La sirène de Kassa

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Ce recueil composé de six nouvelles est un cri du coeur et une alarme contre l'excision, pratique fortement implantée dans les sociétés africaines. C'est aussi une fresque entre les mondes du rêve et de la réalité où le football est roi. Une autre des nouvelles retrace la lutte de Mr Sow contre la barbarie scolaire.
Publié le : dimanche 1 juin 2014
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EAN13 : 9782336349220
Nombre de pages : 162
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LA SIRÈNE DE KASSA Nouvelles
La sirène de Kassa
Bali Banka Gnaama
LA SIRÈNE DEKASSA
Recueil de nouvelles
Illustration de couverture : Alfa Oumar Diallo
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02872-9 EAN : 978234028729
Avant-propos Encarta (2008) donne de la nouvelle, trois définitions. C’est d’abord «une communication d'un événement récent»ayant comme synonyme «l’annonce», puis comme «un événement qui vient de se passer», ensuite en littérature «un bref récit en prose». Pour J. Chevrier, un grand auteur en littérature africaine, la nouvelle est une écriture «présente en Europe dès la Renaissance,si l’on songe au Décaméron de Boccace ou à l’Heptaméron de Marguerite de Navarre pour nous limiter à ces deux exemples»et que « la nouvelle connaît son essor le plus spectaculaire au cours de la seconde moitié du XIXème siècle et elle le doit pour une large part à l’essor concomitant de la presse de grande diffusion sans laquelle elle n’aurait sans doute jamais connu une telle prolifération et un tel succèsA ». ce sujet, il soutientégalement que : «c’est en effet de grands journaux prestigieux acheminés grâce au chemin de fer jusque dans les bourgades les plus reculées que seront connues par un large public les nouvelles de Guy de Maupassant, de Luigi Pirandallo ou d’Anton Tchekhov». Il mentionne plus loin des célébrités de la nouvelle comme «Henry James, Edgar AllanPoe, Zola, Baudelaire, Alphonse Daudet, Baudelaire, Flaubert, Barbey d’Aurevilly, Marcel Arland, George Simenon et de Jean Ray ».Pour ce qui est de la nouvelle en Afrique¸ M. Borgomano dit que «la nouvelle africaine, semblable en celaà ses sœurs européennes, est en butte à un sérieux manque de considération. Etudes et manuels la dépouillent de sa spécificité en la confondant avec le roman et la sous-estiment en tant que genre dit mineur. Des critiques et même des écrivains participent à cette sous-évaluation».
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Pourtant la nouvelle a tenté beaucoup de romanciers africains reconnus. En cela, nous pouvons citer : Ousmane Sembène (Voltaïque,Véhi Ciosane et le Mandat,Niiwam etTaaw), Henri Lopes (Tribaliques), Tchicaya U Tam’Si (La mainsèche), Bernard Dadié (Les jambes du fils de Dieu), etc. De la nouvelle, des hommes de lettre ont dit : «Les potentialités de la nouvelle sont donc très étendues, sans doute, essentiellement parce que dans un récit bref tout, volontairement, n’est jamais dit, comme si le narrateur avait à cœur de ménager au lecteur un véritable espace de liberté». Jacques CHEVRIER(France)«La nouvelle estl’une des armes, la plus redoutable de l’écriture.C’est un moyen pour crier sa révolte dans un monde sans violence».  AlfaOumar DIALLO(Guinée-Conakry)«Si la brièveté des nouvelles, qui définit le genre, accroît leurs chances de publication, il est difficile de savoir ce qui en est de leur réception. Etant données les conditions économiques peu favorable à la lecture, au moins en Afrique rurale, et les préjugés qui la dévalorisent comme activité antisociale, on pourrait penser que les textes courts, moins onéreux et plus rapidement lus, auraient plus d’audience, d’autant plus qu’ils pourraient être utilisés dans l’enseignement».  MadeleineBORGOMANO(France)
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«Dans un continent où le livre est et demeure un luxe, sans doute pourrait-on imaginer une incitation à la lecture des nouvelles par une diffusion qui utilise les moyens technologiques du monde moderne? ». Claudine RICHARD(France)«Maintenant rien n’empêche, le nouvelliste africain de se placer entre tradition et modernité, d’utiliser les ressources du conte, la tonalité des légendes dans son texte». Sewanou DABLA(Togo) «La nouvelle est réputée pour son réalisme. Il est à noter cependant que l’insolite est devenu une de ses caractéristiques esthétiques fondamentales et qu’avec Kafka, Edgar Allan Poe et les écrivains latino-américains, la nouvelle a été dotée d’une nouvelle dimension: le fantastique ». Jasmina SOPOVA(France) «Lanouvelle est le lieu de communion entre l’écrivain et son lecteur».  AlfaOumar DIALLO(Guinée-Conakry)C’estidées ci-dessus énoncées quedans les s’inscrivent les argumentsqui ont motivé nos choix dans la rédaction de ce recueil de nouvelles. Puisse les éditeurs les entendre et les prendre en considération.
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