Le linge sale

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Ce récit rétablit avec douleur la voix d'une jeune mère africaine, Maguy, restée au pays en attendant de rejoindre le père de sa fille installé en Amérique du Nord. Après plusieurs années de séparation, la famille est sur le point de se retrouver quand un test génétique, imposé par les agents de l'immigration, révèle que la jeune fille n'est pas l'enfant de son père. L'héroïne se plonge alors dans son passé pour évoquer, avec un détachement voltairien, le secret de son enfance.
Publié le : samedi 1 septembre 2012
Lecture(s) : 1
EAN13 : 9782296502598
Nombre de pages : 202
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Sorel INCARI
LE LINGE SALE
Ecrire l’Afrique Ecrire l’Afrique
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Le linge sale
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-96541-6 EAN : 9782296965416
Sorel Incari
Le linge sale
L’Harmattan
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À Ph. G Pour les deux Antoinette dont N., in memoriam
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« Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus ; j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jeté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu. Que la trompette du Jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : ‘‘ Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon, et s ’il m’est arrivé d’employer quelque ornement indifférent, ce n’a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ; j’ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l’être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montré tel que je fus ; méprisable et vil quand je l’ai été, bon, généreux et sublime, quand je l’ai été : j’ai dévoilé mon intérieur tel que tu l’as vu toi-même. Être éternel, rassemble autour de moi l’innombrable foule de mes semblables : qu’ils écoutent mes confessions, qu’ils gémissent de mes indignités, qu’ils rougissent de mes misères. Que chacun d’eux découvre à son tour son cœur aux pieds de ton trône avec la même sincérité ; et puis qu’un seul te dise, s’il l’ose : “ je fus meilleur que cet homme-là.”» JEAN-JACQUESROUSSEAU,Les Confessions, Livre I
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À la mémoire de la femme inconnue pour qui ce récit doit, à chaque lecture, résonner comme le parcours d’un rêve impossible, l’itinéraire d’un destin brisé dans l’indifférence.
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