La voix de la passion

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La voix de la passion naquit du croisement d'une sirène et du vol de Pégase dans les eaux du Pacifique, où les courants la bercèrent dans un nid de méduses, tel un nouveau Moïse dans son couffin en osier. Elle se régalait des histoires bibliques qui parlaient de la condition humaine et qui allaient au-delà de toute imagination. La voix aimait lire et surtout se reconnaître dans les temps passés, où elle avait été présente dans plusieurs scènes alors que des gens se présentaient à elle habillés en costume d'époques diverses.
Publié le : mercredi 1 octobre 2014
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EAN13 : 9782336358246
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La voix
de la passion
La voix de la passion naquit du croisement du chant d’une
sirène et du vol de Pégase dans les eaux du Pacifi que, où les
courants la bercèrent dans un nid de méduses, tel un nouveau
Moïse dans son couffi n en osier.
Elle se régalait des histoires bibliques qui parlaient de la
condition humaine et qui allaient au-delà de toute imagination.
La voix aimait lire et surtout se reconnaître dans les temps
passés, où elle avait été présente dans plusieurs scènes alors
que des gens se présentaient à elle habillés en costume Bella Bella Bella Clara VClara VClara Venturaenturaentura
d’époques diverses. Elle se souvenait avoir glissé comme sur
un toboggan, entre les seins nus de la marquise de Pompadour,
alors qu’elle embrassait le roi de France, perché sur des La voixLa voixLa voix chaussures à boucles avec sa perruque de travers.
Elle se surprit dans un monde plus juste baigné par ses
rêves, avec le bouleversement de l’esprit des hommes dans
le fl amboiement des couchers de soleil ou dans le déclin de la passionde la passionde la passion
crépusculaire de la nuit, avec la joie dans l’âme et un bonjour
ou un bonsoir pour le voisin.
TTTraduit de l’esparaduit de l’esparaduit de l’espagnol gnol gnol
Bella Clara Ventura est colombo-mexicaine. Romancière, par Mapar Mapar Maggggggy De Costery De Costery De Coster
poète et nouvelliste, elle est traduite en plusieurs
langues. Scénariste, productrice de longs et moyens
métrages, elle a reçu de multiples prix. En 2008, elle
est élue par l’Université Santo Tomás de Bogotá,
l’une des cinquante femmes les plus importantes de
la culture en Colombie. Le titre de Docteur honoris
causa en littérature lui a été décerné par la World
Academy of Arts and Culture (USA).
ISBN : 978-2-343-03675-5
17,50
Bella Clara Ventura
La voix de la passion














La voix de la passion












Bella Clara Ventura








La voix de la passion



Traduit de l’espagnol par Maggy De Coster










































© L'HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-03675-5
EAN : 9782343036755










À la mémoire d’Antoine Rollet,
un ange qui est entré dans mon âme.

Chapitre I
La Rencontre
« La différence entre la passion et l’amour c’est la
permanence de l’un par rapport à l’autre, répondit le poète à
la romancière soucieuse de connaître la nuance exacte entre
ces deux sentiments. »

Il savait que la frontière qui sépare ces deux sentiments
semblait ténue, aussi délicate qu’un soupir qui se nourrit des
caresses des amants. Elle sert de phare dans un scénario de
communion intime des corps, à l’instant où l’esprit et la
chair se rapprochent dans une vibration.
La nuit arriva et ils rejouèrent à l’adolescence dans une
chambre de la résidence universitaire où ils logèrent. Lui avec
ses 39 ans et son sac à dos, elle avec ses sourires de 38
printemps. Par une nuit constellée, ils s’embrassèrent comme
si c’était la dernière fois qu’ils se donnaient l’un à l’autre,
sous le regard avide de la lune, complice de leur passion.
Tout avait commencé par un après-midi de promenade dans
cette forêt suédoise, aux couleurs tendres, en faisant de leurs
heures de bavardages à cœur ouvert, une délectation.
– Tu me fascines, lui glissa-t-il à l’oreille, tout en lui câlinant
le menton avec ses grandes mains de métis, robustes comme
celles d’un travailleur de la terre, mais fines et soignées, car la
nature l’en avait doté pour composer des vers de voyageur et
non pour les souiller de boue.
9– Il y a longtemps que je n’ai pas eu un amant de ta taille,
dit-elle, d’un air admiratif.
– Tu parles de stature ou pour…
– Pour rire… et pour faire l’amour !
Ils rirent. Puis il dégrafa doucement son corsage, prit ses
seins dans ses paumes pour les caresser et tâter les courbes de
son corps, lentement comme un masseur expert sait explorer
les zones érogènes de ses clientes les plus exigeantes. Maître
en matière de conquête, il amenait la femme à un état
d’extase infinie et compensait son défaut visuel, par des
paroles suaves, que seuls savent employer ceux qui
connaissent l’art de la séduction et le maîtrisent pour en
apprivoiser les sens. C’est la meilleure façon de les enchanter,
car les femmes sont sensibles à la douceur des mots qui
communiquent avec leur âme, en apaisant la tension que
crée l’inattendu, au moment de s’offrir. « L’histoire entre par
l’oreille », selon un vieux dicton sur l’amour.
Les rayons d’une lampe dans le couloir reflétaient une lueur
blafarde qui leur permettait de se voir jouer dans les ténèbres,
sur le matelas étroit d’un lit d’étudiant. Ce dernier grinçait à
mesure qu’ils bougeaient au va-et-vient des mots de passion,
que les latinos savent facilement exprimer sans contrainte, et
de façon volcanique, pour faire de leur rencontre une
véritable explosion de feux d’artifice.
En même temps, dans la chambre voisine des gémissements
traversaient le mur….
– Non, non, par là non ! Bon sang ! Par là non, entendirent-
ils, tandis que le craquement insistant d’un mauvais lit
semblait convoquer les milices du sexe.
L’idée d’une résistance inespérée traversa comme une bombe
l’intimité de Margarita et d’Angel, crispant l’ambiance de
10détails, pendant que la petite lampe commença à être le foyer
scintillant d’une grenade d’ombres.
Surpris, les amants arrêtèrent leurs câlins pour verser dans la
curiosité et prêter attention à la scène qui se déroulait de
l’autre côté.
– Ecoute bien ce qu’ils disent ! C’est sans doute le couple de
Vénézuéliens. Leur accent les trahit, murmura Margarita.
– Que se passe-t-il ? demanda Angel, à voix basse.
« Par là non ! » puis « si tu le retires, je te tue ! », murmura
encore le mur.
– La chose devient sérieuse ! Ils sont sur le point d’assassiner
l’amour, plaisanta Margarita, en agitant sa main.
Tout à coup le silence inonda l’obscurité, comme la cloche
qui sauve le boxeur, épuisé, affalé le long des cordes.
Angel contempla son membre qui commença à grossir et à
changer de taille, comme s’il s’agissait d’une cordillère des
Andes se divisant en deux. Tremblant de frayeur et d’anxiété,
du coin de l’œil, il observait Margarita se masturber
discrètement, excitée par les mots venant de l’autre chambre,
et qui résonnaient tant dans la nuit que dans ses oreilles.
« Par là non ! Non ! Par là oui ! », entendirent-ils, plus fort.
Immédiatement d’autres mots partirent à l’attaque. « Si tu le
retires, je te tue ». C’était quelque chose d’aberrant mais qui
plaisait à leurs sens, accoutumés à l’appel de la luxure.
De nouveau « Encore par là, non, par là, non », suivi cette
fois, d’un « tais-toi, nom d’un chien ! » et du coup sec d’une
gifle. Des pleurs mêlés d’éclats de rire suivirent, comme pour
marquer le suspense d’un scénario.
Margarita et Angel s’embrassèrent, sachant que quelque
chose de cette étrange passion les éclaboussait. Intéressés par
ce qui se passait si mystérieusement à droite de leur chambre,
dans la pénombre, ils observèrent le silence pour mieux y
11prêter attention. Quelques secondes plus tard, la voix
féminine inconnue explosa dans un hurlement, ponctué par
un « Si tu le retires, je te tue », qui envahit leur espace. Phrase
qui leur plaisait, et on ne savait pas si c’était l’acceptation de
la domination d’un mâle sur une femelle comblée ou bien
l’abandon de la femme dominée et conquise par son mâle.
Tout restait une énigme.
Ils se demandaient, à voix basse, si les escapades du couple
continueraient encore longtemps, quand tout à coup régna
un silence étreignant, tandis qu’Angel lui caressait les
cheveux et qu’elle lui embrassait le cou. Leurs corps entrèrent
alors en conversation, brisant ainsi les derniers
retranchements de la chasteté, en retrouvant la chaleur du
sentiment qui les avait réunis, lors de la balade amoureuse de
l’après-midi.
Margarita Segura se teignait les cheveux pour se donner un
air plus exotique. Elle aurait voulu être plus belle qu’elle ne
l’était, et bien qu’assez petite, elle était remarquablement
bien faite. L’essentiel de sa féminité résidait dans ses seins,
semblables à de solides pyramides magiques qui exerçaient
une évidente attirance sur les mâles. Les yeux d’aucun
homme, jeune ou vieux, ne résistaient à l’appel de ses appas.
Les regards, les uns plus discrets que les autres, atterrissaient
invariablement sur sa poitrine. Au début elle en était gênée,
mais avec le temps et le goût de vouloir plaire, cela avait fini
par l’amuser et même lui procurer de la jouissance.
Elle s’habituait à produire cet effet de surprise et de plaisir
sur les autres et sur elle-même. Lorsqu’un homme ne la
regardait pas, ce qui était rare, elle s’offusquait de ne pas se
sentir léchée par la flamme lubrique d’un œil avide. Avec
Angel, c’était tout autrement, plus intime, peut-être même
plus discret.
12– Tes seins sont comme des montagnes qu’il me plaît
d’explorer avec la main et ma langue ! s’exclama joyeusement
Angel.
– Comment peuvent-ils ne pas te plaire, répondit-elle,
ironiquement ?
– Ne monte pas sur tes grands chevaux, dit-il, en lui baisant
le mamelon.
Telle une lionne en rut, elle gémit de plaisir, alors que sa
chevelure rouge bourgogne, aux reflets acajou, s’étalait sur le
torse de taureau d’Angel Hincapié.
Margarita laissa s’échapper deux mots, sans le vouloir, se
pourrait-il qu’elle ne pût contrôler ses pulsions ou qu’elle se
remémorât les moments de tendresse dans le bois. Elle lui
susurrera un je t’aime à l’oreille ; c’était plus un rappel des
caresses antérieures que l’expression de la véracité du
sentiment qui commençait à peine à effleurer son âme. Mais
ce je t’aime un peu bidon renforçait son excitation. Des mots
qui mettaient du piquant à l’amour.
– C’est ainsi que ça me plaît, répondit en sourdine, une voix
nouvelle et inconnue. Ils en furent tous les deux effrayés et ils
se regardèrent, étonnés, pour s’assurer que la voix était bien
réelle.
– As-tu dit quelque chose ? maugréa le poète, intrigué.
– Moi ? Mais non, ce n’est pas moi ! C’est toi et ne joue pas
au petit malin ! Ça ne te va vraiment pas !
– Non ! Je te promets. Ce n’est pas moi. Je dégustais
doucement tes « je t’aime ». Ce ne sont pas non plus les
voisins, parce qu’ils sont sans doute épuisés par leurs ébats,
alors ils gardent le silence.
– Ma chérie, qu’as-tu entendu ?
– Un son étrange comme celui d’une vapeur qui crachait une
voix empreinte de luxure.
13– Moi aussi ! Mais je pensais que tu me faisais une blague.
– Oui ! Et moi, je croyais que tu voulais m’effrayer, affirma
Margarita, en se blottissant contre lui.
– Allons ma belle !…Peut-être avec mon membre viril, mais
pas avec la voix et encore moins avec une voix qui ne me
paraît pas humaine, non incarnée.
De la pénombre, on entendit une voix bizarre qui semblait
venir de l’extérieur.
– Voyons ! Cessez de discuter… vous me plaisez davantage
car l’effet de votre emballante passion n’a fait que réveiller la
nature profonde de mon être.
– Mais qui es-tu ? demanda Angel, dans un surprenant élan
de courage.
– Je suis… La voix de la passion, murmura-t-elle, avec une
petite voix de séduction, comme quelqu’un qui sortait d’un
sommeil profond.
– Bon allons ! Maintenant la voix de la passion parle ! C’est
la seule chose qui lui manquait, s’exclama Margarita, sur un
ton moqueur.
Ne charrie pas... c’est quand même étrange, car la voix de la
conscience ne parle pas souvent, bien qu’elle nous morde
parfois, dans les moments de confession intime avec soi-
même.
Tandis que la voix s’éteignait, ils se blottirent l’un contre
l’autre et se turent un instant pour essayer de comprendre ce
qu’était cette voix intrusive et invisible.
Et Margarita d’éclater de rire nerveusement.
– Sans aucun doute, c’est une blague de mauvais goût. Cela
doit être celle d’un compagnon quelconque, caché sous le lit
ou derrière la fenêtre, dit Angel, pour la rassurer, en lui
posant la main sur l’épaule.
14Il alluma la lampe de chevet et prit un parapluie qui traînait
sur un meuble en bois et, tel un détective, l’utilisait en guise
de bâton ; il se pencha pour regarder sous le lit en criant.
« Ça y est ! Je t’ai eu, sale con ! »
Un frisson s’empara de Margarita qui rabattit le drap sur ses
seins en forme de poire, sur lesquels elle appliquait toujours,
avant les caresses préliminaires, une lotion aux fruits, comme
pour aromatiser les plaisirs amoureux. C’était une vieille
habitude transmise par une tante, experte en la fabrication
des potions pour attirer les hommes. Depuis l’adolescence de
sa nièce, elle s’était donné pour tâche de lui enseigner l’effet
des parfums sur le corps, y compris quelques exercices pour
raffermir son périnée et ses abdominaux. La tante Lucrecia,
héritière du savoir d’un sage chaman inca, appliquait son
savoir de sorcière blanche et de femme soucieuse de pimenter
les relations sexuelles, par des procédés exotiques.
– Tu verras, lui disait-elle en riant, que l’usage de ces
onguents produira sur les hommes des réactions
inimaginables. En t’approchant des hommes, tu apprendras
qu’ils sont esclaves de la nourriture – elle prononça le mot
nourriture avec clin d’œil prolongé. Puis d’un air coquin, elle
ajouta :
– Celle du ventre mais aussi celle du bas-ventre, mima-t-elle,
en se caressant l’abdomen de bas en haut.
Déjà, du haut de ses 15 ans, la femme-enfant qu’était
Margarita, connaissait des artifices pour attirer sur elle le
regard des garçons qu’elle convoitait. Née sous le signe du
scorpion, Margarita pensait, comme la croyance populaire
d’ailleurs, que ce signe verse les semences de la passion et de
l’éveil des sens, particulièrement chez ceux qui subissent son
influence. Par son intelligence vive, sa silhouette, son audace
et ses atouts féminins, elle était pour le sexe opposé, l’une des
15étudiantes les plus aguichantes de son école. À cet âge-là, ses
seins flottaient sous sa blouse et auguraient des promesses
sexuelles qui faisaient rêver ses camarades de classe. Leur pari
était de prouver qu’ils pouvaient lui palper les seins en guise
d’amusement ou faire semblant de trébucher à ses côtés afin
de s’accrocher à son corsage, comme pour ne pas se laisser
choir. Rusés comme ils étaient, ils inventaient n’importe
quoi pour arriver à lui frôler le buste, quitte à s’excuser, puis
à recommencer. Agacée par ce jeu, elle les tapait souvent,
pendant qu’ils s’enfuyaient en pouffant de rire. Prise au jeu,
elle en fit une arme de séduction, en découvrant ainsi sa
sexualité et son pouvoir d’attraction sur les adolescents,
inquiets et en quête d’aventures.
À l’aube de ses envolées sensuelles, un jeune Allemand d’une
belle prestance, faisant partie d’un groupe de touristes, arriva
à Cuzco, sa ville natale. Ils allaient visiter Machu Picchu et
faire la route de l’Inca. Ils avaient pour guide le père de
Margarita, un métis péruvien, parlant quatre langues, en plus
du quetchua, la langue de ses ancêtres. Il était expert en
matière de culture incaïque, pour avoir été fasciné par les
contes imagés et les légendes fantastiques qu’il apprit dès
l’enfance, en se glissant sous le poncho des guides conteurs.
Donc naturellement, devenu adulte, il affinait sa passion
pour le tourisme. Il partageait avec les touristes son
émerveillement pour la culture des Incas et recevait en retour
quelques pièces qui tintaient dans sa petite poche. Ce qui, en
fait, contribua à lui donner le goût de devenir plus tard guide
professionnel.
Les commentaires traditionnels relatifs sur les pierres de
Machu Picchu reflètent une image inculte de la civilisation
des Incas, alors que leur technique architecturale est issue
d’une grande civilisation et d’une culture d’avant-garde,
16encore applaudie de nos jours, et que personne n’a pu imiter.
Ne pas accepter cette évidence, c’est commettre une grave
injustice envers le peuple inca, doté d’une culture, d’ailleurs
très « intelligente », dans le plein sens du terme.

Le jeune Allemand donnait une dimension théâtrale à ses
commentaires relatifs à l’histoire des indigènes.
Intuitivement, il reproduisait les anecdotes à sa façon et peu
à peu, il affinait ses connaissances sur l’histoire de son peuple
et de sa culture ancestrale pour captiver l’attention des
visiteurs, ainsi, il se rendait indispensable pour les agences
touristiques, où sa présence, associée à sa grâce naturelle,
était recherchée et bien payée. Particulièrement doué, il
s’identifiait aux différents rôles des personnages de ses
anecdotes en donnant vie aux légendes de ses ancêtres, ce qui
fascinait tant son auditoire. Il jonglait avec les mots et les
gestes pour donner plus de relief aux personnages mimés face
aux décors en pierre qui enrichissaient ses scénarios.
Comédien et histrion doué, par sa gestuelle et ses mimiques,
il amusait les étrangers et entrait dans leurs âmes en ouvrant
et en fermant les yeux, stimulant un mantra de sa race sans
qu’ils s’en rendissent compte. Cela rendait cet homme, au
verbe ciselé, plus intéressant et également plus mystérieux
face aux touristes qui buvaient chacun de ses mots. En peu
de temps, il devint le guide le plus sollicité de la région où se
trouvait Machu Picchu.
Sa fille, Margarita, se réjouissait de participer à ces visites
guidées et s’enorgueillissait des histoires puisées dans son
patrimoine ancestral à la fois vivant et empreint de sagesse.
Elle admirait le talent de son père qui tissait avec intelligence
l’histoire de son peuple dans l’oreille du voyageur. Un après-
midi d’oisiveté elle rencontra Dieter, le charmant Allemand.
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