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Julien NOEL

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Walrus 2017  - tous droits réservés

Sommaire

Résumé

Commencer l’aventure

L’auteur

Contacts

Crédits

Résumé

Pas simple de gagner honnêtement sa vie de sorcier lorsque l’on est inconnu et qu’on n’a aucune relation dans le milieu. Pourtant on dirait que c’est votre jour de chance : on vous propose un job. Certes, on est venu vous pêcher dans un bar miteux et ces gens ont l’air d’être dotés de pouvoirs bien supérieurs aux vôtres. Mais soyez lucide : c’est sans doute votre seule chance de percer dans ce métier et de vous faire une réputation. A priori, il s’agit juste de rendre un petit service — un mage, un esprit, une invocation, un enchantement, un démon peut-être. Dans tous les cas, pas de quoi fouetter un chat. Mais pourquoi faire appel à vous si la mission est si facile ?

Vous vous sentez à la hauteur ? Tant mieux, car c’est vous qui serez aux commandes de cette courte aventure dont vous êtes le héros. À vous de faire les bons choix pour ne pas ruiner définitivement vos espoirs de devenir un sorcier reconnu.

Introduction

Votre aventure commence au Pauvre Job, un troquet qui ne paie vraiment pas de mine. Ce n’en est pas moins un rendez-vous incontournable de la pègre magicienne de la ville. Vous n’êtes personne aux yeux des autres consommateurs ; ils vous ignorent donc superbement. Vous y passez pourtant régulièrement vos soirées, dans l’espoir vain de nouer quelque contact utile. Dès lors, vous êtes en mesure de reconnaître certains habitués : trois membres de la Loge, qui jouent de l’argent à un jeu de cartes dont vous ignorez les règles ; une sorcière étrangère au visage tatoué de signes bleu un peu passé, dont le nom vous est inconnu ; « Gérard le Hagard », attablé seul non loin de vous ; et le redoutable Patte-de-Bouc qui vous tourne le dos, accoudé au zinc, le nez dans un des petits carnets qui ne le quittent jamais.

Le gros chat du patron saute sur votre table avec une souplesse que sa stature ne laisse pas soupçonner. S’installant face à vous, il vous détaille d’un air franchement désintéressé. Vous notez qu’il a les yeux d’un vert intense.

> Vous tendez une main pour caresser le chat. [Allez à #24.]

> Vous vous tournez vers le Hagard et dites : « Belle soirée, n’est-ce pas ? » [Allez à #112.]

> Vous buvez en silence. [Allez à #43.]

#1

Vous vous retrouvez sur le trottoir. En colère et humilié, vous n’avez plus qu’à rentrer chez vous. Dommage, car vous venez de manquer une belle opportunité de vivre une aventure.

[Vous avez perdu : retour à l’introduction ?]

 

 

#2

Vous allez avoir besoin d’un nouveau perce-brume, afin de finir la besogne d’hier. Vous vous rendez donc dans un premier temps à l’urinoir voisin de la Basilique Saint-Martin, via lequel Patte-de-Bouc donne rendez-vous au Malais.

[Si vous disposez de la connaissance « Code du Malais », allez à #102 ;

sinon, allez à #57.]

 

 

#3

Vous attendez plus d’une demi-heure, dissimulés dans le renfoncement d’une porte. L’odeur du Malais est absolument intolérable, ce qui fait s’écouler le temps plus lentement encore. Vous finissez par être tellement à bout que vous considérez presque sérieusement la possibilité d’aller vous-même chercher ce Martin Dumont à l’intérieur. Vous vous permettez par conséquent d’émettre des doutes sur les informations du Malais.

— Es-tu bien sûr qu’il est là ? Ou peut-être qu’il y a un fumoir à l’intérieur ? Parce que, s’il est aussi accro que tu le dis, il aurait déjà dû sortir, à l’heure qu’il est...

— T’as p’t-être raison, répond votre comparse. Mais c’est pas grave : j’ai une autre idée. Viens avec moi.

[Allez à #31.]

 

 

#4

Le Malais vous jette un regard perçant, que vous osez soutenir.

— Et comment que je le sais ! Beaucoup de légendes circulent à ce sujet, mais, mon grand, la vérité est plus folle encore ! Son pied, il l’a perdu quelque part en Afrique, dans les mâchoires du crocodile géant gardien d’un temple oublié et à demi immergé dans un marais profond. Mais si tu veux mon avis, c’était un bien piètre sacrifice à faire, au regard de ce qu’il a trouvé à l’intérieur. Ce temple, il a été construit par une civilisation mystérieuse, disparue voici des millénaires. Certains disent même que c’étaient des Atlantes. Donc Patte-de-Bouc, il a trouvé dedans des secrets que tu peux même pas imaginer, et qui font aujourd’hui encore sa puissance. C’est comme s’il était désormais l’unique héritier de ces sorciers millénaires...

Incapable de dire si le Malais se moque ou non de vous, vous devez vous contenter de cette réponse pour le moins étrange. Perdu dans les pensées exotiques qu’elle fait naître en vous, vous marchez alors à sa suite en silence.

[Allez à #91.]

 

 

#5

Sans ralentir le moins du monde, Patte-de-Bouc vous décoche un regard mystérieux.

— Ça, c’est une surprise. Tu verras : ça va te plaire.

> Vous lui demandez où vous allez. [Allez à #86.]

> Vous le suivez en silence. [Allez à #83.]

 

 

#6

Patte-de-Bouc part d’un grand rire de gorge, un peu rauque. Associé à sa physionomie étrange, il lui donne des airs d’automate ou de pantin diabolique. Malgré vous, vous sentez quelques poils se dresser sur votre échine.

— Pourquoi il y a du pain dans la chiotte ? Hé bien, notre ami le Malais appartient non pas à une, mais à deux espèces en voie de disparition : d’une part c’est un féticheur — le meilleur de la ville ! — et d’autre part c’est un soupeur. Un croûtenard quoi. Comme le charcutier de la rue des Archives dont parle Céline dans Mort à crédit... Faut que je te fasse un dessin ?

> Gêné, vous secouez la tête en silence et emboitez le pas à Patte-de-Bouc qui se remet en marche. [Allez à #75.]

> Vous préférez changer de sujet et demandez plus d’informations sur ce code. [Allez à #79.]

 

 

#7

Vous demandez au Malais de vous attendre deux minutes et vous mettez à fouiller parmi les déchets amassés sur le trottoir, contre le cadre vide de ce qui fut jadis une poubelle publique. Après quelques instants, vous en extirpez triomphalement une vieille chaise dont un pied est brisé. En la frappant violemment contre le trottoir et une façade avoisinante, vous parvenez à en détacher un autre d’un seul tenant, qui constitue une matraque acceptable. Ça fera bien l’affaire.

[Vous obtenez l’objet « Pied de chaise ».]

[Allez à #42.]

 

 

#8

Patte-de-Bouc vous fait signe de le suivre et vous vous éloignez à contrecœur du démon lubrique. Celui-ci semble avoir reporté sa libido sur la rampe en fer de l’escalier et vous adresse comme un « au revoir » de la patte, du milieu de la première volée de marches où il s’est perché. Vous en contractez la mâchoire de rage, ce que remarque votre compagnon.

— T’en fais pas, on va t’armer sans délai. C’est pour ça que j’ai fixé rendez-vous au Malais.

Vous vous mettez en marche pour le rejoindre. Après avoir cheminé quelques instants sans un mot, Patte-de-Bouc rompt soudain le silence et entame d’étonnantes confidences, comme si la rencontre du lapin intangible faisait remonter en lui des souvenirs enfouis.

— Quand j’avais ton âge, y avait une cave, en ville, où errait un spectre assez costaud. Tous les vendredis, son proprio en ouvrait les portes ; on se peignait alors des sorts sur les poings et on allait le boxer. C’était à celui qui mettait au point le meilleur perce-brume — ou à celui qui encaissait le mieux les coups ! Nous autres, on prenait des paris. Et cet esprit, c’était un dur ! Il avait de ces bras... Immenses. Et quelle fureur ! On était obligé de l’enfermer dans un cercle de sel pour pas qu’y s’attaque au public. Du coup, il avait nulle part où aller et devenait si furax qu’il refaisait carrément le portrait du gars qu’avait accepté de le combattre. On le donnait rarement gagnant ; il valait mieux miser sur le spectre. Mais y avait tout de même des jeunes fous pour essayer. C’était comme un rite de passage : on se faisait casser la gueule un soir et on gagnait un peu de respect pour les quelques semaines suivantes. Moi-même, j’y suis entré, dans ce cercle de sel. Bien sûr, j’avais deux pieds, à l’époque...

Vous tendez l’oreille avec attention, car il est rare que votre terrible guide se livre ainsi, et plus rare encore qu’il évoque son handicap — un sujet des plus sensibles. Vous espérez en apprendre plus, et même peut-être savoir enfin le fond de l’histoire, quant à cette blessure sur laquelle les rumeurs les plus folles circulent. Vous arrivez cependant à la petite place où se dresse l’Opéra Royal, et votre compère conclut soudain son soliloque.

— Et puis, comme toutes les bonnes choses, ces combats ont pris fin. Ça attirait trop de monde, et pas que des nôtres : des étudiants, des curieux... C’est devenu un risque pour la communauté, alors la Loge a fait fermer la cave et exorciser le spectre. Dommage...

Dommage, oui. Il semble que vous n’en saurez pas plus, ce soir, sur le sujet.

[Allez à #114.]

 

 

#9

Le lapin spectral finit par apparaître. Il était temps : vous commenciez à craindre qu’il soit allé roder ailleurs, cette nuit. Il reste cependant à quelques pas de vous, visiblement méfiant. Sans doute se souvient-il du traitement musclé que vous lui avez infligé hier... Vous vous lancez dès lors à sa poursuite dans l’escalier et parvenez à l’atteindre d’un premier coup dès le haut de la première volée de marches.

[Si vous disposez de la « Batte de baseball perce-brume », du « Démonte-pneu enchanté, marqué d’un heptacle » ou du...