Le mur Suisse

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Le sénateur Planchon devrait passer ministre si, aux prochaines élections, il conserve sa mairie, située à deux pas de Deauville. Mais l'architecte en charge des logements sociaux fait une chute au cours d'un rendez-vous de chantier, ce décès étant le point de départ de morts hautement suspectes. En parallèle une rescapée des camps de la mort veut retrouver un tableau légué par sa mère et que lui a subtilisé un escroc. Un jeune ingénieur et une étudiante enn journalisme, devront prendre de vitesse la machine infernale.
Publié le : lundi 1 juillet 2013
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EAN13 : 9782336320014
Nombre de pages : 298
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LE MUR SUISSE
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Jean Eroukhmano
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             LE MUR SUISSE
 
 
 
 
 
                                                                                                  
Jean Eroukhmanoff                            LE MUR SUISSE
Roman politico-policier  
                                                                                                                                                                                                                  
 
 
                                                                                                © LHarmattan, 2013 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-343-00476-1 EAN : 9782343004761
 
 AMichelle,
 Fabrice, mon directeur de cabinet, Nathalie, ma conseillère politique, Nicolas, mon référent culturel A ma famille, à Pierre en particulier A mes amis, Philippe, Jacques, Jean-Paul, Pierre, Charles et Jean-Philippe Et bien naturellement, à mes ennemis, sans lesquels j’aurais très certaine-ment manqué d’inspiration
PRÉFACE
Enfant, on chasse les dragons de ses rêves, plus tard on les côtoie avant de comprendre qu’ils sont revenus. Ce roman, c’est l’enquête sur l’un d’entre eux. Sa vie parmi nous. Nous ? Simplifions. Ces personnages, vous avez pu les croiser au détour d’un article, dans un journal, peut-être même en avez-vous reconnu un pour l’avoir rencontré ? Un ou plus ?
Il peut s’agir d’Axel Février, ce Jonathan Littell devenu inspecteur, ou d’Igor Gersin, cardiologue entré dans le monde politique sans penser qu’en enfer il n’y avait pas de sortie. Joël Prugnat, boxeur passé cuisinier étoilé, vous a peut-être reçu dans son restaurant avant qu’il n’ait été lâché par ceux qui l’avaient hissé au pinacle. Il s’est transformé en Bonnot, sans sa bande, puis a intégré la DGSE. Il y dirige une antenne du Service Action. Certains ont peut-être découvert le destin d’Éric Hamel en dernière page d’un quoti-dien, histoire tragique d’un architecte broyé pour n’avoir pas compris les connexions poisseuses qui engluent l’inquiétante noblesse politique dans la fange des marchés publics.
Mais si vous n’avez remarqué que ceux-là, c’est que vous n’aurez pas prêté attention aux autres, les plus dangereux, au sourire de Luis Mariano et aux mains de M le maudit . Comment mieux introduire le héros, sénateur-maire qui, tel Faust, n’aurait pas hésité à signer un pacte, mais n’avait déjà plus rien à vendre ? La jean-génération,  Damien et Dylan entre autres, ar-rive comme les « tuniques bleues », un peu tard, mais lève le rideau sur cet homme politique corrompu.
Le commissaire aussi existe, ainsi que beaucoup de personnages secon-daires. Même les mafieux ! J’en ai connus puisque je fus amené à en soigner lorsque je devins externe en chirurgie à l’Hôtel-Dieu, où un tirage au sort défavorable m’attribua « Cusco », triste salle cachée sous les combles, aux fenêtres protégées par des barreaux, aux portes blindées garnies de judas et doublées de grilles, où flics, matons et meurtriers s'observaient comme à la dernière scène d’un western.
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Chapitre I
Les politiciens du troisième type
– Des soucis ?  Georges, le patron, cherchait à rompre la glace. L’architecte venait d’arri -ver et ne cessait de regarder l’entrée de l’immeuble en face de son café. – Vous attendez quelqu’un ? poursuivit-il. Le premier client, il tenait à le garder. Non par superstition mais parce que, mieux qu’une porte ouverte en cette période de grand froid, celui-ci ser-vait d’invitation à ce que d’autres consommateurs poussent le battant vitré de son établissement. Éric Hamel ne répondit qu’un banal « Non, non » à la seconde question, il n’avait même pas entendu la première. Il commanda un cappuccino, puis profita du moment où le cafetier se retourna vers le percolateur pour sortir, d’une plaquette de médicaments, deux petits comprimés qu’il avala sans eau, en attendant qu’on lui serve la boisson chaude qui les ferait descendre. Le quadragénaire était surpris qu’on ait remarqué son anxiété, ou bien était-ce les cernes qui soulignaient son inquiétude ? Sur son visage juvénile enca-dré de cheveux blonds la moindre ombre se transformait en balafre, alors des nuits de cinq heures, certains finissaient par en remarquer les stigmates. Pourtant, espérant donner le change, il avait enfilé un costume gris au lieu du noir habituel, mis une cravate rouge et plutôt que de se protéger du froid avec un triste pardessus anthracite, il avait opté pour un loden vert. Le passage d’une berline noire et brillante comme une obsidienne, avec des vitres teintées, servit de prétexte au brasseur pour relancer la conversa -tion avec une nouvelle interrogation : – Ce n’est pas eux qui vont s’arrêter chez moi. Quand est-ce qu’ils em-ménagent les nouveaux locataires ? fit-il en désignant l’immeuble neuf dont un côté était encore protégé par des palissades. L’édifice, en pierre de taille jusqu’au premier étage, faisait face à son dé -bit de boissons. Il en avait suivi la construction avec intérêt, puisque les pa -villons délabrés et parfois squattés qui formaient un bloc cerné par quatre rues proprettes devaient progressivement être remplacés par des construc-tions de logements sociaux, peuplés de clients potentiels. – Dans peu de temps. Normalement… fut la seule réponse que lui accor-da son interlocuteur en plaçant un billet de cinq euros sur le zinc et en repre -nant son attaché-case.
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