Le Retour du Sensy

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Vingt ans se sont écoulés depuis la disparition de la Triade (lire la Légende du Sensy), ses restes ont été dispersés dans la galaxie. Les choses ont changé. Il n'y a plus de diseur de vérité. Un jeune homme sorti de l'adolescence, recherche son origine. Des bribes de souvenir lui parviennent, mais elles remontent bien avant sa naissance. Une longue quête l'amènera à découvrir sa vraie nature. Quel lien y a t il entre lui et le Sensy ? "J'ai pris une vie pour vivre" que signifient ces mots qui l'obsèdent? Que va-t-il découvrir au bout de sa quête ? Et ces fous de Triadiste qui croient au retour du Sensy, que doit-on en penser ?
Publié le : dimanche 8 octobre 2006
Lecture(s) : 234
EAN13 : 9782748163049
Nombre de pages : 223
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Le retour du Sensy
Jean-Claude Sauvage
Le retour du Sensy
Volume II
ROMAN
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-6305-2 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748163056 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-6304-4 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748163049 (livre imprimé)
CHAPITRE1 C'est à l'âge de treize ans que Jonathan fut convaincu que sa destinée serait exceptionnelle, mais jamais il ne s'était imaginé qu'elle se confondrait avec celle de l'humanité. Exceptionnel, il l'était, tous ses professeurs étaient d'accord sur ce point. Ceux qui l'avaient approché en étaient persuadés. Pour eux, Jonathan Arjaison était un adolescent hors du commun. « On a l'impression qu'il sait tout ! disaient ses proches. – Rien ne lui est inconnu, il nous récite des formules incompréhensibles qui après démonstration s'avèrent d'une justesse implacable. » Pourtant Jonathan ne se sentait pas différent des autres, il pensait que tous les adolescents devaient avoir les mêmes problèmes que lui, très vite il comprit qu'il se trompait. Il n'était pas comme tous les autres, c’était son fardeau. Tous le prenaient pour un génie, mais il savait bien qu'il n'en était rien. Tout ce qu'il savait n'était pas de l'intelligence mais de la mémoire, il avait le sentiment profond d'avoir déjà étudié tout ce qu'on lui enseignait. Il s'était fait une raison, après tout, à treize ans on a d'autres choses à penser, qu'à se poser des questions existentielles. L'admiration des siens ne lui pesait pas, ce qui le préoccupait et l'empêchait de dormir n'était pas cette admiration qu'il estimait surfaite, mais une simple phrase qu'il ressassait sans en comprendre le sens: « J'ai
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pris une vie pour sauver la mienne. » Ces mots ne le quittaient pas et l'accompagnaient jusque dans ses rêves. Pourtant, il n'avait pas l'âme d'un voleur encore moins celle d'un tueur. Cette obsession devenait de plus en plus oppressante et avec l'âge, redoublait d'intensité. Il lui semblait avoir vécu cent fois les situations dans lesquelles il se trouvait. Ses parents, conscients du malaise de leur enfant, avaient consulté maintes fois des psychologues sans résultat. Ces derniers restaient sans réponse devant le garçon, les spécialistes s'empêtraient dans des explications incompréhensibles et finissaient par renoncer. Cet enfant est un mystificateur de talent ou une énigme de la réincarnation. Les savants préféraient se raccrocher à leur conviction. Partant du principe rationnel que les esprits n'existent pas, ils ne cherchèrent pas plus loin. « Ce garçon se joue de nous » concluaient-ils en se renvoyant le dossier entre eux. Aucun n'approfondit le cas, aucun ne chercha à savoir quelle personnalité se dissimulait derrière celle du garçon. « J'ai pris une vie pour sauver la mienne. » Ces mots gardaient encore longtemps leur mystère. Jonathan devrait compter sur lui-même pour résoudre cette énigme. Comme tous les parents, les Arjaisons ne doutaient pas de la sincérité de leur fils. Fatigués de traîner de cabinet en salle d'attente ils se firent à l'idée d'avoir un fils, vraisemblablement la réincarnation d'un être supérieur, espérant que ce personnage fut un esprit du bien et non du mal. Avec les années, Jonathan avait finit par s'habituer et prendre la vie du bon côté, traversant parfois de longue période de méditation relative à son état, menant parfois
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