Le cycle M

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Mélanie l’Acadienne débarque à Marseille, en compagnie de son amie Garence, d’origine française. Son enthousiasme lui fait oublier bien vite l’obscure malédiction familiale qui pèse sur son voyage. Ce séjour prend même une tournure initiatique lorsque se manifestent ses premières menstruations. Mais les vacances sont de courtes durées pour les deux amies : elles sont mystérieusement catapultées au Moyen Âge, et entraînées malgré elles sur les traces d’un sombre personnage.
Qui est le Maure, et que cache-t-il… ? Mais surtout : comment vont-elles retourner au 21e siècle ?
« Plonger leurs yeux innocents
dans le regard des gisants
Occis par l’épée,
tout vivants estrillés. »
Publié le : jeudi 27 octobre 2016
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EAN13 : 9782897500238
Nombre de pages : 132
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m
MARILYN BOUCHAIN Le cycle
D’OR ACADIE BOUTON
1
Tître : Le cycle M Texte : Marîlyn Bouchaîn Oeuvre en couverture : Annîe France Noël Conceptîon graphîque : Lîsa Lévesque Révîsîon : Catherîne Pîon Dîrectîon lîttéraîre : Marîe Cadîeux ISBN (papîer) 978-2-89750-022-1 ISBN (PDF) 978-2-89750-023-8 ISBN (PDF) 978-2-89750-02-5 e Dépôt légal : 4 trîmestre 2016
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Un lîvre créé en Acadîe et împrîmé au Canada 2
MARILYN BOUCHAIN
T ROMAN
BOUTON D’OR ACADIE 3
Note au lecteur: Les mots suIvIs d’un chIfre Font réFérence aux lexIques Inclus à la in du roman.
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Heîe, a jeune,checkardes ! Ta tes  scarfrotte su’ ’pancer ! —Heu ? A... Ouî, ouî ! Garence murmure au creux du bonnet de Méanîe : T’as comprîs, toî ? e regard bovîn que uî ance son amîe doît sîgnî-ier que non. Un trembement, nîveau 6 sur ’écee de Rîcter du ou rîre, aît tressauter a ine peîcue de gras qu’ee doît au régîme DQ-Deuxe auque ee a succombé depuîs son arrîvée au Canada. e bus s’arrête à a maîrîe, à où a bîce de er, quee que soît a saî-son, broute e cîment dans ’îndîférence générae. Ees sautent sur e trottoîr, du rîre peîn a gorge. —Poua a ! J’aî aîî uî dîre «Excuse me, I don’t speak English !» —Hî ! Hî ! Hî ! Ben, ça t’sert à quoî d’écouter Radîo-3 Radîo sî tu saîs toujours pas reconnaïtre du cîac !
— A ! A ! Un vraî ou rîre : ça aîsaît ongtemps !
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— Hî ! Hî ! Ça aît du bîen ! Attrapant a jeune Françaîse par e bras, Méanîe’entraïne sur e cemîn de a bîbîotèque. —Faut se âter : ça erme dans une eure. J’espère qu’on va trouver des renseîgnements assez vîte, sînon, on aura une mauvaîse note à notre devoîr de scîence..., pense-t-ee à voîx aute en poussant es portes de verre. À ’întérîeur, on est bîen : a caeur et e came ontoubîer cette in évrîer quî crace saslushsur es bottesde neîge atîguées, assène de grandes caques de roîdà caque espoîr de redoux. Dérouant es mètres d’écarpe, sedézippantse îvrant à une mue quî et n’étonne personne, ees montent à ’étage où se trouve a sectîon quî es întéresse : e rayon « Géograpîe ». À côté du rayon « Hîstoîre ». À droîte du rayon « Pérîo-dîques »... —Hé ! T’as vu ? Justîn Bîeber dît qu’î cerce e grand amour ! — Montre-moî ça ! Happées par e numéro deElle Québec, nos studîeuses éèves s’attardent sur a poto du jeune canteur. Sou-daîn, rapprocant a page de sa bouce serrée en cu-de-poue, Méanîe susurre: —Cuîs à mon cou ! Je t’attends à a bîbîotèque de Moncton ! es regards désapprobateurs ou compètement vîdesdes utîîsateurs d’ordînateurs pubîcs es rappeent à ’ordre : travaîer, tee est eur mîssîon du moment !
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Cea aît maîntenant deux ans que Méanîe etGarence se connaîssent. Deux ans qu’ees ne se quîttent pus. Méanîe ne cesse d’être amusée et surprîse par cette amîe venue d’outre-Atantîque : es mots et es expres-sîons qu’ee utîîse sembent sî amîîers et pourtant sont déconcertants, un peu comme sî ’on partaît envacances dans sa propre maîson... Quant à Garence, ee porte une proonde afectîon mêée de reconnaîssance à cee quî vînt vers ee en ce premîer jour de rentrée scoaîre. Seue, dans une écoe dont ee ne connaîs-saît nî es règes nî es occupants, dans un pays ong-temps rêvé, maîs tout à coup sî étranger, ’excîtatîon despremîers pas d’îmmîgrante avaît aît pace au désarroî,à une sensatîon de totae vunérabîîté. es armes qu’ee avaît eu tant de ma à retenîr aors uî revîennent enbordure de cîs caque oîs qu’ee y repense. MercîMéanîe, du ond du coeur, mercî...
es gros îvres quî tapîssent a tabe d’étude ont prou-vé eur utîîté : es notes sont prêtes pour demaîn etmadame Robîcaud n’a qu’à préparer son styo pour, au moîns, un 85 % ! Tout ier, e duo décîde d’aer êter ça cez Tîm. Horton’s, bîen sûr ! Hi ! One Boston cream, please. Sorry ? One Boston cream... Face à a mîne déconite de a serveuse, Garence montre du doîgt ’objet convoîté. Perpexe, ee se tourne vers sa comparse quî rîcane comme une yène.
— Où est-ce que je me suîs trompée ?
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—Nue part, c’est juste ton accent : tu prononces trop es T et es R. — Ben, îs sont à, non ? — Yep, maîs on es dît pas comme ça îcîtte !
— Ou ! J’y arrîveraî jamaîs !
— Faut t’pratîquer. Écoute :Boston cream... — Bos-tone crîîme. — Hî ! Hî ! Crîîme oucream, e tout est engoutî en moîns de temps qu’î n’en aut pour e dîre avec e bon accent ! Dans ’autobus du retour, es ies contînuent de pa-poter à tort et à travers : e sîence est, pour ees, unemaadîe de ’oreîe ! Comme es congés de prîntemps approcent, ees en vîennent à ourdîr des pans : —Tu vas aer voîr tes parents en Aberta cette année? —Non, c’est zeux quî devaîent venîr, maîs ma mère a accepté un autre contrat de cuîsînîère dans un camp d’ouvrîers du pétroe aors, ce sera pour une autre oîs...De toute açon, cuîs accoutumée à c’quî m’vîsîtent pas souvent. Depuîs qu’cuîs p’tîte, c’est ça qu’c’est. Is vouaîent m’emmener à-bas maîs mémère a dît qu’j’au-raîs une pus bee enance îcîtte et pîs qu’ça s’raît pusacîe pour zeux... C’est correct : cuîs eureuse quand îs vîennent et on s’téépone à toutes es semaînes... Et toî ? Pars-tu en France ? —Pas aux dernîères nouvees : ma mère et mon beau-père vont aîre un séjour d’un moîs en Itaîe et
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