La revanche du lutteur masqué

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Arrivé dans un nouveau village avec sa famille, Nicolas découvre la lutte.
Ce sport est une véritable passion chez tous les habitants. En secret, il commence son entraînement et devient le Macaque masqué.
Décrochera-t-il le titre de champion de Grenonville ?
Publié le : mardi 28 octobre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782895799405
Nombre de pages : 100
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Rivard, Émilie, 1982-La revanche du lutteur masqué pour enfants de 8 ans et plus. ISBN 978-2-89579-627-5 I. Titre. PS8635.I83R48 2014 jC843’.6 PS9635.I83R48 2014
C2014-940907-9
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2014 Bibliothèque et Archives Canada, 2014 Direction éditoriale : omas Campbell, Gilda Routy Révision : Sophie Sainte-Marie Illustration de la couverture : Guillaume Plante Mise en pages : Interscript ©Bayard Canada Livres inc. 2014 Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour des activités de développement de notre entreprise.
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À Guillaume, la seule personne assezexceptionnelle pour m’intéresser à la lutte ET m’endurer au quotidien !
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Un neuvième départ !
Je referme la boîte contenant une bonne partie de mes bandes dessinées. Mon chronomètre indique que j’ai battu mon record personnel : j’ai emballé tout ce que je possède en moins de trente-huit minutes. Après neuf déménagements, je suis devenu un vrai pro ! J’avoue toutefois que je préférerais avoir un autre talent, comme celui de jongler avec des œufs. Ou celui de garder des amis plus de huit mois.
La tête de papa apparaît dans le cadre de la porte.
— Descends quelques boîtes pour aider les déménageurs, s’il te plaît, Nico.
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J’ai envie de m’asseoir sur ma pyramide de cartons et de dire à mon père que ce neuvième déménagement est de trop.
Quatre-Sommets n’est pas particulièrement un paradis, avec ses mouches même en hiver. Le pont qui relie notre rue au cœur du village est tellement vieux qu’il serait plus sécuritaire de traverser la rivière à dos de crocodile. Et mon enseignante, madame Réjeanne, ne peut même pas compter jusqu’à quarante-deux. Mais si notre prochaine destination était encore PIRE ?
Malgré tout, je soupire, je prends une première boîte, puis je descends l’escalier. Je sais très bien ce que mon père me répondrait si je lui donnais mon avis : « Quand tu seras grand, tu habiteras où tu voudras. En attendant, ne discute pas. C’est pour mon travail, ce n’est pas ma décision. »
Pourtant, des tas de biologistes comme lui travaillent dans des laboratoires plutôt que sur
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le terrain. Le jour où je le lui ai fait remarquer, il a répliqué : « Je suis certain que leurs enfants rêvent de changer de vie et de voir du pays. » Bref, je ne réussirai jamais à convaincre ce grand nomade.
— Pousse-toi ! dit ma jeune sœur. Tu bloques le chemin.
Maude me bouscule pour déposer sa boîte avant la mienne. Elle semble toujours enchantée de « changer de vie et de voir du pays », elle. Je lui lance mon plus bel air bête, en réponse à son sourire de petite peste.
Voilà que maman s’en mêle :
— Nico, souris un peu, s’il te plaît ! On dirait qu’on t’amène à l’abattoir.
Ma mère voudrait que sa famille soit heureuse trois cent soixante-huit jours par année. Je lui fais un sourire forcé. Au fond, ce n’est pas sa faute si papa est incapable de rester en place. Je la soupçonne d’ailleurs de ne pas apprécier les départs plus que moi.
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Le déménageur siffle pour attirer notre attention, puis nous indique un visiteur du menton. C’est mon ami Mathieu.
— Ça fait que… tu m’enverras un courriel quand tu auras deux minutes, Nico !
— C’est sûr.
— Ma mère dit que tu pourrais passer une ou deux semaines chez nous l’été prochain.
— Ça serait vraimentcool!
— Super. Bien… bye.
J’ai eu la même discussion avec Marco à Port-aux-Soucis et avec Florent, à Saint-Sapin. Je ne les ai jamais revus. Dans quelques heures, nous partirons sans regarder derrière, et je rebâtirai ma vie à… comment s’appelle-t-il, déjà, ce village ? Gre… machin… ville. Qui sait, peut-être que ce sera un véritable paradis sur terre, en fin de compte.
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