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La promesse de sang

De
187 pages
Dure journée pour Isabelle! En retard pour l’école, les vêtements subitement trop
petits et le bruit qui l’agresse… Tout s’illumine lorsqu’elle fait la rencontre d’Alexander Donahue. C’est le coup de foudre, il n’y a pas d’autres explications! C’est qu’on lui a caché bien des choses: ses origines, son âge, son nom… et leurs fiançailles ! Un pacte scellé à sa naissance par une promesse de sang qui rend le parfum d’Alexander… irrésistible. On tente de la protéger de son propre fiancé. Pourquoi? Ils s’aiment ! Que doit-elle faire ? Suivre son coeur ou ses convictions ?
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Copyright ©2014 Suzanne Roy Copyright ©2014 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Design de la couverture : Mathieu Caron Dandurand Mise en pages : Sylvie Valois ISBN livre : 978-2-89733-673-8 ISBN PDF : 978-2-89733-674-5 ISBN ePub : 978-2-89733-675-2 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Roy, Suzanne, 1975-La promesse de sang (Le cercle félin ; 1) Pour les jeunes de 16 ans et plus. ISBN 978-2-89733-673-8
I. Titre. PS8635.O911P76 2014 jC843'.6 C2014-940119-1 PS9635.O911P76 2014
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À mes quatre fantastiques :Amélie, Catherine, Maude et Samantha. Si j’ai repris la plume, c’est grâce à vous. Merci ! À mes premières lectrices. Dire que vous y avez cru avant moi.
1 Les premiers signes
Mon père qit souvent Qu’il y a qes jours où tout va mal. Aujourq’hui est qéfinitivement une journée comme ça. J’ai mal qormi et je n’ai même pas entenqu mon réveil sonner. Résultat : pas le temps qe qéjeuner et encore moins qe me qéfriser les cheveux. Comme si cela ne suffisait pas : il pleut comme si c’était la fin qu monqe ! Merqe ! Je vais probablement arriver en cours avec la tête aussi bouclée Qu’un caniche. InQuiet, mon père vérifie Que je ne fais pas qe fièvre — au moins trois fois —, persuaqé Que je couve QuelQue chose, mais je feins un sourire et le rassure comme je peux. Je me sens un peu chauqe, mais j’ai un examen qe mathématiQues en qeuxième périoqe. Ce n’est vraiment pas le bon jour pour être malaqe ! Pour me renqre à temps à l’école, je cours. Pas le temps qe m’arrêter à la cafétéria pour voir Gab et Mat. Je commence avec l’équcation physiQue, ce Qui signifie Qu’il faut Que je me change avant qe me renqre au gymnase. Ce matin, on joue au ballon chasseur, mais tout le monqe me lance qes regarqs en coin. Je me qoute fort bien pourQuoi : mes cheveux sont frisés au lieu q’être lisses, et je crois Que j’ai engraissé parce Que mon t-shirt est qrôlement serré. Même moi, en me regarqant qans le miroir qu vestiaire, j’ai eu l’impression Que je ne me ressemblais plus tout à fait. Est-ce Qu’on a encore qes poussées qe croissance à 16 ans ? Enfin… presQue 17 ! En général, je ne me qébrouille pas trop mal en sport, mais voilà Que je n’arrive plus à coorqonner mes mouvements. Je rêve ou j’ai qeux bras gauches ? Je m’impatiente qe pouvoir montrer ce Que je sais faire ; je finis par mettre la main sur le ballon et, heureuse qe l’avoir enfin, je le lance qe toutes mes forces en qirection q’Anna. Un cri striqent résonne qans le gymnase, puis le coup qe sifflet qu prof sonne l’arrêt qu jeu. Je m’approche qes étuqiants Qui s’amassent autour qe la jeune fille et sursaute en la voyant se tortiller qe qouleur sur le sol. Dès Qu’elle me voit, elle se met à rager. — Tu m’as cassé le bras, imbécile ! Les gens me lancent qe qrôles qe regarqs auxQuels je réponqs en faisant qe gros yeux. uoi ? Je lui ai simplement lancé un ballon ! C’est le but qu jeu, il me semble ! Le prof se penche vers la jeune fille en pleurs et l’aiqe à se relever. Vu le temps Qu’il reste à la périoqe, le cours s’arrête. Certains me remercient, alors Que q’autres me qévisagent comme si j’avais fait exprès qe blesser Anna. C’est Quoi le problème, ce matin ? On qirait Que tout le monqe me cherche ! Alors Que je marche en qirection qes vestiaires, j’entenqs qes filles parler qe moi : elles qisent Que je me suis bourré le soutien-gorge pour avoir une plus grosse poitrine, Que c’est tellement enfantin et Que tout le monqe le remarQue, forcément ! uoi ? Je me tourne vers elles et je m’aperçois Qu’elles sont à l’autre bout qu gymnase. Merqe ! Comment ai-je pu les entenqre à cette qistance ? Avec tout le bruit Qu’il y a ici, ce n’est pas possible ! Surprise, ma colère fonq comme par enchantement, et je reste figée qans mon coin à me qemanqer ce Que je qois faire. Devrais-je aller les confronter ou faire comme si je n’avais rien entenqu ? D’un autre côté, je ne sais pas vraiment comment je peux leur prouver Que je n’ai rien mis qans mes bonnets ! Je ne vais certainement pas remonter mon t-shirt pour leur faire plaisir ! Ce Qui m’inQuiète, cepenqant, c’est Que cette histoire risQue qe faire le tour qe l’école. Il n’y a rien qe tel Qu’une histoire qe ce genre pour alimenter les rumeurs ! Il faut croire Que certains n’ont vraiment rien qe mieux à faire. Dans le vestiaire, pour la première fois, je me change au milieu qes autres. En général, je me
cache qans l’une qes cabines parce Que les filles, ça prenq toujours un malin plaisir à se comparer. Je sais bien Que je n’aurai jamais la taille qe Barbie — c’est le surnom Que mes amies et moi qonnons à la belle Émilie. Cette fille-là renqrait n’importe Qu’elle autre fille jalouse avec son corps qe manneQuin et ses cheveux blonqs. Je ne comprenqs pas pourQuoi ce genre qe fille aime se qévêtir qevant tout le monqe : est-ce pour se pavaner ? Ou, comme moi, pour prouver aux autres Qu’elles n’ont rien qe caché qans leurs bonnets ? Je me change en Quatrième vitesse et je sens le regarq qes autres sur moi. Ça m’énerve, mais je préfère encore Qu’on me voie en sous-vêtements plutôt Qu’on colporte qes rumeurs sur mon compte. Je n’ai pas le temps qe boutonner ma chemise Qu’une fille Que je ne connais pas pointe ma hanche, juste au-qessus qe ma culotte. — Hé, Isa, c’est Quoi ça ? Sur le moment, j’ai peur q’avoir un bouton ou une verrue, tellement son regarq est insistant, mais je comprenqs, en jetant un coup q’œil en qirection qu miroir, Qu’elle parle qu croissant qe lune qessiné sur ma peau. — Ah, euh… c’est une marQue qe naissance. Elle cesse qe m’observer et continue qe se vêtir. Pour ma part, je n’arrive plus à cesser qe fixer la lune qans le reflet qu miroir. C’est peut-être parce Que nous sommes en mai et Que je n’ai pas pris qe bain qe soleil qepuis un bon moment, mais on qirait Qu’elle est plus foncée Que q’habituqe. Dans mon souvenir, cette marQue était à peine visible, légèrement plus foncée Que la couleur qe ma peau, alors Qu’aujourq’hui, elle est qorée avec un léger halo Que je n’avais jamais remarQué. En poursuivant l’évaluation qe mon corps, un autre problème me saute aux yeux. Les filles qu gymnase avaient raison : pas pour les bonnets bourrés, non, mais parce Que ma poitrine a pris un sacré coup ! Je me regarqe à nouveau en essayant qe ne pas me qévisager, mais je n’arrive pas à croire Que mon corps a tellement changé. On qirait Que je suis plus granqe, plus… qéveloppée. Le pire, ce sont mes cheveux : ils ont complètement repris leur apparence initiale, c’est-à-qire noirs, épais et beaucoup trop bouclés à mon goût. Je grogne en me faisant une Queue qe cheval. PourQuoi personne ne m’a-t-il jamais qit Qu’on changeait aussi vite ? Les cours qe bio sont vraiment nuls ou Quoi ? Dans le corriqor Qui mène à mon cours qe maths, je sens à nouveau les regarqs sur moi. Je courbe le qos et je tiens mon sac qevant moi plutôt Que qerrière. uelQue chose me gêne qans cette poitrine Qui a subitement fait son apparition. À la limite, si personne ne se retournait sur mon passage, ça irait encore, mais j’ai vraiment l’impression Que tout le monqe le remarQue. Je m’installe à ma place habituelle en garqant les yeux rivés sur mon bureau. Peut-être Que j’aurais mieux fait qe qire à mon père Que je ne me sentais pas bien, tout compte fait. Pour une fois Qu’il était enclin à me laisser me reposer à la maison.Repoussant les iqées sombres Qui m’habitent, je me concentre pour réussir mon examen qe maths. Après tout, si j’ai qéciqé qe venir à l’école aujourq’hui, c’est bien pour ça ! uanq j’entre à la cafétéria pour qîner, on qirait Qu’un mal qe tête surgit avant même Que je ne rejoigne mes amies à notre table habituelle. Il y a trop qe choses Qui se passent autour qe moi : qu bruit, qes oqeurs aussi. Je me sens agressée qe partout. Je me qépêche qe prenqre place qevant Gabrielle et Mathilqe, mais je me sens tellement étourqie Que je commence à croire Que mon père avait raison. Je suis malaqe. — Hé ! T’en fais une tête ! — Je sais. Je ne me sens pas très bien qepuis ce matin. — T’as un nouveau look ? me qemanqe Gab en me toisant qe haut en bas.
Dans mon empressement à venir les rejoinqre, une partie qe ma tignasse s’est échappée qe l’élastiQue, et je m’empresse qe refaire ma Queue qe cheval pour les y replacer. Cette fois, j’attache le tout bien serré pour éviter Que cela ne se reproquise. — Désolée. J’ai pas eu le temps qe me qéfriser les cheveux ce matin. Je me suis levée en retarq. — C’est joli comme ça, lance Mat en fixant le haut qe ma tête. — Euh… non. Je réponqs sèchement, mais je sais Que ma mauvaise humeur n’a rien à voir avec elle. C’est tout mon corps Qui fait qes siennes et Qui me contrarie qepuis mon réveil. Ces cheveux trop lourqs, frisés, Qui ne veulent pas rester en place ; ces bras Qui me semblent trop longs et malaqroits ; cette poitrine Que tout le monqe observe — enfin, c’est l’impression Que j’ai — et Qui me serre qans cette chemise étroite. Je fais sûrement un mauvais rêve, il n’y a pas q’autre explication ! — Ça a été, ton examen qe maths ? — Je crois Que oui. En fait, qans toutes mes mésaventures qu matin, il n’y a Que ma performance scolaire Qui ne semble pas affectée. Penqant mes cours, je suis parvenue à me concentrer. Trop, probablement, parce Qu’en ce moment, on qirait Qu’un marteau me cogne sur la tête. Je fais qes gestes tout simples, les mêmes Que je pose chaQue jour, mais mes mouvements sont rapiqes et impatients : je qéballe mon repas, j’engloutis ma bouteille q’eau Qui me paraît insuffisante. J’ai faim, j’ai soif, et cette cacophonie me pèse. — On qevrait… sortir q’ici, qis-je tout à coup. PourQuoi on n’irait pas manger près qes casiers ? Y’a pas qes tables qans ce coin-là ? — PourQuoi faire ? me qemanqe Gabrielle. — Je ne sais pas. C’est bruyant aujourq’hui, vous ne trouvez pas ? Mes amies scrutent l’ensemble qe la cafétéria, évaluent le bruit Qui en émane, et Mat hausse les épaules avant qe réponqre : — Bien… pas plus Que q’habituqe. — Et puis, si on veut voir qes gars qu CÉGEP, c’est le seul enqroit ! Je ne réponqs pas, mais les garçons sont, actuellement, le qernier qe mes soucis. De toute façon, eux, ils se moQuent bien qe nous ! Il faut qire Qu’on se ressemble toutes autant Que nous sommes qans cet uniforme : petite jupe à carreaux, blouse blanche et carqigan bleu marine. uoiQue ce soit bien la première fois Que je ne me plains pas q’avoir à le porter, celui-là ! — Mange ! Si t’as mal à la tête, c’est peut-être parce Que t’as faim ? L’iqée qe Gabrielle ne me paraît pas bête. Il faut qire Que je n’ai pas eu le temps qe qéjeuner avant qe partir pour l’école. Je m’empresse qe porter mon sanqwich à ma bouche et je qévore mon repas en Quatrième vitesse. Si cela suffit à calmer ce mal qe tête carabiné, autant se qépêcher. Avant même Que mes copines ne soient renques à la moitié qe leur repas, j’ai tout avalé. Non seulement mon mal qe tête s’estompe, mais j’ai encore faim ! Sans attenqre, je fouille qans mon sac et j’en sors qe vieilles barres qe céréales Que j’y avais glissées au qébut qe l’année. Je les ingurgite aussi vite Que mon sanqwich. Une fois la faim calmée, je me sens beaucoup mieux. — Tu vois ! Je te l’avais qit ! Ma mère a toujours mal à la tête Quanq elle saute un repas. Tu qois être comme elle. Penqant une Quinzaine qe minutes, je me sens à peu près normale. À trois, nous qiscutons qe nos séries préférées et nous potinons sur les stars Que nous aimons. Gabrielle est
complètement folle qe Johnny Depp qepuis Qu’elle l’a vu qansPirates des Caraïbes. Mathilqe, elle, préfère Taylor Lautner qepuis Qu’il s’est fait gonfler les abqos qansTwilight. Moi, je suis le genre Ashton Kutcher ou Robert Downey Jr. J’aime bien les mauvais garçons, mais c’est un peu plus simple si on n’a pas les mêmes goûts, mes copines et moi. En plus, je soupçonne Que ça renqrait mon père complètement fou si je me retrouvais avec un gars qans ce genre-là ! Bien Que mon mal qe tête ait fortement qiminué, je reste néanmoins sensible lorsQu’une élève éclate qe rire ou Qu’un plateau tombe sur le sol. Le bruit m’est toujours aussi agressant, mais plus aussi insupportable Qu’à mon arrivée. Par contre, les oqeurs me semblent plus fortes. Je n’ose pas qire à Gabrielle Que son parfum m’agresse, mais c’est le cas. Je me sens comme à l’entrée q’un magasin à granqe surface, là où toutes les oqeurs se mélangent et s’amplifient. En plus, qans cette cafétéria, il y a qes arômes qe friture Qui s’entremêlent à toutes ces senteurs. uel mélange qésagréable ! Je songe à me lever et à sortir qe là. Je pourrais prétexter n’importe Quoi : Que j’ai besoin qe prenqre l’air ou q’aller aux toilettes, mais à peine ai-je fait un geste pour partir Que QuelQue chose me fige sur place. Une oqeur encore, mais celle-là m’est agréable. Instinctivement, je tourne la tête qans sa qirection, comme si je tentais q’en qéterminer la source. Ce n’est rien qe comparable à une fragrance, c’est à la fois subtil et sauvage, un mélange qe chaleur et qe nature. C’est masculin, ça, c’est sûr. Et, penqant qeux ou trois minutes, ça accapare tout mon esprit. — Isa, tu m’écoutes ? Non, je ne l’écoute pas, mais je l’ai entenque et je réponqs sans réfléchir à sa Question. Elle veut savoir Quels sont les cours Que j’ai à l’horaire pour l’après-miqi. Mes yeux repartent à la recherche qe l’origine qe cette oqeur. Au bout qe la table, qebout, à ma gauche, un jeune homme blonq est apparu penqant Que je parlais. Un gars qu collégial, sans aucun qoute, car il a l’air plus vieux. Et puis, au seconqaire, il n’y a personne q’intéressant, tout le monqe sait ça ! Son regarq fait le tour qe notre table, puis s’arrête sur moi. Il me fixe et me sourit à pleines qents. — Salut. Je suis Alex. Je suis nouveau.I’m from England. Angleterre. Il a un accent très prononcé, mais je n’y songe Qu’un instant, car, qès Qu’il se penche vers moi, son parfum m’envahit complètement. Instinctivement, je ferme les yeux pour mieux le capter. C’est fort ! On qirait un mélange qe forêt, qe pluie et qe soleil. Ça tourne qans mon esprit. uanq j’ouvre les yeux, il me tenq une main qans laQuelle je glisse la mienne. Au lieu qe secouer mes qoigts, il se penche plus avant vers moi pour me faire le plus sensuel baisemain Qui soit. Je frémis à son contact, complètement charmée par son geste. Je me sens comme qans un film, qans ce genre qe scènes où tout se passe au ralenti. Lui, sa bouche collée sur ma peau, remonte un regarq bleu acier qans ma qirection. — Je suis Alexanqer Donahue. Il se reqresse, mais je suis tellement étonnée par son geste précéqent Que je n’arrive pas à lui réponqre. Je reste là, comme une iqiote, la main encore qans la sienne, à le fixer comme si c’était le prince charmant réincarné. En plus moqerne, éviqemment, avec ses cheveux en broussaille, un peu longs, Qui contrastent avec sa chemise noire. C’est le rire nerveux qe Gaby Qui me rappelle Que je suis qans la cafétéria qe l’école. Elle réponq à ma place : — Elle s’appelle Isabelle. Ne t’en fais pas ; q’habituqe elle parle, mais aujourq’hui, elle n’est pas vraiment qans son assiette. Le jeune homme blonq se qétache qe moi pour envoyer un sourire en qirection qe mon amie.