Le chevalier noir

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Quatre personnes décèdent pendant l'été particulièrement torride de cette année-là, dans d'étranges et mystérieuses circonstances, dans la petite ville de Sparta dans l'État du Mississippi (sud des États-Unis d'Amérique). Assisté de son adjoint Will, le lieutenant Jackson essaie de résoudre l'énigme de ces morts peu banales.
Publié le : samedi 1 septembre 2012
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EAN13 : 9782296503410
Nombre de pages : 322
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L E CHEVALIER NOIR  
 
 
 
Lettres camerounaises Collection dirigée par Gérard-Marie Messina    La collection Lettres camerounaises présente lavantage du positionnement international dune parole autochtone camerounaise miraculeusement entendue de tous, par le moyen dun dialogue dynamique entre la culture regardante  celle du Nord  et la culture regardée  celle du Sud, qui devient de plus en plus regardante. Pour une meilleure perception et une gestion plus efficace des richesses culturelles du terroir véhiculées dans un rendu littéraire propre, la collection Lettres camerounaises sintéresse particulièrement à tout ce qui relève des uvres de lesprit en matière de littérature. Il sagit de la fiction littéraire dans ses multiples formes : poésie, roman, théâtre, nouvelles, etc. Parce que la littérature se veut le reflet de lidentité des peuples, elle alimente la conception de la vision stratégique.   
Déjà parus  Berthe-Virginie TUEDJO, La nuit des grillons , 2012. Floréal Serge ADIÉMÉ, Mon prince charmant , 2012. Paul Emmanuel BASSAMA OUM, La poubelle de la discorde , 2012. Ayong EBEMOH, Le salaire du péché , 2012. Janvier YEMELE, Le paon , 2012. Soter Nah OWONA, Foyers éteints ou limpossible retour à la case natale , 2012. Maxime METOO, Le rapt impétueux , 2012.  
 
 
                             
 
L E
 C
Michel Abega         
HEVALIE
Roman
  
 
 RONRI 
 
                                      © LHarmattan, 2012 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-57656-8 EAN : 9782296576568  
 
     Une tendre pensée à ma famille pour son soutien : Ma chère épouse Catherine Désirée Edzimbi Abega, Les enfants Abega : Marie Yannick, Cédric Mary, Marie Clément Daniel Bandolo Marie Pamela Bihina.  Mes sincères remerciements à la sympathique équipe de la DRH.  Une pensée spéciale pour Sydney Poitier, le regretté Rod Steiger et les habitants de la ville de Sparta.  
SOMMAIRE
 CHAPITRE I UN ETE, DE NOS JOURS. .........................................................9 CHAPITRE II .................................................................................................... 27 CHAPITRE III ................................................................................................... 33 CHAPITRE IV................................................................................................... 43 CHAPITRE V .................................................................................................... 49 CHAPITRE VI................................................................................................... 65 CHAPITRE VII ................................................................................................. 83 CHAPITRE VIII .............................................................................................. 101 CHAPITRE IX................................................................................................. 107 CHAPITRE X .................................................................................................. 119 CHAPITRE XI................................................................................................. 141 CHAPITRE XII ............................................................................................... 163 CHAPITRE XIII .............................................................................................. 179 CHAPITRE XIV .............................................................................................. 191 CHAPITRE XV ............................................................................................... 195 CHAPITRE XVI .............................................................................................. 203 CHAPITRE XVII............................................................................................. 217 CHAPITRE XVIII ........................................................................................... 227 CHAPITRE XIX .............................................................................................. 237 CHAPITRE XX ............................................................................................... 243 CHAPITRE XXI .............................................................................................. 259 CHAPITRE XXII............................................................................................. 267 CHAPITRE XXIII ........................................................................................... 273 CHAPITRE XXIV ........................................................................................... 287 CHAPITRE XXV ............................................................................................ 293 CHAPITRE XXVI ........................................................................................... 303 EPILOGUE ...................................................................................................... 309   
 
CHAPITRE I  UN ETE, DE NOS JOURS.
Une maison de Sparta (petite ville de lEtat du Mississipi au Sud des Etats-Unis dAmérique). Vendredi le8 heures du matin.  Dans la chambre à coucher principale, debout à côté du lit où était étendu Marvin Elliot, un sexagénaire de race noire, chemise blanche, pantalon et chaussures noires lustrées assorties, le pied droit pendant hors du lit, le lieutenant de police Jackson, un vigoureux gaillard de race noire, la quarantaine, costume noir strict, crâne rasé, se tordait nerveusement les mains, visiblement contrarié et l'air soucieux. Soudain, il lâcha sèchement : -C'est le quatrième en quatre mois, ça devient inquiétant.  Son adjoint, le nommé Will, de race noire également, mais de constitution plus fine, la trentaine, veste en daim, cheveux nattés, tira dun coup sec les rideaux pour éclairer un peu plus la chambre, puis répondit : -Tout à fait, lieutenant ! ... A propos, il semble que le maire a fait un ramdam du tonnerre tout à l'heure au téléphone sur la ligne du commissariat, lorsqu'il a appris quun autre mort a été découvert.  Le lieutenant Jackson simmobilisa brusquement et reprit de sa voix toujours nerveuse : - Comment pourrait-il en être autrement ? Vous connaissez la mentalité de notre communauté : les gens commencent à perdre patience face à labsence totale de toute explication de nature à les rassurer, et le fait que les élections approchent narrange évidemment pas les affaires du maire qui, à mon avis, pense que son avenir politique peut se jouer sur ce coup-là. Il se tourna vers son adjoint. Mais dites-moi ! Avez-vous appelé le médecin légiste ?  -C'est ce que j'ai fait après avoir constaté que ce malheureux était effectivement mort.  -J'espère que son équipe et lui ne vont pas tarder à arriver, car j'ai une audience au tribunal tout à l'heure pour l'affaire Armstrong, reprit de sa voix toujours nerveuse le lieutenant Jackson.  L'adjoint Will sembla soudain  tendre loreille, et dit quelques secondes après : -Je crois qu'on vient de sonner en bas.  
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Imitant son adjoint, le lieutenant Jackson  se concentra, regarda le corps de Marvin Elliot, haussa ensuite les épaules et dit  dune voix qui traduisait toute son impuissance : -Nous ferions mieux de redescendre, car nous ne pouvons plus rien pour ce pauvre diable.  Limposant policier dont la prestance rappelait le célèbre acteur africain américain Laurence Fishburne se dirigea alors vers la femme de race noire, robe stricte grise, la cinquantaine, qui se tenait immobile à côté de la porte depuis que les deux policiers étaient entrés dans la chambre quelques minutes plus tôt. Elle tenait dans la main un mouchoir jetable blanc dont elle se tamponnait les yeux. Parvenu à son niveau, il lui demanda dune voix très calme : -C'est bien vous qui avez découvert le corps, madame ... Comment avez-vous dit encore ?   -Madame Wilson, lieutenant ! Oui, c'est effectivement moi, répondit la femme entre deux sanglots.  Le policier prit alors délicatement la femme par les épaules et lentraîna vers la porte de la chambre en disant dune voix posée, mais ferme : -Nous allons continuer notre entretien au salon, venez ! Il fit dans la foulée un signe de la tête en direction de son adjoint.  
====================  Au moment où les trois protagonistes atteignaient le salon, la sonnerie stridente de lentrée retentit de nouveau. Soutenant toujours la femme, le lieutenant Jackson  se tourna vers son adjoint et dit : - Vous voulez bien aller voir qui sonne, Will ?  - Tout de suite lieutenant, répondit le jeune policier. Il se dirigea d'un pas rapide vers la porte qu'il ouvrit. Son visage séclaira aussitôt, car il reconnut immédiatement le médecin légiste de race blanche, la soixantaine qu'encadraient deux infirmiers de race noire en blouse blanche qui portaient une civière métallique. Il sexclama : - Ah ! Cest vous, docteur Gilmore. Venez, le lieutenant Jackson vous attend au salon.  Avant dentrer dans la maison, le médecin légiste marqua un temps darrêt, aussitôt imité par les deux infirmiers. Dune voix calme, il dit en hochant la tête : - Ce cher Jackson et moi allons nous rencontrer une fois de plus dans ces circonstances qui nincitent pas à la fête !  
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