La rose de Pailin

De
Publié par

Publié le : dimanche 1 janvier 1995
Lecture(s) : 69
Tags :
EAN13 : 9782296306639
Nombre de pages : 78
Prix de location à la page : 0,0060€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

LA ROSE DE PAÏLIN

@

L'Harmattan, 1995

ISBN: 2-7384-3493-2

GNOK Thaém

LA ROSE DE PAÏLIN
Traduit du Khmer par Gérard Groussin

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75006 Paris

Collection Lettres Asiatiques
U.R. Anantha MURTHY, Samskana, 1985. Manik BANERJEE, Le batelier de la Padma, 1986. Hisashi INOUE, Maquillages, 1986. Pa KIN, Le rêve en mer, 1986. Cécile SAKAI, Histoire de la littérature populaire japonaise, 1987. Mao DUN, Le chemin, 1988. Bankim CHANDRA CHATTERJI, Raj Singh Ie Magnifique, 1988. Jean-Jacques TSCHUDIN, La ligue du théâtre prolétarien japonais, 1989. Mohan rakesh, premchand, mannu bhandari, upendranath ashk, jainendra kumar, Les bienheureuses, nouvelles traduites du hindi par N. BALBIR de Tugny, 1989. NAGARJUN, Une nouvelle génération, 1989. Anne SAKAI, La parole comme art, le rakugo japonais, 1992. Mannû BHANDÂRRÎ Le Festin des vautours, traduit du hindi par Balbir de Tugny, 1993. JOURNAL-GY AW MA MA LAY, La Mal-Aimée, traduit du birman par Jean-Claude Augé, et Khin Lay Myint. PHAN HUY DUONG, Un amour métèque, 1994. RIM KIN, Sophat ou les surprises du Destin, traduit du khmer par Gérard Groussin, 1994. KRING MY A TCHOU, Les femmes de lettres birmanes, 1994.

Avant-propos.
Je dédie ce travail de traduction amie Sieng Sorvathana (Nieuri) survécu à l'holocauste pour venir roses de Bagatelle. à mon qui a voir les

Fils aîné .d'un orfèvre nommé Gnok Gnâm et de son épouse Hieuk, Gnok Thaém est né à Battambang le 22 avril 1903. A dix ans, ses parents le confièrent à son grand-père, le vénérable Sân qui était bonze à la pagode Pothivieul. A la mort du vieil homme, un an plus tard, il continua ses études de la langue khmère et du bouddhisme sous la direction du chef adjoint de la pagode, Iv Toueut. Il commença son noviciat à quinze ans, étudiant le pâli et la Discipline. En 1918, il partit pour Bangkok afin de parfaire ses connaissances religieuses auprès d'un bonze cambodgien, le maître Préah Moha Yaou. Il prononça ses vœux à vingt et un ans et obtint ses diplômes de pâli en 1929. Il rentra au Cambodge en 1930 et participa aux travaux de la 7

commission de traduction de la Triple Corbeille (Tripitaka) du pâli en khmer. Il quitta les ordres en 1936 et se maria l'année suivante avec une jeune fille d'Oudong dont il eut sept garçons et quatre filles. De 1942 à 1945, il fut représentant du Secrétaire de l'Institut bouddhique. A ce titre, il participa à l'élaboration des programmes d'enseignement religieux. Après un bref séjour à Saigon où il occupa un poste de traducteur, il revint à Phnom Penh en 1946 et fut nommé professeur au lycée Sisowath tout en travaillant à l'Institut bouddhique. Lorsqu'il prit sa retraite en 1957, il devint Professeur honoraire de l'Enseignement supérieur. Un des fondateurs de l'Association des Écrivains khmers, il reçut de nombreuses distinctions au Cambodge, au Laos et au Viêt-nam dont le Dragon d'Annam. Il mourut probablement en 1975, laissant une vingtaine d'ouvrages concernant le Bouddhisme, le pâli et la littérature. Publié en 1943, " La rose de Païlin " est son roman le plus célèbre. En raison de la formation religieuse de l'auteur, c'est une œuvre profondément imprégnée des valeurs et croyances bouddhiques traditionnelles, mais elle reflète également l'état de la société cambodgienne aux alentours des années trente, une société d'où la violence n'est pas absente. Le début du récit, la mort du père, est particulièrement brillant et figure dans toutes les anthologies

dont celle de Khing Hoc Dy 1. Inscrit au programme de
l'enseignement secondaire en 1958, " La rose de Païlin " a été étudié pendant près de deux décennies par les jeunes Cambodgiens. Beaucoup, aujourd'hui adultes, en connaissent encore par cœur de longs passages et l'influence de ce roman sur l'évolution de la littérature khmère contemporaine apparaît profonde et durable.

1Khing Hoc Dy. Écrivains et expressions littéraires du Cambodge au XXème siècle, Éditions l'Harmattan. 8

Chapitre

1

A cet instant, venu de l'Orient, le Soleil, monté sur son char de cristal tiré par un millier d'étalons, contourna le mont Mérou, axe du monde, et se dirigea vers l'Occident en suivant le cercle des constellations. Lorsque le char eut tourné et fut caché par l'immense montagne, la lumière de l'astre déclina et vint le crépuscule. C'était le quinzième jour de la lune montante du douzième mois de la quatrième année d'un cycle décennal correspondant à l'an deux mille quatre cent soixante de l'ère
bouddhique I,

La lune émergea du Levant sur son divin char d'argent en répandant sur toute la terre une lumière blanche et sembla décocher un frais sourire alors qu'elle regardait du coin de l'œil le toit d'une maison située à l'ouest du marché de Svay Pao, au centre de Battambang.

11927 9

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.