Le Cartel du Senhett

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Le Cartel du Senhett peut se targuer d'être la plus puissante fédération spatiale de la galaxie. Mais sa prospérité a un coût : elle a été acquise au prix d'un ordre moral imposé d'une main de fer par des religieux qui contrôlent les individus depuis leur enfance jusqu'à leur après-vie ! Tilia Lundil en sait quelque chose. Nombre de ses ancêtres croupissent en enfer pour avoir commis divers actes de déviance. Sa rencontre avec Belen Dalnath, jeune pilote bien imprégné de la morale du Cartel, mais sensible à l'histoire et à la beauté de Tilia, va-t-elle lui donner l'occasion de remporter une revanche sur le destin de sa famille ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, ils ne sont pas seuls : des amis sont prêts à les aider. Mais à quel prix ?
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 150
EAN13 : 9782748163421
Nombre de pages : 393
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Le Cartel du Senhett
Jean-Marc Callois
Le Cartel du Senhett
SCIENCE-FICTION
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6343-5 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748163438 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-6342-7 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748163421 (livre imprimé)
JE A N- MA R CCA L L O I S
CHAPITRE1 LA GRANDE ÉCOLEC’était un grand jour pour Belen Dalnath. Il avait anticipé pendant toutes les vacances cette rentrée à l’école générale, la « grande école ». Il n’était pas fâché d’aller vivre à la ville, de pouvoir habiter au milieu des tours majestueuses qui pointaient vers le ballet incessant des spationefs, comme une invitation permanente à l’élévation vers le ciel, vers l’avenir. Les interminables champs de rochers avaient été le seul paysage à avoir bercé sa prime enfance. Il ne risquait pas de les regretter ! Même avec la végétation qui y proliférait à présent, ils auraient pu le rendre dépressif bien avant l’âge. Il était temps qu’il s’en aille vivre dans un lieu plus vivant et plus propice à son épanouissement. Et surtout, il était temps qu’il y rentre, à cette grande école dont il avait tant entendu parler, qu’il y apprenne toutes les nouvelles choses qu’il brûlait de connaître. Du haut de ses dix ans juste passés, apprendre, comprendre était l’une de ses occupations favorites, et les leçons de l’école élémentaire ne lui avaient jamais suffi. Ses parents semblaient heureux de la soif de connaissance qui animait leur second fils, même si elle
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leur paraissait parfois à la limite de la normalité. Ranas, son frère, de douze ans son aîné, avait toujours eu un caractère très différent. Discipliné, ni brillant ni paresseux, il avait franchi sans heurts ni enthousiasme démesuré chacune des étapes qui l’avaient mené à la prestigieuse école de pilotage où il étudiait. Peut-être le caractère de Belen était-il dû à l’environnement si particulier et sans cesse changeant de la colonie. Propice à stimuler la curiosité, mais aussi le désir de bouger à tout prix. Il est vrai qu’un psychologue avait décelé chez Belen une légère tendance asociale. « Un enfant doit apprendre à se canaliser le plus tôt possible, y compris en matière de recherche du savoir » avait-il dit à ses parents. Etait-ce pour cela qu’ils semblaient tenter de réfréner par tous les moyens son enthousiasme en ce matin de rentrée ? Belen les avait, comme d’habitude, abreuvés de questions sur ce qu’il allait découvrir là-bas, mais ils ne s’étaient guère montrés prolixes sur le contenu de l’enseignement de première année. A part des banalités du genre « tu seras bien sage » ou « tu nous donneras des nouvelles », ils éludaient soigneusement le sujet et ramenaient la conversation vers des sujets sans intérêt, comme le choix des espèces à implanter dans les plaines en cours d’humification ou la densification progressive du système nuageux. Enfin, Belen allait très bientôt pouvoir tout découvrir sur l’école par lui-même. Le soleil venait à peine de se lever lorsqu’ils quittèrent la maison pour rejoindre la navette. L’école était située à Yalterid, capitale de l’unique province de Dodecia, à quelques 300 km de la colonie. Belen n’y était allé qu’une fois, il y avait trois ans, lorsque son frère aîné était parti commencer ses études de pilote.
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