Le parchemin du désir

De
Publié par

"Un secret est révélé, peut-être - sans doute - précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d'écrire transmise de la femme à l'enfant", écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage, le quinzième de Monique Lise Cohen, écrivain subtil et raffiné.
Publié le : dimanche 1 novembre 2009
Lecture(s) : 240
EAN13 : 9782296676008
Nombre de pages : 137
Prix de location à la page : 0,0076€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
DanielCohen éditeur
www.editionsorizons.com
Littératures,une collectiondirigéeparDanielCohen
Littératuresest une collection ouverte,toutentre, àl’écrire, quellequ’en soit la forme :roman,récit,nouvelles, autofiction, journal ;marche éditoriale aussivieillequel’éditionelle-même.Silestdifficile de blâmer les ténorsde celle-ci davoireu le goûtdesgenres quiluiont rallun largepublic, il resteque, prescripteursici, concepteursdela formeromanesquelà, comp-tablesde ces prescriptionsetde cesconceptionsailleurs,ont, jusqu’àundegré critique, asséchélevivierdes talents. Lapproche deLittératures, chezOrizons, est simpleil eûtétévaindel’indiquerendautres temps:publierdesauteurs queleurforcepersonnelle,leurattachementauxformes mul-tiplesdu littéraire,ontconduitsausirde fairepartager leur expérience intérieure.Du texte dépouillé àl’écrit portépar le souffle del’aventurementale et physique,nous vénérons, entre tous lescritères supposantterminer l’œuvrelittéraire,lestyle. Flaubertécrivant: « Jestimepar-dessus toutdabordlestyle, et ensuitelevrai »; plus tard,lephilosophe Alain professant: « cest toujours le goût qui éclairelejugement», ils savaientavoir raisoncontrenospérissements. Nousenfaisons notre credo.
ISBN978-2-296-08738-5 © Orizons, Paris,2009
D.C.
LE PARCHEMINDUSIR
Dans la même collection
FaridAdafer,Jugement dernier,2008 Jean-PierreBarbier-Jardet,EtCætera,2009 Bertrand duChambon,Loin deVErEnas`,2008 Monique LiseCohen,Le parchemin du désir,2009 MauriceCouturier,Ziama OdetteDavid,Le Maître-Mot,2008 JacquelineDeClercq,LeDit d’Ariane,2008 TouficEl-Khoury,Beyrouth pantomime,2008 MauriceElia,Dernier tango àBeyrouth,2008 PierreFréha,La conquête de l’oued,2008 GérardGantet,Les hauts cris,2008 GérardGlatt,Une poupée dans un fauteuil,2008 GérardGlatt,L’Impasse Héloïse,2009 CharlesGuerrin,La cérémonie des aveux,2009 HenriHeinemann,L’Éternité pliée, Journal, édition intégrale. GérardLaplace,La Pierre à boire,2008 GérardMansuy,Le Merveilleux,2009 LucetteMouline,Faux et usage de faux,2009 AnneMounic,Quand on a marché plusieurs années...,2008 EnzaPalamara,Rassembler les traits épars,2008 BéatrixUlysse,L’écho du corail perdu,2009 Antoine deVial,Debout près de la mer,2009
Nos autres collections :Profils d’un classique,Cardinales,Domaine littérairese corrèlent au substrat littéraire. Les autres,Philosophie — La main d’Athéna,Homosexualitéset mêmeTémoins, ne peuvent pas y être étrangères. Voir notre site (décliné en page2de cet ouvrage).
Monique LiseCohen
Le Parchemin du désir
2009
Principales publications
Méditations à l’Orient desCahiers,Caractères, Paris,1989. Les Juifs ont-ils du cœur ?Discours révolutionnaire et antisémitisme, texte pré-cédé d’un avant-propos de Henri Meschonnic : «Entre nature et histoire : les Juifs », Vent Terral,Energues,1992. Orient ce concept que « nous pouvons davantage encore étendre », Kant,1786, CICOM, Toulouse,1994(dir. de publication). Les camps du Sud-Ouest de laFrance,1939-1944: exclusion, internement, dépor-tation, Privat, Toulouse,1994(dir. de publication). Un jardin d’inconnaissance où grandit l’appel de ton nom, L’Harmattan, Paris 1997. Vie de La Joselito selon les paroles deCarmen, avec «Coplas del tren » de José MartinElizondo, avant-propos deFélix-MarcelCastan,Cocagne, Montau-ban,1999. Fragment d’un chapitre sur la résurrection (lettres, poussières et semences), Encres Vives,Colomiers,2000. Les Juifs dans la Résistance, Tirésias, Paris2001, (dir.de publication). EphraïmMikhaël n’est jamais allé à Vienne. Précédé d’une invention de la litté-rature (théorie du jugement dernier).Encres Vives,Colomiers,2002. Un souffle qui trouve sa science dans l’oubli,Encres Vives,Colomiers,2003. Histoire desCommunautés juives de Toulouse, Loubatières, Toulouse,2003. Le livre, la femme et l’enfant,Cocagne, Montauban,2004. Récit des jours et veille du livre,coll. « Philosophie », Orizons, Paris,2008 Textes & Poèmes de Monique LiseCohenin Pierre Lachkar,Couleurs : Inté-rieur-Extérieur,Éditions Les 2Encres, Toulouse, 2008. MoniqueCohen est également l’auteur de plusieurs dizaines d’articles et d’études philo-sophiques,Actes de colloque, articles encyclopédiques etc. On consultera avec pro-fit : http://www.moniquelisecohen.com(textes et études) http://www.resistancejuive.org(archives de l’Organisation juive deCombat ; études sur la Résistance juive; forum, recherches, etc.)
« Je mettrai un chemin dans le désert et des fleuves dans la solitude » Isaïe (43, 19)
à Estelle Farbstein, ma tante bien-aimée (1902-1972)
onique LiseCohen invente la pierre philoso-M phale qui transforme en encre le sang des vieilles blessures toujours à vif.Elle évoque un secret qui en suggère d’autres en écho. D’entrée, l’évocation de la généalogie donne le ton biblique du texte. C’est l’histoire d’une rencontre au-delà du temps, l’aventure d’une écriture commencée par l’aînée et poursuivie par la plus jeune, comme un héritage. La femme écrit à l’enfant qui lui répond lorsqu’elle est devenue femme à son tour.Ces lettres du passé révè-lent des qualités littéraires annonciatrices de la voca-tion de l’auteur qui accomplit le destin de la première. Deviennent femmes, tant bien que mal, d’an-ciennes petites filles maltraitées, tourmentées et ré-duites au silence. Même si elles ne parlent pas, celles qui s’en tirent affrontent leur souffrance, la transcen-dent en un amour qui ouvretôtou tard – jamais trop tard – le chemin du pardon. Ce texte nous interroge sur l’alchimie de l’écri-ture, sang obscur de la souffrance refoulée, puis ou-bliée, qui devient encre en retrouvant la lumière. Ce texte ne s’oublie plus. Nous ne connaîtrons pas les secrets, mais nous aurons aperçu fugitivement, dans le miroir tendu, un visage qui nous ressemble singulièrement, comme lavé, et d’une vérité aveu-glante.
BettyDaël
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.