La poule bénie de la mariée

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L'histoire tourne autour du mariage de Coumba, fille d'un couple traditionnel, née à Dakar, une grande métropole où les valeurs culturelles traditionnelles sont bafouées par la modernité. Est-ce donc une banale chronique de la vie des "petits quartiers"? Que non! l'auteur nous fait une peinture multicolore de ces endroits insolites que nous traversons tous les jours et dans lesquels la tradition est encore vivace malgré les agressions des nouvelles techniques de la vie moderne.
Publié le : mardi 1 mars 2011
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EAN13 : 9782296686786
Nombre de pages : 152
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LA POULE BÉNIE DE LA MARIÉE

roman

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chez L’Harmattan-Sénégal

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2011.
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Biographies », septembre 2010.
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enseignements, coll « Mémoires & Biographies » juin 2010.
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2010.
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Abdoulaye AGNE






LA POULE BÉNIE DE LA MARIÉE
roman



































Cet ouvrage a été édité grâce au Fonds d’aide à l’Édition
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© L'HARMATTAN-SÉNÉGAL, 2011
« Villa rose », rue de Diourbel, Point E, DAKAR

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
senharmattan@gmail.com

ISBN : 978-2-296-10298-9
EAN : 9782296102989




SOMMAIRE

DÉDICACE .................................................................. 9
PRÉFACE ................................................................... 11
LIVRE 1 ..................................................................... 15
LIVRE 2 ..................................................................... 55
LIVRE 3 ................................................................... 103
GLOSSAIRE ............................................................. 147


DÉDICACE

À mes enfants :
Gogo
Fatimata
Mariétou
El Fekky Abdourahim
et toute la jeunesse africaine

Dans un ancrage fondamental aux valeurs culturelles propres
afin d’assumer une ouverture vertueuse aux cultures exogènes.








PRÉFACE
C’est réellement un honneur et un signe d’amitié sincère,
de la part d’un auteur, de vous confier la préface d’un
ouvrage quel qu’il soit : recueil de poèmes, récit, nouvelle,
roman. À mon avis, ce geste part de la même symbolique
que donner votre nom à son enfant.
Abdoulaye Agne me comble et, en même temps, me met
à l’épreuve en me laissant face à moi-même et surtout face
à La poule bénie de la mariée, son premier roman.
Après avoir lu tout le manuscrit, vivement intéressée par
ce texte original, j’ai répondu, spontanément, en donnant
mon accord, pour rédiger le préliminaire de cette « fiction »
qui décrit si bien la quotidienneté de la vie d’une famille,
d’un quartier ; le tableau sans complaisance de notre société.
À la seconde lecture de La poule bénie de la mariée, j’ai
commencé à avoir certains doutes sur mes capacités à rendre
sur le papier mes impressions intérieures qui pourraient
présenter ce roman et produire le même effet sur le lecteur.
À première vue, La poule bénie de la mariée est le prétexte à
une description minutieuse de situations sociales que chacun
de nous pense vivre, mais au fil des mots et des phrases se
forment des portraits de personnages que l’on croît connaître,
mais que l’auteur nous fait découvrir sous des profils
inattendus.
De quoi s’agit-il donc ? D’abord d’une visite, sans
invitation, chez Yaay Khady et Baay Modou, avec, à
l’accueil, leur fille Coumba, « ndieguemaar » moderne,
présentée par l’auteur avec un coup d’œil de « connaisseur ».
11 Le quartier de Grand-Dakar est le premier décor et le lecteur
se promène de Niary-Tally au marché Castors en passant par
le « jet d’eau sans eau ». La topographie du plan du Dakar –
laborieux avant – banlieue n’a plus de secrets pour nous. Des
personnages familiers s’y meuvent tels Tante Oulèye et sa
coépouse Diryanké, l’incontournable griotte Sokhna Mbaye
et les hommes aussi : N’Diogou et son inséparable
« conseiller » Tamsir, Serigne Birane et tous les autres
« marabouts, féticheurs, charlatans », les collègues, les amis et
les voisins.
Dans une mise en scène parfaite, tout ce petit monde nous
est présenté par une écriture fluide, sans aucune prétention,
avec des dialogues simples. L’histoire tourne, bien sûr, autour
du mariage de Coumba, fille d’un couple traditionnel, née à
Dakar, une grande métropole où les valeurs culturelles
traditionnelles sont bafouées par la modernité. Est-ce donc
une banale chronique de la vie des « petits quartiers » ? Que
non ! Abdoulaye AGNE nous fait une peinture multicolore
de ces endroits insolites que nous traversons tous les jours
sans les voir réellement et dans lesquels la tradition est encore
vivace malgré les agressions des nouvelles techniques de la vie
moderne. Les cérémonies religieuses, traditionnelles ou "up to
date" s’y déroulent harmonieusement malgré des heurts
inévitables entre les populations « hétérogènes » qui
cohabitent avec leurs différences et leurs similitudes de base.
Le cursus de l’auteur – universitaire multidimensionnel
doublé d’un diplomate expérimenté, polyglotte avéré, ayant
« tâté de tout un peu », ayant voyagé à travers l’Europe,
l’Afrique et l’Amérique – lui a permis de faire un « retour au
bercail » sans aucune difficulté, montrant que malgré les
pérégrinations et les honneurs (le 10 mars 1999, il a été
honoré d’une proclamation d’un « Abdoulaye Agne day » par le
Maire de Miami), il n’a perdu aucun souvenir ni de son pays,
ni des traditions, ni de sa culture première.
12 La poule bénie de la mariée, motif du suspense de ce récit, en
est un témoignage tenant le lecteur en haleine, de la première
ligne au mot fin de cet ouvrage.
Ce roman, écrit dans une langue sobre, un français châtié,
est digne de figurer dans le répertoire des livres à succès
destinés à être la base de discussions approfondies.

Annette Mbaye d’Erneville







LIVRE 1
Ce jour-là, Coumba avait mis sa taille basse et son pagne
Sotiba aux couleurs d’indigo brodés de dentelles, que la
grande couturière de Grand-Médine, Mame Fatou, avait
faits pour elle. Elle était allée au marché Sandaga acheter le
fashion fair de N’Diogou dont on lui avait tant parlé.
N’Diogou tenait un magasin de quatre mètres carrés de
surface sur trois mètres de hauteur, rempli de produits de
beauté importés des États-Unis d’Amérique. Sa boutique
était réputée pour la qualité de ses produits et les coquettes de
Ndakarou se les arrachaient. Les plus futées usaient de leur
charme pour avoir sa faveur et se voir attribuer le maximum
de produits à moindres coûts.
N’Diogou, invariablement, était insensible aux avances de
ces bonnes femmes. Ce jour-là, la beauté naturelle de
Coumba l’avait fasciné. Après quelques échanges taquins, il
réussit à avoir l’adresse de la jeune fille, promettant d’aller lui
rendre visite samedi. Coumba lui lança que son père était
jaloux, dans un éclat de rire qui faisait découvrir une parfaite
dentition à la blancheur éclatante. Elle était répartie, son sac
rempli d’effets de beauté, sans avoir à délier les trois mille
francs CFA qu’elle a obtenus avec beaucoup de mal de Baye
Modou, son père, manœuvre au port autonome de
Ndakarou.
Elle franchit le portail du domicile familial, un peu
harassée. Le poids d’un sac qu’elle portait en bandoulière sur
l’épaule gauche alourdissait sa démarche et l’effet n’avait pas
15

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