La princesse d'une nuit

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Leïla est une fille arabe originaire de l'Est de l'Afrique. Arrivée en Belgique depuis peu, elle raconte son histoire. Passant de la naïveté à la découverte de l'ignorance et de la violence qui ronge sa contrée natale, elle nous parle de chaos militaire, d'islam, d'intégrisme, du statut de la femme en Afrique et dans le monde arabe. Son périple est un voyage marqué par une guerre impitoyable, celle qui oppose la connaissance et l'ignorance, la femme et l'homme, le bien et le mal.
Publié le : samedi 2 avril 2016
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EAN13 : 9782140006197
Nombre de pages : 168
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La princesse d’une nuit
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La princesse d’une nuit
La princesse d’une nuit
Wajih Rayyan La princesse d’une nuit Roman
Du même auteur
De Jordanie en Flandre, L’Harmattan, 2010
© L'HARM ATTAN, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08451-0 EAN : 9782343084510
Ce récit est écrit à la mémoire de toutes celles qui furent les victimes de l’injustice, dans les sociétés dominées par l’homme et l’ignorance.
« La vie sans amour est comme un arbre sans fleurs et sans fruits. »
Gibran Khalil Gibran
Préface
Par Timotheus Vermote
Wajih, c’est le petit monsieur qui m’attend sur la place du Grand Marché, à Louvain. Il m’a fixé rendez-vous pour que nous dînions ensemble. Je le vois au loin, avec son grand manteau, souriant à chaque passant, adressant à l’un et l’autre un hochement de tête – surprenant le Flamand qui progressait tête baissée dans un univers plus distant.
C’est l’ami qui m’accueille avec une franche accolade, complimente mon allure en m’appelant Timo. Il s’enquiert de ma santé et de celle de ma famille, me raconte en riant son dernier projet, sa plus récente invention.
C’est l’homme qui entre d’un pas assuré dans le restaurant, m’indiquant de le suivre en enlevant sa casquette. Il salue joyeusement le personnel et les autres clients. Il assortit le néerlandais et le français dans un joyeux mélange, pour négocier une meilleure table, passer sa commande, taquiner les serveuses.
Wajih, c’est le raconteur d’histoire, qui ne cesse de me faire rire, de m’instruire et de me fasciner. « Il est beau mon fils, non ? » lance-t-il en me montrant d’un signe de tête à la serveuse qui s’est approchée de la table. Elle rougit – moi aussi. Lorsqu’elle a tourné les talons, il précise : « Tu n’es pas mon fils, mais c’est plus marrant comme ça. »
C’est dans sa nature : il invente, il transforme, il retient, il répète. On parle un instant et derrière le sourire charmant se dévoilent un univers bouillonnant, une sagesse cachée, une envie de partager et d’offrir du rêve. En une fraction de seconde, au détour d’une pensée, d’une parole, d’une image – une histoire est née. Dans sa bouche ou sous sa plume
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