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Le Livre des Apparitions
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55198-5 EAN : 9782296551985
Maria José Palma Borrego
Le Livre des Apparitions L’Harmattan
Note de l’auteure
e Livre des Apparitionsl’autobiographie psychanalytique est Lde l’auteure, partant, le récit à temps partiel d’une quête et d’une initiation où la conscience du « j/e », son dévoilement comme identité sexuée, rencontre le champ discursif. Le livre est conçu en trois parties, traversées par les métamorphoses de la voix narrative : Géante, femme à la chatte et personnage d’un tableau qui se profile, selon la main qui s’emploie à peindre, le laissant brûler par inadvertance et donnant à voir ce que la toile occulte, une figure féminine et femelle. Les histoires racontées dans chacune des parties sont contenues dans les titres : « Les rêves », « La rêverie » et « Le réveil », lesquelles sont en rapport avec une des topiques freudiennes : l’inconscient, le préconscient et le conscient. L’autobiographie devrait-elle rejeter la pluralité des langages ? Je pense que non. Sont mis en jeu différents niveaux de discours, vers un dévoilement progressif du « j/e » féminin, dans les marges de sa propre parole ; autrement dit, par la représentation et l’inscription de la « Chose » dans le « Symbolique ». Alors, l’emploi d’une langue poétique, se coulant en métaphores successives, rejoint la logique prémonitoire du récit de « Rêves » dans la cure.
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LELIVRE DESAPPARITIONS
L’oscillation du langage entre le poétique et le langage courant rend incertain le statut du préconscient : entre onirique et réel dans le Sujet. De cette ambivalence naît « La rêverie » Dans la troisième partie, avec la fluidité de l’huile vient « Le réveil » dont le langage écarte toute possibilité de “poiesis”, sans interrompre le fil de la mémoire autobiographique, qui choisit les éléments qu’elle désire représenter. Dans ce temps partial d’une autobiographie psychanalytique, les voix narratives subissent des métamorphoses. Mais une voix féminine, dont les autres réverbèrent l’écho, raconte des scènes fragmentées de son histoire. Engendre les apparitions et disparitions de la Géante, les observations de la femme à la chatte qui regarde par la fenêtre le monde, à travers une longue-vue, ou le voyage dans les deux pièces qui servirent de cadre à la cure où « elle »-« j/e » se reconnut dans l’éblouissement.
LES RÊVES