Langue, espace et (re)composition identitaire

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L'auteure s'intéresse à la problématique de la (re)construction identitaire à travers une analyse critique de l'évolution des oeuvres littéraires et cinématographiques beures de trois artistes d'origine franco-maghrébine. Elle montre l'impact que ces artistes ont eu sur les productions culturelles canoniques françaises et francophones à travers les années, mettant en évidence l'idée que l'identité française telle qu'on l'a connue au long des siècles a subi des transformations radicales.
Publié le : vendredi 1 mai 2015
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EAN13 : 9782336376066
Nombre de pages : 246
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Ramona MIELUSEL
Langue, espace et (re)composition identitaire dans les œuvres de Mehdi Charef, Tony Gatlif et Farid Boudjellal
Approches littéraires
Langue, espace et (re)composition identitaire dans les œuvres de Mehdi Charef, Tony Gatlif et Farid Boudjellal
Approches littéraires Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Youssef ABOUALI,Yasmina Khadra ou la recherche de la vérite,2013. Zohir EL MOSTAFA,Hommages à Driss Chraibi,2013. Mokhtar ATALLAH,Études littéraires algériennes, 2012. Sous la direction de Mokhtar ATALLAH, Le Culte du Moi dans la littérature francophone,2012. CALISTO,Lou Andreas-Salomé ou le paradoxe de l’écriture de soi,2012. Florence CHARRIER,Le Procès de l’excès chez Queneau et Bataille, 2012. Mansour DRAME,Poésie de la négritude, 2012. Mamadou Abdoulaye LY,La Théâtralité dans les romans d’André Malraux, 2012. Dominique VAL-ZIENTA, Les Misérables, l’Évangile selon “saint Hugo” ?, 2012.Yannick TORLINI,Ghérasim Luca, le poète de la voix, 2011. Camille DAMÉGO-MANDEU,Le verbe et le discours politique dansUn fusil dans la main, un poème dans la poched’Emmanuel Dongala, 2011. Agnès AGUER,L’avocat dans la littérature de l’Ancien Régime,2011. Christian SCHOENAERS, Écriture et quête de soi chez Fatou Diome, Aïssatou Diamanka-Besland, Aminata Zaaria,2011. Sandrine LETURCQ,Jacques Sternberg,Une esthétique de la terreur,2011.Yasue IKAZAKI,la narration Simone de Beauvoir, en question,2011. Bouali KOUADRI-MOSTEFAOUILectures d’Assia Djebar. Analyse , linéaire de trois romans :L’amour, la fantasia,Ombre sultane,La femme sans sépulture, 2011. Daniel MATOKOT,Le rire carnavalesque dans les romans de Sony Labou Tansi, 2011.
Ramona Mielusel
Langue, espace et (re)composition identitaire dans les œuvres de Mehdi Charef, Tony Gatlif et Farid Boudjellal
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05413-1 EAN : 9782343054131
Remerciements J’aimerais, en tout premier lieu, exprimer mon immense gratitude au Professeur Amadou Ouedraogo de University of Louisiana at Lafayette pour avoir accepté de rédiger la préface du présent ouvrage. L’attention qu’il a accordée à mon ouvrage est certainement appréciée. Je suis extrêmement reconnaissante à Regina LaBiche pour les nombreuses heures qu’elle a passées avec la mise en page de mon livre, pour sa patience et pour son dévouement à ce travail ainsi que pour son amitié et sa joie de vivre. J’adresse également mes remerciements aux personnes qui m’ont soutenue tout au long de ce travail de rédaction du livre : Gratiella Cioaca, Maroussia Ahmed, Patrick Fayard, et Jean Leclerc qui, non seulement ont écouté mes idées et ont remarqué l’évolution de ma pensée, mais qui m’ont fourni d’excellentes suggestions et des pistes à suivre dans mon travail final. En outre, je tiens à mentionner la précieuse aide de Lise Gantheret qui a lu et relu mon texte à plusieurs reprises et qui m’a donné de très bons commentaires que j’ai intégrés par la suite au présent travail. Je veux aussi exprimer ma reconnaissance à ma famille, à tous mes amis des États-Unis, du Canada et d’Europe ainsi qu’aux collègues de travail de University of Louisiana at Lafayette et d’ailleurs qui ont toujours été près de moi et qui m’ont encouragée dans la poursuite de ce grand projet. Merci beaucoup à tous pour votre soutien, ce travail n’aurait pas pu être possible sans vous tous.
PREFACE
La langue et l’espace conçus comme des facteurs interdépendants et essentiels dans le processus de la construction identitaire : voilà une thématique et une perspective qui se veulent d’une actualité éclatante. Voilà une problématique d’autant plus digne d’intérêt qu’elle nous porte au cœur des réalités qui fondent les assises identitaires de la communauté beure en France, tout en s’inscrivant dans une optique infiniment plus large. A savoir, celle qui s’applique aux multiples enjeux liés à l’articulation des rapports de l’individu à lui-même et à l’Autre ; ou encore, celle qui induit à l’exaltation de la diversité perçue comme principe et espoir d’approfondissement. Pour la thématique abordée, les auteurs et les œuvres étudiés sont d’une pertinence saisissante, à tous points de vue. L’analyse explore une multitude de contours saillants de la question identitaire telle qu’elle s’articule dans les contextes à la fois ethnique, culturel, social, politique et artistique de la génération issue de l’immigration maghrébine en France. Elle donne d’appréhender la création littéraire et cinématographique comme un acte (conscient ou inconscient) presque de portée idéologique ou militant, celui qui vise une réappropriation de la langue et de la culture françaises en vue d’une espèce de « reconquête de soi », face au vif sentiment de dépossession que suscite l’imposition d’un ensemble de valeurs et de visions dites normatives. Les œuvres de Mehdi Charef, Tony Gatlif et Farid Boudjellal, on l’aura perçu, relèvent de ce que Michel Laronde appelle une « écriture décentrée », et que l’on retrouve ailleurs sous l’appellation d’écriture migrante ou nomade. A savoir, une écriture qui se distingue par son caractère « excentrique », du fait qu’elle se situe en marge de ce qui est censé constituer la norme ou le centre. Mais, à l’évidence, une acception qu’il s’impose de dépasser ou de déconstruire, pour tenir compte de l’évolution de la dynamique qui régit les rapports entre le centre et la périphérie. L’intérêt de la réflexion que mène Ramona Mielusel réside avant tout dans la perspective du regard porté sur l’œuvre artistique beure, qui consiste à la percevoir comme un acte (délibéré ou non) de subversion, de dévoiement, sinon de résistance. C’est-à-dire, un acte qui dit la volonté de
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