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Le Conquérant

De
413 pages

Il y a plus de 700 ans, durant l’ère moderne que nous avions connu, un Cataclysme a ravagé le monde par le biais de catastrophes naturelles.
Comme si cela ne suffisait pas, notre monde fût plongé sous un orage, et les survivants foudroyés par une force inconnue.
Ce qui déclencha la fin de la Technologie.
Et ce ne fut que le début.
La nature et les animaux évoluèrent pour faire place à un environnement dangereux dépassant l’imagination, nous laissant dans un nouvel âge où la chaine alimentaire, sous forme de pyramide, redevient un cycle.
Ils ne sont pas les seuls à avoir évolué.
Ceci est mon journal... Le journal d’un Conquérant.


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Le Conquérant
Un nouveau monde
D.O.C. Raguin Roman Suspendisse Edition
Illustratrice : Margaux Sourisseau
Vous en avez assez de suivre un héros qui sauve la veuve et l’orphelin ? Suivez l’ambition d’un homme qui les préfère à ses pieds.
1 Ère de la Renaissance, An 781 Ap. Ca Âge des Mecha Le 3 février Aujourd’hui, marque la fin ; j’ai bâti un Empire qui dépassa l’entendement, et établi une nouvelle ère en cachant aux yeux du monde la technologie qui nous avait jadis détruits. Pour cela, j’en ai payé le prix fort. J’ai tué d’innombrables ennemis pour arriver à mes fins, mais j’ai aussi sacrifié beaucoup d’amis. Mettant ainsi un terme à mon humanité.
Je suis devenu un monstre. Je n’ai pas de regret.
J’ai toujours pensé que cela me réconforterait d’avoir un monde à diriger comme il me plairait, mais aujourd’hui le poids de la guerre me pèse… Pour y échapper, je ne peux que vous racontez mon histoire. Je suis… j’ai été un Empereur. En vérité, j’ai abandonné mon titre il y a longtemp s. Ainsi que mon identité au moment de ce récit. Tout d’abord, j’ai été un jeune homme d’une vingtai ne d’années. Jeune, idéaliste et plein d’avenir dans le droit ; tout cela changea. Il faut que je vous raconte, depuis le tout début, mon épopée. C’est maintenant que commence mon Histoire.
Chapitre 1 : Le début du voyage
30 Avril,Ère moderne :
Apocalypse partie 1
En ce jour, étudiant à la faculté de droit de Montp ellier, j’eus une journée assez difficile : il n’y avait pas d’enseignant au moment des cours, des fous qui annonçaient la fin du monde chaque jour, ma copine qui m’avait qui tté, je m’étais battu avec des idiots, etc. Bref, une journée comme tout le monde aime !
Dès mon entrée fracassante dans mon studio, je m’affalais sur mon fauteuil. Il y avait peu de choses à dire sur mon studio. C’était un hab itat de garçon : des vêtements par terre, des feuilles de cours un peu partout, des tr aces de nourriture, des bokkens par-ci par-là, une paire de gants de boxe, une épée médiév ale non tranchante (à aiguiser), un short de sport et un katana de collection bien tran chant.
Plonger dans mes pensées, je me demandais sans cess e comment j’allais pouvoir me détendre alors que je bouillonnais de rage.
Étant la veille du 1er Mai, tous les dojos et les s alles de musculation étaient fermés.
Cependant, j’allais pouvoir retrouver mes amis à Na rbonne ce week-end afin de passer du bon temps... qu’est-ce que je me trompais !
Vous pourriez en conclure que j’avais un « corps d’ Apollon », hormis la présence de quelques bourrelets.
Donc, tandis que ma colère s’amenuisait lentement, je me souvins qu’un de mes amis m’avait donné la trilogie du « Seigneur des an neaux » en version longue sur clé USB.
J’étais un grand fan de ces films. Pas pour les hér os, mais pour les grands méchants. Surtout Sauron, avec sa prestance en armu re.
Je me déshabillai tout en branchant la clé sur ma t élé avant de me réinstaller dans mon fauteuil avec une assiette de pizza, une bière et la télécommande entre mes mains. Je crus pouvoir passer une bonne soirée, mai s durant le deuxième film, le sol se mit à trembler. Pris de panique, je me levai d’un b ond prêt à m’enfuir, même en caleçon, par la porte. Mais le séisme fut tellement violent que la lampe du plafond se décrocha, percuta ma tête et je perdis connaissance . Ce fut l’inauguration du « Nouvel Âge ».
Le lendemain, mon réveil fut à la fois rude et stim ulant. Rude, parce que ma tête sonnait comme une cloche ; et stimulant, parce qu’u ne personne eut la bonne idée de profiter du chaos pour me cambrioler. Je réussis à me lever et à reprendre mes esprits pour entendre un bruit dans la cuisine. Un homme ma squé cherchait parmi mes casseroles et mes vêtements les objets de valeur qu ’il mettait dans un énorme sac.
Mon premier réflexe fut d’attraper mon bokken qui s e trouvait près de moi. Je pus
ainsi le frapper à l’épaule. Ce geste le surprit, m ais très rapidement il se ressaisit et sortit un couteau de sa poche. Il s’élança vers moi avec dextérité, m’entailla la main, ce qui me fit perdre mon bokken. Alors qu’il allait me planter son arme, je réussis à attraper son poignet et à retourner son geste contre lui.
Ce fut la première fois de ma vie, et non la derniè re, que je tuais. Mes mains et mon torse tachés de sang, je restais paralysé pendant u ne très longue minute.
En reprenant mes esprits, je fis ce qui s’imposa : je balançai le corps par la fenêtre ! Après mon geste, je me rendis compte du chaos qui s e diffusait devant mes yeux, autrefois marrons.
Au fond de moi, je refusais d’y croire ; mais la vu e me fit tomber par terre, complètement effrayé. En quelques secondes, j’eus l e temps de comprendre que l’apocalypse commençait : les énormes fissures et l es trous béants qui se dessinaient à travers la ville libéraient des torrents et des pil iers de flammes. Là où se trouvaient des immeubles, il ne restait que des gravats. Pris de p anique, j’appelai mes parents, d’abord sur leurs portables puis sur leur fixe.
Aucune réponse !
J’essayai de contacter mes amis : même réponse...
La peur me tiraillait le ventre au point d’en vomir , m’obligeant à m’asseoir sur le sol. Pendant un temps indéterminé, je restai catatonique avant d’agir. Je me levai d’un bond puis je commençai à ramasser mes affaires quand j’e us le tournis. Je pus me retenir contre le mur, tâtant ma tête avec douleur. Un minc e filet de sang sec collait dans mes cheveux bruns.
Je sortis en trombe de la salle de bain puis je m’h abillai rapidement d’un jean, d’un t-shirt violet, d’une paire de baskets grises et d’un e veste noire à capuche. Mais au moment de sortir, j’entendis des hurlements et plus ieurs coups de feu dans le quartier, ce qui me fit hésiter. Je n’habitais pas dans un qu artier craignos, mais «prudence est mère de sûreté». Dans ces moments-là, tout le monde sait qu’au fond de soi, personne ne peut revenir à son habitat. Je pris un gros sac à dos, le remplis d’un t-shirt, des boîtes de conserve restantes, de deux bouteilles d’ eau ainsi que d’une boussole et de mon paquet de cigarettes. J’engouffrai tout ce que je pouvais, puis je sortis de mon studio. Mais, au pas de la porte, je me ravisai et pris mon épée médiévale et mon katana avec moi. Je m’attachai l’épée dans le dos, le katana sur le côté grâce aux sangles de mes bokkens avant de sortir définitiveme nt.
La première chose que je conseillerai, quand vous v oyez un lieu en plein chaos, serait de ne pas rester sur place.
Plus personne n’était dans son véhicule, les gens c ouraient partout, brandissant des objets de toutes sortes. Je vis même quelqu’un bran dir un balai...
Sans perdre de temps et sans poser de question, je me hâtai en direction de
l’autoroute pour quitter la ville. Toutefois, je me ravisai, car je n’avais pas assez de provisions pour tenir sur la route.
Je me dirigeai vers le supermarché le plus proche, tout en me cachant des racailles qui avaient trouvé des armes à feu, et je contourna i un chemin à cause des crevasses et des incendies. Arrivé au quartier suivant, je tr ouvai le supermarché complètement dévasté par les habitants. J’hésitai à cause du san g. Malgré tout, j’y entrai.
Les étalages étaient renversés et les produits étai ent écrasés ou déchirés. Mais le plus troublant, c’était que je trouvais des cadavre s encore chauds et que le bâtiment montrait des séquelles, comme une lézarde sur le so l et un bloc d’étage du dessus qui était sur le point de s’effondrer. Ne voulant pas m ’attarder à cet endroit, je me dépêchai de prendre le maximum de provisions dans les rayons complètement déserts sans me priver de prendre tous les aliments que j’aimais.
Mais je n’avais jamais de chance dans ces moments-l à. Trois hommes, armés de couteaux, m’encerclèrent entre les deux rayons.
Et merde ! crachai-je en voyant la situation. Pris au piège, je dégainai mon katana tandis qu'un homme barbu arrivait par la gauche du rayon.
. On pensait que c’était les flics !Quelle chance ! ricana-t-il avec un sourire mauvais J’analysai la situation, mais aucune échappatoire n e s’ouvrait à mes yeux.
C’est vous qui avez tué tout le monde ? Le chef des voleurs se mit à rire tel un dément.
Ouais ! Et c’était marrant ! répondit-il avec une j oie malsaine. Maintenant que c’est le chaos dehors, on peut en profiter. Ma colère de la veille s’intensifia en voyant le ma ssacre inutile.
e quelques provisions pour fuirBande d’enfoirés ! Ces gens ne voulaient que prendr la ville. Pourquoi avez-vous fait ça ?! Je serrais tellement les poings de colère que je se ntais mes ongles se planter dans ma paume.
Il se mit de nouveau à rire, suivit par ses complic es avant de continuer.
Tant de contraintes imposées par des personnes qui se permettent de nous juger, car nous sommes la classe moyenne de ce gouvernemen t. Aujourd’hui, nous avons une chance de pouvoir nous venger de tous ces êtres corrompus qui profitent de notre argent. D’ailleurs... ce n’est pas toi qui ha bites dans un des bâtiments de l’autre quartier ? Surpris, je reculai avant de me mettre en garde.
Comment sais-tu ça ?! l... Cela fait un moment que l’onChouette studio pour quelqu’un d’aussi jeune et seu
tourne près de chez toi. Il y a sûrement des objets de valeur. Je me souvins du voleur de tout à l’heure ; et le g roupe ressemblait fortement à ce dernier.
Ce mec, chez moi ? Il est de votre groupe ? Vous av ez le même style de vêtement. Le chef réfléchit un instant, puis son visage s’ill umina.
Ah oui ! Ce mec... je pensais qu’il s’était enfui v u que c’était un trouillard. Le groupe rigola, sûrement à cause de certains souv enirs. En vue de ma situation désespérée, je voulus jouer la carte de l’intimidat ion. Mon regard se fit plus sombre, puis je pris une voix sûre et agressive.
Non... Je l’ai tué. Cette dernière remarque fit perdre la prestance du chef de groupe un instant. Se ressaisissant, le chef haussa les épaules en souria nt comme si de rien n’était.
Ce n’est pas important puisque l’on va te tuer ! Les trois hommes de main se lancèrent en même temps .
Comprenant la situation extrême dans laquelle je me trouvai, j’esquivai l’unique adversaire placé derrière moi, avant de le pousser vers les deux autres. Gagnant un peu de temps, je voulus m’enfuir, mais ma blessure à la tête fit son effet et mon temps de réflexion fut plus lent. Le chef sortit un pisto let et tira sur le sol, empêchant ma fuite.
Tu es seul et tu vas mourir comme les autres ! Fatigué, je sentis la fin arriver, mais une voix grave retentit derrière le chef.
Non ! Il n’est pas seul ! Une hache vola dans les airs et se planta dans l’un des gars qui mourut sur le coup.
Tous se retournèrent pour voir arriver un pompier d ans sa tenue intégrale, son visage caché par un masque respiratoire. Profitant d’un moment d’inattention, je fonçai vers l’un d’eux, le poussant contre une étagère qui tomba sur lui, l’assommant sur le coup. Mon allié inattendu en profita lui aussi et c ourut chercher sa hache avant de la planter dans la tête de l’autre.
Nous nous retournâmes contre le chef, qui n’avait p as prévu la situation. Paniqué, il nous mit en joue, prêt à tirer.
Mais un événement étrange se produisit.
L’arme à feu commença à fondre dans sa main. Pris p ar surprise, il la lâcha avec douleur pendant que les lumières explosèrent au mêm e instant, l’aveuglant. La vive lumière le fit glisser sur des aliments éparpillés. Mon allié inconnu et moi-même nous élançâmes sur lui, profitant qu’il fut étourdi pour l’assommer pour de bon.
Nous eûmes à peine le temps de souffler que les cai sses enregistreuses explosèrent, les unes après les autres, faisant vol er les billets et les pièces dans le