LE CONTE, DAS MÄRCHEN

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Goethe accordait beaucoup d'importance à cet ouvrage de dimension modeste et sa correspondance en témoigne : à partir de 1795, date de la parution du Conte, et tout au long de sa vie, il n'aura de cesse de rappeler à ses correspondants que ce petit texte n'est ni une charade, ni une fable, mais bien une oeuvre qui, par sa symbolique et sa poésie, tend à la totalité.
Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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EAN13 : 9782296660366
Nombre de pages : 92
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LE CONTE DAS MÄRCHEN
Daniel Cohenéditeur
e Cardinales,classiques de l’AntiquitéauXIXsiècle
Cardinalesfait d’emblée enbeau:la collection s’ouvreavec Goethe, notre pro-phète ; son magnifique texte,Le Conte, paraît dans une nouvelle traduction, dueà FrançoisLabbé ; nous remonterons ensuite dans le temps:le regretté helléniste et latinisteMarcelDesportesalaissé une traduction inédite, strictement littéraire, de l’Enéide.Grâceàl’érudition de l’écrivainGianfrancoStroppini, spécialiste de Virgile, le pari — une mise sur le marché d’une nouvelle version française de l’opus magnumde la culture occidentale —aété relevé.Bientôt, plusieurs romans de la e romancièreJudithGautier, qui eut, dans le dernier quart duXIXsiècle et dans la e première décennie duXX, une notoriétéconsidérable, seront publiés.Il en sera ainsi des érudits, des romanciers, des moralistes deces vingt siècles — etau-delàmiroir d’unecondition en tous points semblableàlanôtre ; le vertige du temps n’aen rien modifié les interrogations, les espérances, les révoltes, les tourments des hommes et des femmes:Cardinalesen serale refletbien sûr, et dans une veine universaliste.Profils d’un classique, textes issus directement de lamain d’un e e grandauteur duXXou étudesconsacréesàdes écrivains éminents duXXsiècle et enfinLittératures, d’extrêmecontemporain,composent une trilogie de l’écrire chezOrizons, que parachève la collection dePeterSchnyder,Universités/Do-maine littéraire, dont lecomité de lecture prestigieux valide lavaleur scientifique etanalytique d’études sur lalittérature et surce qui s’ycorrèle.
Virgile,L’Enéide, 2009 Goethe,Le Conte, 2008
EN PRÉPARATION:
Dans lamêmecollection:
JudithGautier,Œuvres romanesque et essais, 2009
ISBN978-2-296-06364-8
©Orizons,chezLHarmattan,Paris, 2008
J.-W. von Goethe
LeConte Dasrchen
Nouvelle traductionet présentation deFrançoisLabbé
2008
Desmêmesauteurs
Sur l’œuvre deGoethe et de son traducteur,FrançoisLabbé, se reporteraux dossiers présentés sur notre site editionsorizons.com
Quelques mots
Avec le rien de mystère, indispensable, qui demeure, exprimé, quelque peu. S. Mallarmé,Quant au livre
ans une célèbre lettre à Johann Peter Eckermann du 11 D octobre1828, Johann Wolfgang von Goethe déclarait : « Mes travaux ne peuvent devenir populaires.Celui qui le croirait serait dans l’erreur. Ils ne sont pas écrits pour les masses, mais seu-lement destinés à ces quelques-uns qui veulent et qui recherchent les mêmes choses que moi, qui ont les mêmes affinités. »
Un peu comme son contemporain Stendhal qui prétendait n’écrire, à son époque, que pour leshappy few susceptibles de le comprendre ou pour les générations à venir, le créateur du fameuxWerther, auteur à succès s’il en est, ne se considère pas comme populaire ! On pourrait déceler dans cette affirmation une cer-taine coquetterie. Pour ne retenir que quelques ouvrages
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GOETHE
parus avantLe Conte: lesSouffrances du Jeune Werther,Stel-la,L’infanticide,Prométhée,Iphigénie,Le Roi des Aulnes, Le Grand-Copthe, l’épopéeHermann etDorothée,Reineke Fuchs…, tant de titres qui témoignent d’une bien réelle no-toriété... Et, s’il fallait allerjusque1828! Pourtant, il est certain que l’œuvre de Goethe n’est pastoujours« accessible »,pourn’user que d’une litote.
S’il est avéré que les sciences ésotériques l’ont toujoursatti-ré, elles prennent de l’importance particulièrement dans son œuvre tardive, à tel point qu’il est difficile de com-e prendre leWest-ÖstichenDiwan, leIIFaustouWilhelm Meistersans avoir recours à ces savoirs étranges et mysté-rieux. Le maître de Wilhelm assurera que « [...] le secret a de très grands avantages, car quand on dit à l’homme sans ambages ce qui est essentiel, il pense qu’il n’y a plus rien derrière.Certains secrets, et même s’ils étaient révélés, on doit les respecter en les voilant de silence, car ce dernier agit sur la pudeur et les bonnes mœurs. » Quand on relitLeConte, la remarque mérite qu’on s’y arrête.De telles paroles sont certes proférées longtemps après son écriture et sa publication, mais elles auraient déjà puclouer le bec aux premiers lecteurs, qui demandent à l’auteur de s’expliquer sur lesensde cet ouvrage, comme si ce n’était rien d’autre qu’une devinette semblable à ces vi-gnettes multicolores qu’il fallait naguère tourner et retour-ner dans tous les sens afin de trouver le singe caché dans l’arbre ou le chasseur perdu dans la forêt, découvrir le bon « sens », la signification naїvement ou savamment cachée !
LECONTE(DAS MÄRCHEN)
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Voiler,sansdoute,travestir même :leContenous donneune imagesibylline delaréalité; silencesur sasigni-ficationencore davantagepuisqueGoetheremettra àleur placesesinterrogateursimpénitentsavecunesorte denon-chalancenéo-platonicienne etironique : «Chacunestca-pable desentir qu’il ya encorequelque chose en profon-deur,mais on nesait quoi.»(Conversations avec Reimer)! Lesilence étaitaussilesignesous lequel s’était placéelalogel’UniondeFrancfortfondée en1741-1742en-tre autres par lemarquisLouis-Françoisdela Tierce,letra-ducteurdesConstitutions d’Andersonet l’undesinstiga-teursd’une franc-monnerie aux préoccupationséthique 1 etirénique.On y révéraitHarpocrate etTacita comme en témoignent lesdiscours,les médailleset les quelques objets de cetteloge ànous parveon y rnus ; êvaitd’uneEurope réuniesous lesauspicesdelasagessemonnique, d’une chrétientéœcuménique etd’unSaint-Empirene cherchant pasà inoder quique cesoit,quelquepays que cesoit.Le jeuneGoethe,lorsdeson séjourà Wetzlar,nepourraman-querde conntre cetteloge, L.-F.de La Tiercelogeant dailleurschez les princesde Solms, àquelques lieuesdelà, à Braunfels. LUnion,un nom qu’il nousfaudrareteniravant daller plus loindansces réflexions surLeConte.
Plusdetrente annéesavantces sages paroles, en1795,Le Contevenaitdepartre dans larevue desonamiFriedrich Schiller,Die Horen, etjàlesilence était l‘attitude de
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