de l’arbre de vie avec un grand respect… Opomo s’était mis à pleurer, bien sûr. Pas trop au début. Quelques sanglots tout au plus ! Puis les premières larmes avaient appelé un flot mélancolique intarissable. Maumi s’était à son tour laissé gagner. Et enfin Loola. Et malgré tout ce qu’elle s’était promis, Loola n’avait pu résister. Voir les deux autres enfants laisser ainsi échapper leur chagrin sans aucune retenue la surprit et l’attendrit. D’habitude si forte, si directive, si solitaire, Loola se sentit faible. Elle appela Maumi et Opomo. Les deux enfants approchèrent. Ensemble, ils formèrent un cercle avec les têtes penchées vers l’intérieur. Ils pleurèrent ainsi longtemps. Ce n’est pas ainsi qu’on vénérait les morts dans Pyramida, mais ici, sur ce plateau aride, en hommage au « Grand Arbre qui sait tout », cela semblait bien, naturel, juste.
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