//img.uscri.be/pth/0daf6bd361c33cbab47f331fabb028a938d6b76c
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Le déshonneur de la lady

De
164 pages
DUne dame n’est rien sans sa réputation. Rejetée et humiliée par son ancien fiancé, lady Abigail Lacey est la risée de Londres. Pire encore, l’humiliation se reflète à présent fortement sur sa famille. Son frère, le duc de Manchester, est au désespoir… jusqu’à ce qu’il trouve une façon de sauver l’honneur entaché de sa soeur et la soutirer au regard désapprobateur de la société.
Il doit la marier rapidement.
Quand le pasteur Joseph Fox va visiter les Lacey, il n’avait certainement pas envisagé de partir fiancé à une amie de famille! Pourtant, même s’il n’aurait jamais cru pouvoir aspirer à sa main, lady Abigail lui avait toujours inspiré un désir interdit. Toutefois, Abigail émet une condition: leur mariage doit être dénué de passion et de plaisirs physiques une fois qu’elle tombera enceinte. Confronté à une union platonique de convenance, Joseph est déterminé à plonger dans une aventure sensuelle visant un seul but : séduire sa nouvelle épouse…
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Copyright © 2014 Callie Hutton Titre original anglais : The Lady’s Disgrace Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec l’accord de Entangled Publishing, LLC. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les incidents sont le produit de l’imagination de l’auteure ou sont utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des événements, des lieux réels ou des personnes réelles, vivantes ou décédées, est fortuite. Éditeur : François Doucet Traduction : Lynda Leith Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Montage de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Heidi Stryker Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89767-717-6 ISBN PDF numérique 978-2-89767-718-3 ISBN ePub 978-2-89767-719-0 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du QuébecProgramme de crédit d’impôt pour l’édition de livresGestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Hutton, Callie
[Baron’s betrayal. Français]
Le déshonneur de la lady
(Les mésaventures nuptiales ; 3)
Traduction de : The baron’s betrayal.
ISBN 978-2-89767-717-6
I. Leith, Lynda. II. Titre. III. Titre : Baron’s betrayal. Français. IV. Collection : Hutton, Callie.
Mésaventures nuptiales ; 3.
PS3608.U872B3714 2017 813’.6 C2016-942470-7
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Aux nouveaux mariés Scott et Jessica, qui, lorsque j’écrivais ceci, attendaient la naissance de leurs jumeaux.
Chapitre 1
Mai 1815 Londres Lady Abigail Lacey soupira et roula sur le dos, fix ant le ciel de lit au-dessus d’elle. Elle en avait assez de se sentir perdue. Elle était lass e de s’apitoyer sur son sort ; fatiguée de détester son ancien fiancé, Darius, le comte de Redgrave, et la femme avec qui il s’était enfui pour l’épouser deux semaines plus tôt . Mais, plus que tout, elle en avait assez de la prison à laquelle elle s’était elle-mêm e condamnée. Comment Marion avait-elle pu endurer cela pendant deux ans alors qu’elle pleurait son mari ? Elle-même était une personne bien trop énergique po ur passer ses jours dans l’ennui. Au cours des deux semaines passées, elle a vait traversé toutes les étapes du chagrin, de la rage et de la dépression. La peine d e cœur l’accompagnerait encore pendant un long temps, mais à présent, elle voulait seulement poursuivre sa vie. Sauf qu’il n’y avait pas de vie à reprendre. Ses sœurs a vaient cessé de passer la voir et de la tenir au courant de la parodie qu’était devenue sa réputation. Elles ne le faisaient pas pour la torturer, elles l ’aimaient trop. Cependant, Abigail avait insisté pour qu’elles lui racontent tout ce q ue le ton disait à propos de sa disgrâce. Elle souffla par les narines. Sa disgrâce ? Elle n’ avait rien fait de mal, sauf de choisir un goujat sans valeur comme fiancé. Apparemment, le ton était envahi de jalousie à l’ég ard des filles Lacey. Que l’une d’elles soit tombée si bas au point que son fiancé déguerpisse avec une autre femme en l’abandonnant pratiquement au pied de l’autel ét ait vraiment trop. Les dames qui avaient considéré la richesse, la beauté et le succ ès de la famille avec envie trouvaient à présent drôle de s’amuser aux dépens de l’une d’e lles. Il faudrait un très long moment avant que cet on-dit ne soit éclipsé. Penser au mufle au centre de ce gâchis transforma e ncore une fois son apathie en douleur. Elle essuya une larme solitaire qui roula sur sa joue. Jamais elle n’aurait cru que l’homme qu’elle avait aimé, en fait, qu’elle av ait attendu toute sa vie, la trahirait de cette façon. Bien, une chose était sûre. Si elle pouvait inciter un homme de valeur à lui demander sa main dans le futur, elle sauterait sur l’occasio n et elle n’attendrait plus l’amour — elle n’en voudrait plus. Plus question d’attendre l’appa rition de l’homme idéal qui la charmerait. Elle avait déjà été charmée, et on l’av ait laissée choir ignominieusement sur les fesses. « Merci, non. » Peut-être qu’un boutiquier ou un ramoneur acceptera it de libérer son frère du fardeau qu’elle était pour lui — s’il le payait suffisammen t. Elle roula sur le ventre et releva sa tête avec ses mains en soupirant encore une fois pa rce qu’elle recommençait à
s’apitoyer sur elle-même. En tous les cas, si quelq u’un voulait d’elle, elle insisterait sur un mariage platonique. Non, cela ne fonctionnerait pas. Si elle ne pouvait pas avoir un mariage d’amour, elle aurait au moins un foyer à elle et des enfants. Mal heureusement, des rejetons naissaient seulement si l’on permettait à son mari de venir dans son lit. Elle allait devoir réfléchir plus soigneusement à cela. Sauf que, avec la réputation en miettes qui était la sienne en ce moment, elle doutait de toute façon qu e des offres intéressantes se présentent. De retour aux boutiquiers et aux ramone urs. Peut-être un coureur de Bow Street ou un aubergiste. Agitée, elle roula à nouveau sur le dos. Il y avait toujours l’an prochain. À ce moment-là, son scandale aura été remplacé par autre chose de plus excitant. C’est-à-dire, avec de la chance. Le ton avait la mémoire lo ngue.
***
Le duc de Manchester fit claquer sa paume sur la ta ble de travail, faisant sursauter sa femme et sa mère. — Je n’accepterai pas cela ! Je refuse de laisser u ne autre sœur s’enfermer dans sa chambre. Nous avons toléré ces inepties pendant deu x ans avec Marion, et je ne permettrai pas que la même situation se reproduise avec Abigail. — Drake, chéri, calmez-vous. Je vous en prie. Sa femme, Penelope, frotta doucement le dos du nourrisson qu’elle tenait tout contre sa poitrine. — Vous allez perturber le bébé. Drake poussa un énorme soupir et se laissa tomber d ans son siège en faisant courir ses doigts dans sa chevelure. — Désolé, mon amour. Mais cela fait deux semaines. — Deux semaines de chagrin et d’humiliation pour vo tre sœur, lui fit remarquer la duchesse douairière de Manchester. — Maudit soit ce Redgrave. Il ferait mieux de ne pa s revenir de Gretna Green avec sa nouvelleépousece qu’il a fait à, sinon je vais devoir le réduire en bouillie pour Abigail. Que devons-nous faire ? Sa réputation est ruinée. Elle ne recevra plus jamais une autre offre convenable. Il se tourna, sa mâchoire se contractant. — Elle est devenue la risée du ton. — Je suis certaine que ce n’est pas si pire que cel a. Les lèvres de sa mère se pressèrent, et sa contenan ce tendue démentit ses paroles. — Oui, mère. C’est aussi mauvais que cela. Abigail n’a pas reçu le moindre visiteur décent depuis que Redgrave s’est éclipsé. Si un seu l coureur de dot de plus se présente à ma porte, je vais personnellement le pre ndre par la peau du cou et le lancer en bas des marches. Il repoussa sa chaise en arrière et commença à arpe nter la pièce, l’estomac noué devant ce plus récent problème, encore une fois ave c une autre des sœurs sous sa responsabilité.
Le soulagement qu’au moins l’une d’entre elles se d irige vers l’autel avait été éphémère. Fiancée une minute, abandonnée la minute suivante. — Apparemment, le mot s’est propagé dans les cercle s les plus distingués que la seule chose qu’Abigail a à offrir à un homme est sa dot. Enfer et damnation, la fille n’a rien fait de mal ! Et maintenant, Sybil et Sarah me disent qu’elles commencent à remarquer une baisse notable dans le nombre de visi teurs qu’elles reçoivent. Mary aussi. — Bien, il n’y a qu’une chose à faire. Et nous savo ns tous ce que c’est, dit sa mère. Nous devons marier Abigail et la sortir de Londres. — Madame, n’étiez-vous pas partie prenante quandvotre fillea refusé une demande après l’autre au cours des trois dernières saisons ? Avez-vous oublié les nombreuses discussions à la table du dîner lorsqu’elle discour ait poétiquement sur le fait d’attendre le mariage d’amour ? Et où, par le ciel, dois-je tr ouver ce parangon : un homme qui ne se soucie pas de sa situation embarrassante, ne s’i ntéresse pas seulement à son argent et la rendra sinon heureuse, du moins satisfaite ? Drake s’affaissa sur sa chaise, et Penelope embrass a le dessus de son crâne. — Chéri, vous vous mettez dans tous vos états. Tout finira par s’arranger. Vous et moi avons un mariage d’amour. Pourquoi vos sœurs ne devraient-elles pas espérer la même chose ? Je vais amener Robert à l’étage. Ensui te, j’organiserai le thé. Nous pourrions en discuter à ce moment-là, d’une façon c alme. Le regard de Drake suivit le doux balancement des h anches de sa femme tandis qu’elle sortait de la pièce, ses lèvres remuant qua nd elle se cogna un genou sur la table près de la porte. — Je ne comprends pas pourquoi tout le monde ne ces se de déplacer les meubles, marmonna-t-elle alors qu’elle passait la porte en h âte, serrant bien fort son précieux paquet. Sa mère et lui se sourirent. La maladresse de Penel ope était légendaire, dans la famille. — Est-ce si révoltant qu’Abigail veuille pour elle- même ce que vous avez avec Penelope ? lui demanda doucement sa mère. — Elle a juste choisi le mauvais homme. Et quand je mettrai la main sur lui… Incapable de s’exprimer en mots convenables pour le s oreilles de sa mère, il se tut. — Cela nous serait utile de commencer à dresser une liste d’époux possibles pour Abigail. — Et qu’est-ce qui vous fait penser qu’elle accepte ra ce plan étant donné son attitude au cours des quelques dernières années ? — La situation a changé. Abigail est une femme inte lligente. Elle sait que son attrait a baissé significativement en raison de sa situatio n malheureuse. — Une situation sur laquelle elle n’a aucun contrôle. — Nous appesantir là-dessus ne nous servira à rien — ni à elle. Nous devons régler le problème actuel. Le majordome de la résidence Manchester, Stevens, e ntra silencieusement dans la pièce, une petite carte en main. — Votre Seigneurie, un visiteur est ici. Les sourcils de Drake se relevèrent, quand il lut la carte.