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La testamentée

De
186 pages
Que cache le manuscrit découvert par Émile, le forgeron du village ? La rumeur prétend qu'il s'agirait d'un testament écrit à la fin du Moyen-Âge. Mais Anne d'Autriche, Mazarin et le jeune Louis-Dieudonné supputent une machiavélique manipulation orchestrée par le Grand Condé, le prince de Conti et le cardinal de Retz, initiateurs de la fronde des princes. Le royaume croit à une campagne de diffamation destinée à ébranler une monarchie vacillante. L'itinéraire du parchemin est jalonné de sang et fait trembler la cour tout au long du récit.
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La testamentée
Claude RODHAIN La testamentée Roman
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12474-2 EAN : 9782343124742
DU MEME AUTEUR
Le destin bousculé,Robert Laffont, 1986.
La charité du diable, Presses de la cité, 1993.
Le fil, Les 2 encres, 2013 (premier prix du roman au concours littéraireMaestro).
Fanquenouille, un gueux à la cour de Louis XV, L’Harmattan, 2015.
Sourire amer,Masque d’Or, 2017. Claude Rodhain publie son sixième roman. AprèsLe Destin bousculé, paru aux éditions Robert Laffont — dont le succès médiatique fut exceptionnel,La Charité du diable, publié aux Presses de la cité, puisLe fil, couronné par le premier prix du roman au Concours littéraire « Maestro »,Sourire amer, aux éditions Masque d’Or (prix Scriborom) etFanquenouille, un gueux à la cour de Louis XVL’Harmattan— l’auteur nous en-traîne avecLa testamentéeune énigme palpitante et dans inattendue. Commandeur dans l’ordre national du Mérite, en recon-naissance de la nation pour son parcours professionnel et associatif au bénéfice de l’enfance maltraitée, Claude Rodhain, anciennement chargé d’enseignement à HEC et Paris VI, est aujourd’hui avocat honoraire et romancier.
« Lecteur, pour vivre bien content Lisez pour apprendre à bien vivre Et ne perdez pas votre temps À chercher les fautes d’un livre Il n’en est point de si parfait, Où vous ne puissiez reprendre Il n’en est point de si mal fait, En qui vous ne puissiez apprendre » Jean de la Rivière (1338-1365)
I. Célestin
1648. Une année froide, triste, longue comme un jour sans pain. Les averses se succèdent sans discontinuité. Fleuves et rivières s’échappent de leur lit. Le Poitou est un im-mense marécage qui dort, lisse, sans remous apparent. Seuls émergent en surplomb quelques îlots ocre et bruns. Aucun village n’a été épargné. Rien n’a mûri. Fruits et blés sont verts. Les bêtes privées de fourrage crèvent. Les moulins tournent à vide. Le froment et l’épeautre manquent. Célestin n’a cure de la disette. Né à Bordeaux d’un père artiste peintre et d’une mère enseignant le latin au collège jésuite d’Ignace de Loyola, il grandit à l’abri du besoin. Il suit les cycles complets d’humanités, étudie la rhétorique, et, pour le plus grand bonheur de ses parents, fleurit si vite au jardin de la connaissance qu’il lit parfaitement le grec et le latin. Tous les enseignants du collège d’Ignace de Loyola, y compris sa mère, appartiennent à la Compagnie de Jésus. L’établissement n’accueille pas seulement les riches, mais aussi les nécessiteux qui reçoivent en plus de leur nourri-ture intellectuelle le pain des pauvres que l’administration distribue chaque jour aux indigents.
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