Le Jardin sous lequel coulent des rivières

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Un manuscrit mystérieux, un narrateur amnésique, un peuple inquiétant, un monde souterrain, un massacre inexpliqué… Tels sont les mystères que F.C. Bachellerie doit décoder, lui qui a accepté la proposition d'étudier la valeur d'un manuscrit anonyme reçu par la poste. Sur les pas du narrateur à la recherche de sa mémoire, le lecteur vivra une quête d'identité dont la révélation pourra être terrifiante. Pour les trésors de Salsabìl, jusqu'où les hommes sont-ils prêts à aller? Et pourquoi un tel manuscrit refait-il surface des années après la date probable de sa rédaction? Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est grâce à l'aide improbable de J.L. Borges, Dante et Edgar Poe, que F.C. Bachellerie découvrira la clef de l'énigme.
Publié le : dimanche 3 septembre 2006
Lecture(s) : 252
EAN13 : 9782748169027
Nombre de pages : 189
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Le Jardin sous lequel coulent des Rivières
F.C. Bachellerie
Le Jardin sous lequel coulent des Rivières
Roman
Le Manuscr it w w w . m anuscr it . com
© É ditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com communication@ manuscrit.com ISBN :2-7481-6903-4(fichier numérique) ISBN :2-7481-6902-6(livre imprimé)
F . C .BA C H E L L E R I E
PRÉFACE DEF. CE DRICBACHE LLE RIETunis, Ramadan. « L’Islam veut que, pendant la nuit qui sépare les vingtsixième et vingtseptième jours du mois sacré de Ramadan, Dieu, accompagné de ses anges, descende du septième ciel, où il siège d’habitude, jusqu’au premier, c’estàdire le plus proche de notre temps. Dans Sa bonté, ainsi séparé des hommes, ses créatures, que par quelques nuages, Il nous observe et peut jouer plus particulièrement de son influence pour nous guider. Aussi j’avais choisi de passer cette nuit sainte – que l’Islam appelle « Nuit du Destin », en souvenir de cette même nuit de l’Hégire pendant laquelle Mohamed reçut pour la première fois les paroles de Dieu révélées par l’ange Gabriel –penché sur mes feuilles, espérant l’inspiration. Mais, et si la légende veut qu’à chacune de ces nuits Dieu choisisse parmi ses croyants le plus méritant à qui il proposera d’exaucer un vœu, il semblait que je n’avais pas, cette année encore, été l’heureux élu, car, malgré l’aide de Dieu, au petit matin, alors que, sous les fenêtres de mon bureau sombre de la rue Mohamed Ali, dans les rues de Tunis, s’affairaient en préparatifs toutes les bonnes âmes, je n’avais pas encore trouvé satisfaction au travail accompli. Je travaillais à la
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LEJD E SC O U L E N T A R D I N L E Q U E L S O U S RI V I È R E S
rédaction d’un ouvrage traitant d’une nouvelle interprétation des mystérieuses initiales par lesquelles débutent certaines sourates du Coran. Il s’agit de quelques lettres de l’alphabet arabe, bien connues des exégètes, qui, détachées, sans sens particulier, suivent la louange à Dieu : « Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux ». Quatorze des vingthuit lettres de l’alphabet arabe y sont recensées, quatorze n’y apparaissent jamais. E t comme le Prophète luimême n’a jamais donné d’interprétation à ces initiales mystérieuses, toutes les théories sont permises à ce sujet, dont la plus répandue est qu’en donnant à chacune des lettres une valeur numérique, on doit pouvoir déduire de leur suite une logique qui permettrait de prolonger le texte du Coran à l’infini. On atteindrait alors la parole de Dieu, universelle et sans faille, ce que certains appellent La Mère du Livre, c’est àdire le Livre divin originel, duquel le Coran est une copie pour l’homme, et qui est conservé dans le ciel. Pour ma part, j’avais déduit de mes recherches que l’on pouvait peutêtre utiliser ces lettres comme les indications d’une règle de métrique très élaborée et qui, appliquée à la langue arabe de l’époque, avait pu donner tout son caractère poétique à la parole de Dieu écrite. J’avais, hélas, beaucoup de mal à formaliser cette règle métrique sans donner l’impression que j’utilisais le texte sacré pour justifier de ma théorie et c’était, la tête plongée dans mes incertitudes, que j’avais passé ces dernières heures. Je m’imaginais avec beaucoup d’inquiétudes, qu’il m’allait falloir encore y consacrer un long temps avant que d’en sortir quelques pages satisfaisantes, et cette perspective n’était certes pas faite pour me réjouir. Voilà pourquoi j’accueillis l’appel
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