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Le chevalier noir

De
236 pages
Jessica Ralle croyait que le pire était passé. La révélation époustouflante est une sorcière; le danger terri ant des sorcières malé ques; et la perte bouleversante d’êtres chers dans un combat contre des créatures malveillantes.
La découverte de l’existence d’un monde parallèle au nôtre — le monde des sorcières — et de la possession d’extraordinaires pouvoirs, en même temps qu’elle doit faire face à de puissants ennemis, s’avèrent n’avoir été que le début.
Jessie est stupéfaite de se réveiller coincée sur une île inconnue, avec des étrangers qui sont dressés les uns contre les autres, alors que leur vie est en jeu. Mais sont-ils vraiment des étrangers? Jessie a ses doutes; nuit après nuit, elle rêve de Marc Simona, un de ses compagnons. Dans ces rêves, elle voit à travers les yeux du jeune homme. Et même si Jessie adore son petit ami, Jimmy, elle ressent un attrait magnétique pour Marc.
Lorsqu’elle comprend qu’elle n’est pas la seule sorcière sur l’île, cette tension incandescente entre Jessie et Marc atteint un degré explosif. Pour s’échapper vivante de l’île, elle devra soit sacri er Marc ou lui transférer ses propres pouvoirs exceptionnels, et se retrouver ainsi démunie — et à la merci des sorcières malé ques.
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Copyright © 2012 Christopher Pike Titre original anglais : Black Knight Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Simon & Schuster, Inc., New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelle que forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur sauf dans le cas d’un critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe Conception de la couverture : Matthieu Fortin Illustrations de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Catherine Bélisle ISBN livre : 978-2-89767-360-4 ISBN PDF : 978-2-89767-361-1 ISBN ePub : 978-2-89767-362-8 Première impression : 2016 Dépôt légal : 2016 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada Éditions AdA Inc.Diffusion 1385, boul. Lionel-Boulet Canada : Éditions AdA Inc. Varennes (Québec) J3X 1P7, CANADAFrance : D.G. Diffusion Téléphone : 450 929-0296 Z.I. des Bogues Télécopieur : 450 929-0220 31750 Escalquens — France www.ada-inc.com Téléphone : 05.61.00.09.99 info@ada-inc.com Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
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À Abir, je t’aime encore plus
PROLOGUE C haque nuit, depuis neuf nuits de suite, je rêve d’un gars que je n’ai jamais rencontré. Il fait toujours le même oulot. Il planifie et exécute le même crime ingénieux. Il se volatilise toujours à la fin de la nuit. Pire, ce n’est pas quelqu’un que j’oserve de loin. Le rêve se trouve à des années-lumière au-delà de la lucidité. S’il n’était pas aussi fascinant, je dirais qu’il s’agit d’un cauchemar. Car dans mes rêves, jesuisgars — Marc Simona, 19 ans, préposé au stationnement d’un ce célère théâtre hollywoodien. Je vois à travers ses yeux, je lis dans ses pensées. Effectivement, je sais tout ce qu’il y a à savoir sur lui. Sauf pourquoi il me hante. Je m’appelle Jessica Ralle et je suis une sorcière. J’ai déjà tout expliqué. Comment j’étais allée à Las Vegas le week-end après avoir reçu mon diplôme d’études secondaires. Que j’avais été initiée au jeu ancien de la reine rouge. Que je suis morte et que je suis revenue à la vie dans le royaume mystérieux connu sous le nom de monde des sorciers. La dernière fois, j’ai raconté mon histoire comme si elle avait eu lieu dans le passé, car c’était le cas. Mais cette fois, je dirai les choses comme elles se passent maintenant. J’ai mes raisons, et lorsque j’aurai terminé ce récit, elles seront évidentes. J’étais une sorcière depuis à peine un mois quand j’ai commencé à rêver de Marc. Au déut, je n’en ai parlé à personne. Je veux dire, je ne pouvais pas dire à mon petit ami, James Kelter, que mon inconscient était onuilé par un autre gars. Et puisque je ne pouvais même plus voir Jimmy dans le monde réel — mais seulement quand lui et moi étions éveillés ensemle dans le monde des sorciers — il était déjà assez jaloux de ce que je faisais dans l’autre moitié de ma vie. Ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance en moi. C’était juste qu’il était… eh ien, il était humain. Diale, si la situation avait été inversée, je n’aurais pas été trop heureuse. Par ailleurs, j’hésitais à me confier à ma meilleure amie, Alex Simms. Bien qu’Alex avait le potentiel génétique pour devenir une sorcière ou être « connectée », comme on le disait dans le monde des sorciers, il lui fallait tout de même passer par le rite initiatique de la mort et se faire réanimer — un processus qui déclenchait haituellement une prise de conscience de l’autre monde chez ceux qui disposaient de la onne composition génétique. Alex disait qu’elle n’avait pas peur, mais nous savions toutes les deux que c’était faux. Je ne lui en voulais pas. Je ne me serais pas portée volontaire pour mourir. Qui le ferait ? J’étais devenue une sorcière seulement parce qu’on m’y avait contrainte. Pourtant, j’espérais encore qu’un jour Alex se joigne à moi et se transforme en sorcière, et c’est pourquoi je refusais de lui parler de Marc. Je ne voulais pas lui donner une autre raison d’avoir peur. Mais pourquoi est-ce que j’hésitais à parler des rêves à mon père, je l’ignorais. Peut-être était-ce qu’il était de retour dans ma vie depuis à peine un mois quand j’ai commencé à faire ces rêves. Ou ien était-ce parce qu’il ne m’avait jamais dit avoir vécu d’expérience semlale ? Pour autant que je sache, voir à travers les yeux d’une autre personne pendant que vous dormiez n’était pas un pouvoir de sorcière « standard ». Quoi qu’il en soit, mon père m’intimidait toujours et je ne le voyais pas souvent. De plus, je ne suis pas le genre de personne qui parle de choses personnelles au téléphone. Je suis paranoïaque sur ce point. J’ai toujours l’impression que quelqu’un est en train d’écouter. Je suis donc seule avec mes rêves, seule avec Marc tous les soirs quand je ferme les yeux
et que je m’endors. Comme je l’ai dit, je sentais que j’étais à l’intérieur de lui, que j’étais effectivement lui. C’était izarre ; c’était troulant, et pourtant, il y avait aussi quelque chose de séduisant dans cette sensation. Marc. J’étais assez certaine qu’il n’était pas un sorcier, mais c’était un personnage fascinant…
CHAPITRE1 S oirée de première au Grauman’s Chinese Theatre. Déroulez le tapis rouge et préparez-vous à accueillir les hordes de belles personnes dans leurs berlines Mercedes S-Class, leurs cabriolets Jaguar, Beamers et Bentley, et une foule d’autres voitures qui valent plus que la majorité des maisons américaines. Parce qu’il était préposé au stationnement du Grauman’s — portant maintenant légalement le nom TLC Chinese Theater ; un nom que personne à Hollywood ne connaissait — la plupart des gens de son âge auraient supposé que Marc Simona aimait monter dans ces voitures. La vérité était toute autre. Il se contentait de les garer après les avoir fait rouler sur à peine 200 mètres. Il n’avait jamais fait l’expérience de leur conduite sur la grand-route, et d’ailleurs, même si on lui avait donné la chance de conduire une voiture sport le long de la côte de la Californie, il n’aurait pas été intéressé. La seule chose qui comptait pour lui, c’était le volume du coffre de ces véhicules. Ce qui était important, c’était l’espace. Cela, et le genre de bijoux que portaient les propriétaires de ces véhicules lors des événements tapis rouge — surtout les dames. Parce que Marc ne garait pas les voitures pour les pourboires. Son travail de voiturier n’était qu’un rôle qu’il jouait pour savoir dans quel coffre grimper à la fin de la soirée. La plupart des gens auraient traité Marc de voleur. Il se plaisait à se considérer comme un professionnel. De toute façon, il ratissait d’énormes sommes d’argent. Lors de son dernier voyage à New York dans le fameux Diamond District — il avait traversé le pays seul en voiture en trois jours — il avait recélé une paire de boucles d’oreilles de saphir rehaussées de diamants, et en avait obtenu 20 000 dollars en espèces. Les pierres d’un bleu tapageur représentaient chacune cinq carats, et la femme aux oreilles esseulées à laquelle il les avait piquées avait également porté un bracelet en or serti de rubis qu’il avait vendu 10 000 dollars. Il était toujours étonné de voir que la majorité des célébrités n’avaient aucun goût. Il était en quelque sorte un expert sur le sujet. Il avait constaté, de ses propres yeux, à quel point il était difficile, voire impossible, pour une certaine catégorie de femmes riches ou célèbres de résister à la tentation de se couvrir de la plus grande partie de leur boîte à bijoux lorsqu’elles assistaient à un événement tapis rouge. Pour Marc, ce groupe était facile à repérer : des vedettes féminines qui avaient dépassé la quarantaine de quelques années de trop, et dont le téléphone avait cessé de sonner ; ou bien une potiche qui avait rendu visite une fois de trop à son chirurgien plasticien pour une succion du gras qu’il aurait été préférable de faire fondre avec une diète ou de l’exercice. Pour Marc, ce groupe correspondait à une boutique de prêteurs sur gages ambulante. — Égratigne-la et tu es mort, dit sèchement un producteur en remettant les clés d’un coupé sport Mercedes noir à Marc, tandis qu’un autre préposé au stationnement aidait la femme de l’homme à sortir par la porte du passager. Marc reconnut le type — Barry Hazen, producteur délégué du long métrage de ce soir. En principe, il aurait dû être l’homme de l’heure. Pourtant, Marc savait — comme toute personne qui a vaguement quelque chose à voir avec le milieu — que Hazen n’avait aucunement travaillé sur ce film. Le gars était plein aux as. Lui et ses partenaires étaient propriétaires d’une
entreprise de production de taille moyenne. Son seul rôle consistait à signer des chèques. Il ne prenait jamais de décision concernant la création. Tout de même, grâce à son argent, il était en mesure de signer des films qu’il ne comprenait probablement même pas. Marc s’en fichait bien. Parce que même si M. Hazen avait 60 ans et des cheveux blancs comme neige et un smoking Armani, Mme Hazen était une rousse de 30 ans qui portait un collier de diamants avec une pierre centrale de la taille d’une balle de golf. La pierre était si volumineuse qu’elle avait dû commencer à se former à l’époque des dinosaures. Marc ne pouvait que rêver à la somme qu’il en obtiendrait en la mettant en gage. Marc sourit en prenant les clés de l’homme. — Soyez sans crainte, M. Hazen. Je connais un endroit secret où je peux ranger ce bijou ; où Dieu lui-même seraitincapable d’y toucher. M. Hazen hocha la tête pour montrer son approbation. — Nous partirons tard. Restez jusqu’à ce que je parte pour aller me la chercher et vous ne le regretterez pas. — Certainement, répondit Marc. Afin de pouvoir s’en prendre au couple de son choix, il restait toujours tard pour la fête qui suivait la projection d’un film. Les gens rentraient chez eux si fatigués et si ivres qu’ils se jetaient au lit dès leur arrivée à la maison. Mais peu importe le couple sur lequel son choix s’arrêterait. Pour le moment, les Hazen semblaient être une bonne cible, mais Marc savait qu’il y aurait plusieurs autres candidats avant que la nuit se termine. De plus, il devrait pointer son départ avant qu’ils reviennent pour prendre leur voiture. Pourquoi ? La réponse était simple. Il devait avoir terminé son travail pour pouvoir se dissimuler dans le coffre et rouler avec le couple jusqu’à leur maison. Marc sauta dans la voiture et se dirigea directement vers Hollywood Boulevard, sans se soucier de vérifier l’arrière, faisant le tour du pâté de maisons à toute allure. Grauman’s avait été construit il y a plusieurs décennies, à l’époque des films en noir et blanc, et son parc de stationnement pouvait accueillir seulement une fraction du trafic de voituriers. Aujourd’hui, le centre commercial voisin constituait le meilleur endroit pour ranger une Mercedes. Il y avait là une structure de stationnement à dix niveaux, et par expérience, Marc savait que le bas se vide de bonne heure. C’est l’endroit parfait ; ça lui donnait plus que suffisamment d’intimité pour poursuivre son travail lucratif. Il dissimula la voiture sport des Hazen dans un endroit qu’il réservait à ses candidats les plus prometteurs. En plus d’être physiquement isolée, la place était hors de portée de toute caméra de sécurité et était dotée d’une resserre de concierge rarement utilisée où il pouvait stocker les outils nécessaires à son métier et travailler sans se faire interrompre. Marc se dirigea rapidement dans cette resserre et verrouilla la porte derrière lui. D’une boîte cachée dans un coin sous un évier sale, il sortit un boîtier plat en acier, de cinq centimètres carrés, chargé de mastic. Séparant la clé de la Mercedes du reste des clés des Hazen, il la déposa à l’intérieur du boîtier et appuya sur la partie supérieure. La prise d’empreinte de clé était facile — mais pour le reste de l’opération, il fallait être patient et habile. Il ouvrit le boîtier et en retira la clé, puis il tendit le bras vers un tube de matière visqueuse brune et huileuse qu’on pourrait décrire comme de la « colle-plâtre ». Il serra le tube pour en déverser le contenu dans l’empreinte. Marc ne connaissait pas la composition chimique exacte de la substance, et il ne s’en souciait pas. Tout ce qui importait, c’était qu’elle sèche rapidement et solidement, et cela se produisait lorsqu’on la chauffait. C’était son seul inconvénient et la principale raison pour laquelle il n’était