Le chien noir

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A Fu'nda, dans la cour du chef Fô Tchin Maane, les sujets sont réunis autour d'un chien noir pour passer à la "Confession publique". Cette opération de délation servira de caution à une chasse à l'homme. Ce roman historique remet au goût du jour le débat sur le quasi-génocide perpétré en pays bamiléké au lendemain de l'indépendance de 1960. Véritable piège grossier, la "Confession" fut la voie pensée du crime politique étendu à toute une région, à tout un groupe ethnique.
Publié le : samedi 1 juin 2013
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EAN13 : 9782296537538
Nombre de pages : 196
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                                              L     ChLa Crssoinoeflbqi nupCau  aueunromeÀ F snac aldnud ,af he TFôr ou cduel sen ,M aahcniréunont ts ssujec nud ruotua si uror oi nenhissef noilueuiseasà r  «laon ne,tc teeto éar ». Malheureusearivres tuac ed e  dontiontiladéhoà l oToe .à union assee churett aet ou ciiF noaalel ,en tirecote st têse ,tiérd setor ou eo s.nola sed ceva réalvra e deiennals er ,artîtut en, esêt dité divres sedner sect reeenr auoseteèic iset erd onoll iaau cô  sétl edrF aecnaus au réies clonoaiue  téncotan sel ceva  atron cesstlinaioelallArt ec noversiceet vne ceva el fne  ,niln e aciré eecn etea  ealF arveent lternatioi nessieuuplboir en n Con lasetsilanihC e . lrentcoioat nes uotûd  uojrul iue ui reet a nu aorih nrotsu  ameCaunrost elendau éé ailsy  naére rtéee idocénsiua el rus taéd eier, la e rossael èi. rétien,  ndeceanl eédniiaed snon, réiune ute uoe nrtuu  àoteo ce,unith esian el tuf el sion » f« onfesei neéstul  aov eitoldue ri c udnot àeuieté éléaivÉê .u toue dre, nner trelA ,onodlea nndoe  do ned na sllAelane hitlérienne.llE e etir ed tealer a s uios « ed ra sértéer tsnasiassslati nér,»e dr suisa asantidiihcaitantec  etirno à »h« n ieaeud aà u env onduisiton ui cn  ust eaul eate .rueearvuo té dolonire e faolud aienv ,eu aut estrha ceussl ,é secilie se solde du dictatsrd  eêtet s àalF__PHODOMECAUNRO.RIOddniIHC_N-NE.rihérie-Hviins urteacs deé al ed ,selisvoi la ndreenteu ,ian rad se310/  1   1 /531
D ialogue p ostcolonial
Gilbert Doho
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La Confession publique au Cameroun
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L E C HIEN NOIR  
La Confession publique au Cameroun   
Dialogue postcolonial Collection dirigée par Gilbert Doho
 « Dialogue postcolonial » a pour ambition de servir comme espace du déploiement dun discours postcolonial émanant aussi bien de lélite indocile que du peuple frondeur den haut. Cette collection donne à voir à la présente génération aussi bien les affres du colonialisme que les refus de lobjectivation. Elle participe du refus de lenfermement, et rejette donc lisolement de lAfrique par rapport aux Amériques, du Nord par rapport au Sud, de lex-colonisateur par rapport à lex-colonisé. « Dialogue postcolonial » est une collection qui croit que cest de la confrontation que jaillit lillumination. On est soi quand on se mesure à lautre. Cest donc la jonction entre ce qui se fait sur le continent et ce qui se fait ailleurs ; entre les intellectuels du continent et de la diaspora. Cest le lieu du dialogue entre lici et lailleurs, entre lAfrique du continent et lAfrique de la diaspora.
 
   
  
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Gilbert Doho
 C HIEN NOIR  
La Confession publique au Cameroun  
 
                          
 
                              
 
© LHarmattan, 2013 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-343-00599-7 EAN : 9782343005997  
      
  
Pour mes geniteurs Douni Fotoula et Martine Maffokou  Pour tous les Fiigwong et maquisards de circonstance
SOMMAIRE
Chapitre 1 - Enfant soldat !.....................................................9 Chapitre 2 - Sodja Tsekie. ....................................................15 Chapitre 3 - Mantro ..............................................................25 Chapitre 4 - La Confession Publique....................................37 Chapitre 5 - Seita contre Damagnac. ....................................51 Chapitre 6 - Tooplaba ...........................................................67 Chapitre 7 - Tsuu Meeli! .....................................................85 Chapitre 8 - Lincendie du quartier Congo...........................93 Chapitre 9 - La Nuit de Nlohé ..............................................99 Chapitre 10 - LEvêque de tonnerre ...................................103 Chapitre 11 - Le Chien noir .............................................109 Chapitre 12 - Le serpent sous le lit .....................................123 Chapitre 13 - Muu Ha Tcho be Ngwet ...............................131 Chapitre 14 - Le deuil de Fô Tcholak. ................................141 Chapitre 15 - Les complaintes de Djokui ! .......................155 Chapitre 16 - La balançoire ................................................165 Chapitre 17 - Le bac de crottins, têtes qui fument, sexes pendus et autres............................................169 Chapitre 18 - Fiigwong.......................................................173   
Chapitre 1  Enfant soldat !
« Moi aussi, jai été enfant soldat ! » laissa éclater Kwetse dans un cri intérieur. Et quand je dis soldat, je ne parle pas de ces avortons qui peuplent les best-sellers, ces nombreux ouvrages à sensation qui parcourent la diaspora daujourdhui. Vrai de vrai, jétais enfant soldat !
Je venais déchapper à lescadron de la mort dans mon Kamerun natal. Depuis que Frances Cook, la courageuse ambassadrice des Etats-Unis nous avait sortis in extremis du chaudron, je négociai non sans une révolte, mon trait dunion. Je dis bien nous, pour dire parlementaires, indociles citoyens, vendeurs à la sauvette, benskineurs , buyam-sellam, paysans de Kolofata ; bref, tous ceux qui avaient donné et continuaient à donner des nuits blanches à notre tyranneau de président. Maintenant refugié politique au pays de lOncle Sam, je devais chaque année subir le froid mordant et me prêter aux séances insupportables de psychanalyse que me demandaient mes hôtes. Vrai de Dieu, je vous dis : quand on est traqué par la mort au bout du napalm comme des balles, quand on a le ventre creux, on est prêt à tout! Pour une bouchée de pain, je dois conter mes « Personal experiences » pour instruire mes auditeurs, friands mendiants dhistoires aussi bien personnelles
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