Lamordè. Roman

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Le Lamordè "profond", nom donné à toute localité du pays où les conditions de vie étaient intenables, effraie, déroute. Aucun fonctionnaire de l'État n'avait accepté de bon coeur d'effectuer cette descente aux enfers. Sinou Mougnal reçoit une affectation à Laddè pour nécessités de service. Commence alors une polémique sur les raisons de cet acte administratif sur fond de conflits d'intérêts, de crises sociales et de remous politiques.
Publié le : dimanche 5 avril 2015
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EAN13 : 9782336374826
Nombre de pages : 112
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Du même auteur :
Lamordè Roman Presses universitaires de Ouagadougou PUO Encens et myrrhe Nouvelle Presses universitaires de Ouagadougou
Blaise Compaoré, un artisan de la paix Chroniques de médiations salutaires, Essai Editions Kraal Les amants de Lerbou, éd. L’harmattan, 2014 Kalahaldi, patte de charognard, les éd. l’Harmattan, 2014
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06011-8 EAN : 9782343060118
Prologue
Dans la rue déserte, subitement plongée dans l'obscurité, un chien hurlait à mort. L'animal ne semblait pas manifestement apprécier le fait que les lampadaires se soient éteints. De telles coupures d'électricité étaient fréquentes dans la ville de Lamou, surtout pendant la saison des pluies. Les habitants, habitués à la fréquence de ces incidents, s'en étaient accommodés et plus personne n'y faisait attention. Sinou tira une bouffée de sa cigarette à moitié consommée, puis jeta ce qui était moins qu'un mégot devant lui. Le bout de cigarette incandescent s'éteignit au contact de l'asphalte de la rue mouillée. Il se racla la gorge puis resta pensif, debout sur le seuil de la porte de sa cour. Le temps était frais. Une odeur de terre humide remplissait l'atmosphère. Dans le ciel noir quelques étoiles faisaient une timide apparition après le passage des nuages. Sinou se décida à rentrer. Il ferma le portail et se dirigea vers sa maison. La lumière jaunâtre d'une lampe-tempête éclairait le salon qu'un rideau cachait des regards des passants. Une lampe-tempête. C'est ce dont il pouvait se contenter pendant tout le temps que durera la coupure d'électricité. Il s'était à peine assis dans un fauteuil que sa femme entra dans le salon. Elle venait de la chambre des enfants. Elle s'assit à ses côtés. — Tu es sûr qu'il n'y a plus autre chose à faire ? Sinou releva la tête. — Sûr ! J'ai tout tenté. Du dehors, on entendait les voitures passer. Puis le vent commença à souffler, arrachant du feuillage des arbres des gouttelettes d'eau de pluie. Une feuille morte, entraînée par le vent, fut projetée dans le salon. Le bruit
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