Le fils de Hanna Ngale

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Trois ans après sa naissance, Bimo sera enlevé par une inconnue, Hanna Ngale. Sous la bannière de cette étrangère et durant seize ans, extirpé de son environnement culturel d'origine, l'infortuné sera soumis à un endoctrinement alliant à la fois xénophobie et sournoiserie. Par voie de conséquence, il sera au fil du temps confiné dans le répertoire "d'enfant pas comme les autres" et sa vie n'aura d'égale que celle d'un paria.
Publié le : mardi 5 mai 2015
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EAN13 : 9782336381404
Nombre de pages : 100
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Paul Vincent NLEPE MBAMALe fi ls de Hanna Ngale
Trois ans après sa naissance, Bimo sera enlevé par une
inconnue, Hanna Ngale. Sous la bannière de cette étrangère et durant
seize ans, extirpé de son environnement culturel d’origine,
l’infortuné sera soumis à un endoctrinement alliant à la fois xéno- Le fi ls de Hanna Ngale
phobie et sournoiserie. Par voie de conséquence, il sera au fi l du
temps confi né dans le répertoire d’« un enfant pas comme les
autres », et sa vie n’aura d’égale que celle d’un paria.
Après une prise de conscience inhérente à la paralysie de sa
« mère » des suites d’un grave accident de circulation, il décide
de lever les verrous de son épanouissement, à savoir sa
conception erronée de la vie et ses préjugés vis à-vis des étrangers.
Toutefois, sa nouvelle aventure fera de lui une cible vouée à
des errances et souff rances. Ainsi, surviendront des réalités
tabou es, dont l’expression singulière est le chemin de son idylle
avec Barbara. Résultat, elle fera face à une grossesse non
désirée. Pourtant, cette dernière est à sa méconnaissance sa cousine,
avec qui il s’embarquera dans une relation certes amoureuse,
mais incestueuse.
Quelque temps seulement après le décès de sa « mère », il
trouvera diffi cilement refuge chez la mère de Barbara, par
ailleurs sa tante. Il apprendra alors avec épreuve le lien de sang
l’unissant à Barbara. L’acte incestueux consommé lui imposera
coutumièrement le sang du chien mélangé à celui de la chèvre,
aux fi ns de se libérer de la malédiction.
Paul Vincent Nlepe Mbama est né le 14 avril 1990
à Ndemè, une localité de l’arrondissement de Nyanon
dans la région du littoral (Cameroun). Après un
brillant parcours scolaire au lycée général de Nyanon
sanctionné par l’obtention du baccalauréat littéraire, Préface de Vincent NLEBE DIME
il s’ inscrit à la faculté des arts, lettres, et sciences humaines(FALSH)
de l’université de Yaoundé-I, où il poursuit actuellement des études
en lettres modernes germaniques.
Photographie de couverture de Pierre Merci.
12 € Lettres camerounaises
ISBN : 978-2-343-06004-0
H-CAMEROUN_S_LETTRES-CAMEROUNAISES_PF_NLEPE-MBAMA_LE-FILS-DE-HANNA-NGALE.indd 1 27/04/15 16:36
Le fi ls de Hanna Ngale
Paul Vincent NLEPE MBAMA






Le fils de Hanna Ngale

Lettres camerounaises
Collection dirigée par Gérard-Marie Messina


La collection Lettres camerounaises présente l’avantage du
positionnement international d’une parole autochtone
camerounaise miraculeusement entendue de tous, par le moyen
d’un dialogue dynamique entre la culture regardante – celle du
Nord – et la culture regardée – celle du Sud, qui devient de plus en
plus regardante.
Pour une meilleure perception et une gestion plus efficace des
richesses culturelles du terroir véhiculées dans un rendu littéraire
propre, la collection Lettres camerounaises s’intéresse
particulièrement à tout ce qui relève des œuvres de l’esprit en
matière de littérature. Il s’agit de la fiction littéraire dans ses
multiples formes : poésie, roman, théâtre, nouvelles, etc. Parce que
la littérature se veut le reflet de l’identité des peuples, elle alimente
la conception de la vision stratégique.


Déjà parus

Jeanne-Louise DJANGA, Fantasia. Bienvenue à Paris, France,
Europe, 2015.
Lacatus ELAT, Interprétations poétiques et philosophiques. Une
poésie qui parcourt la vie, 2015.
Joseph SOP, L’amour est un pseudopode, 2015.
André-Pascal LIKWAÏ, La colline en larmes, 2015.
André BION, Les enfants d’aujourd’hui, 2015.
Golimé MARKUS, Le coup de ma fustibale, 2015.
ÉPINGLÉ, Les faces du monde, 2015.
SHANDA TONME, Tourments de polygamie. Un enfant de sa
mère, 2015.
Séverin Modeste MEBENGA EKOMBA, L’ombre éclairée, 2014.
Rodrigue FOTSO SOP, Au cœur d’un engrenage, 2014.
Daniel KENGNI TIOMO, Un chemin incertain, 2014.
Mariette Blanche EKOUME, L’inconnu sur la toile ou rencontre
avec Khaled M., 2014.
Paul Vincent NLEPE MBAMA



Le fils de Hanna Ngale








Préface de Vincent Nlebe Dime

















































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-06004-0
EAN : 9782343060040
Remerciements


À Francoise et Josue-Lebref Pek,
Marguerite et Félix Bebiyak,
M. Pierre Nlepe,
Mme Mbenoun


et j’aimerais dédier mon ouvrage à
Bella Friede, mère bien-aimée
Préface
L’éveil de la sensibilité est au centre de la prise de
conscience des sociétés modernes. Guérir les souffrances de
l’enfance est une philosophie littéraire réaliste que l’auteur du
présent document entend épouser par une thérapie artistique
invitant à la fois à la lecture et à la compréhension des
concepts psychiatriques par le biais d’une analyse littéraire
appropriée à la Psychologie de l’Education. La cure
analytique, peut-elle ainsi rendre le patient « adulte » ? Là
encore, la question est délicate. Qui vient en analyse le fait
parce qu’il a « mal à sa vie » et découvre assez vite sur le
divan que c’est de son enfance dont il souffre. Mais pour en
guérir les solutions sont multiples.
• A certains, l’analyse permet de « grandir », de sortir de
la soumission aux injonctions parentales. Ils se découvrent le
droit de penser autrement que leurs géniteurs, ont une autre
vie que la leur (« Ce n’est pas parce que ma mère n’a jamais
eu d’amants que c’est un crime ! »). De faire ce qu’ils leur
avaient interdit (« Le chant, mon père trouvait ça vulgaire. »).
D’être leur égal (« Avant je ne pouvais pas être père. Le seul
père valable, c’était mon père. »). Au terme du chemin,
certains réussissent même à faire – dans leur tête – la paix
avec ces parents de l’enfance (et disent, parfois, s’en sentir
plus « adultes »). En les faisant passer du rang de
persécuteurs tout puissants à celui plus réel, de vieux enfants
manipulés par leur propre histoire, ils réussissent non pas à
leur « pardonner » – car tout n’est pas pardonnable – mais à
faire que s’épuise la haine qu’ils avaient pour eux et, avec
elle, la corrosion de l’être qu’elle entraîne toujours.
• D’autres, au contraire, utilisent l’analyse pour retrouver
une enfance qu’on leur avait volée. Ils se réapproprient un
corps jusque-là entravé. Retrouvent une capacité de rire, de
bouger, de jouer, d’aimer et de créer. Une possibilité de
conjuguer leur vie au futur avec un avenir et des projets. En
7 sont-ils plus « adultes » ? Peu importe car l’analyse ne
prétend pas fabriquer des « adultes ». Elle se contente de
permettre à chacun de rencontrer ce qu’il est et, à partir de là,
d’être… ce qu’il peut être. Et aussi de réintégrer le temps. De
deux façons : en sortant du « surplace » de la « répétition » et,
parfois aussi, en comprenant que l’on n’a qu’une vie et que
l’urgence est de la vivre.
En substance, cette œuvre de 90 pages ressasse au-delà de
la promotion des valeurs culturelles propres aux sociétés
postcoloniales, une variété de thèmes sur une enfance
orageuse, à savoir, l’inceste, le viol et, si vous voudriez
découvrir la riche problématique de la parentification.
Dans la presse, la « grande » comme la « petite », l’enfant
est devenu un sujet préoccupant et récurrent. Chacun y va de
sa description : il y a l’enfant roi, l’enfant tyran, l’enfant
cadeau, l’enfant bourreau, l’enfant hypermature, l’enfant chef
de famille, etc. Chaque description entraîne l’enthousiasme
qui ne dure que le temps d’une saison médiatique pour laisser
la place à une autre appellation qui s’avère toute aussi
insuffisante et éphémère. On accumule les qualificatifs à
partir d’un aspect des problèmes sans approfondir quoi que ce
soit. Parfois on se tourne vers les parents qui deviennent des
parents copains, des parents immatures, des parents
victimes… Et cela n’apporte rien de plus.
Il est important de souligner que ces descriptions ne sont
jamais centrées sur les processus relationnels entre les parents
et les enfants ni sur les relations intergénérationnelles; elles
se réfèrent à des principes abstraits comme la notion
d’autorité ou à des conceptions de la « normalité » construite
en dehors de toute observation clinique. Il n’y a plus
d’autorité, affirme-t-on, il n’y a plus de hiérarchie,
répète-ton. Celles-ci ont été dénigrées et ridiculisées par des jeunes
qui, il y a plus d’une trentaine d’années, ont tenté de libérer la
société de ses carcans les plus étouffants.
8 Dans ce fouillis de l’auteur, la notion centrale de
parentification comme processus intergénérationnel est
particulièrement précieuse pour les thérapeutes et les familles
car elle permet d’aborder les difficultés, sans accuser les
protagonistes, sur les bases solides de la théorie des systèmes
familiaux, des études sur l’attachement et de la théorie de la
relation d’objet. En proposant de déparentifier les relations
familiales, elle va dans le sens de la diminution du rôle de
l’autorité au profit de relations désaliénées et responsables
ainsi que de l’amour entre les humains. C’est sans doute pour
cela qu’elle est si souvent négligée car elle laisse trop peu de
place à la pathologie, au pouvoir du thérapeute et au
spectaculaire.
Fort de cet engagement littéraire, qui reste somme toute
une contribution dans un contexte où les services sociaux de
l’enfance sont enclins à des difficultés de divers ordres, « Le
fils de Hanna Ngale » se propose de permettre sans doute au
lecteur de retrouver le récit même de sa propre enfance. Ce
roman recense un éventail de pratiques éprouvées et
malencontreuses pour une Education équilibrée et
harmonieuse de l’Enfant. En restant fidèle aux règles de l’art,
l’auteur balise la voie de tous ceux qui par plaisir ou par
nécessité, sont amenés à encadrer ou, souhaitent former et
éduquer les jeunes.
Le lecteur y trouvera les causses de la désorientation des
apprenants et les pistes de solution aussi simples que
possibles.
Yaoundé, le 05 janvier 2015

NLEBE DIME Vincent,
Conseiller Principal d’Orientation
Cadre au MINESUP
9

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