Le Réveil du Dragon à plumes

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Il y a plus de 5000 ans, un gigantesque combat isola la Terre des autres univers parallèles. Ce jour-là, le fluide qui permettait à la magie d’être une réalité disparut, et seules les lois de la physique gouvernèrent notre planète. En 2012, lorsqu’apparaît un sorcier maléfique capable de puissante magie, l’histoire moderne a oublié depuis longtemps ces antiques événements. Le tapage médiatique lié à cette apparition réveille pourtant une créature cachée parmi nous depuis cette époque, un dragon que nos légendes connaissent sous le nom de serpent à plumes. Pour éviter que notre planète ne sombre dans le chaos, le dragon à plumes, pourchassant le sorcier, va s’allier avec les services secrets européens. Associant les techniques magiques à la science moderne, il mènera les troupes d'élite de l’Eurocorps à l’assaut du repaire secret du sorcier, pendant que celui-ci cherche à briser l’enchantement qui protège la Terre de la magie.

Publié le : samedi 1 janvier 2005
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EAN13 : 2952443602
Nombre de pages : non-communiqué
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Prologue Banlieue de Milan, Italie Nuit d’Halloween
er Il était trois heures du matin ce 1 novembre 2012. Le temps était relativement clément, il faisait 2°C et l’air ambiant était sec. Un homme seul traversait les rues d’un pas sûr et décidé. Alors que les rares fêtes pour Halloween étaient terminées depuis bien long-temps, un homme suivait son chemin, arpentant les ruelles ténébreuses de la ville assoupie. Les légendes mettant en scène des sorcières, des vampires, des loups-garous ou toute autre créature liée à Halloween ne le concernaient pas. Grand, enveloppé dans une large cape noire lui arrivant aux genoux, vêtu entièrement de noir, cheveux et sourcils également d’un noir de jais, son aspect était pourtant plutôt sinistre, et à lui tout seul il aurait pu remettre au goût du jour tout un tas de légendes faisant appel à ces mêmes créa-tures. Il faisait partie de ce genre d’individus qui immédiatement ne laisse pas indifférent. Une espèce d’assurance et de puissance malsaines se dégageaient de sa personne. Tout naturellement, ceci avait pour effet de faire le vide autour de lui, toute personne sensée préférant ne pas se mettre sur son chemin. À cette heure avancée de la nuit, notre homme passait de toute façon totalement inaperçu. Il ne tarda d’ailleurs pas à arriver au but de sa marche nocturne : un entrepôt de banlieue à l’écart de tout, mais qui ne semblait pas non plus dormir. Notre homme attrapa la poignée d’une porte sur le côté de l’entrepôt. Elle était verrouillée. Un léger rictus s’inscrivit sur son visage, aussitôt suivi d’une lueur de concentration. Une petite fumée s’échappa
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alors du trou de la serrure. La porte était maintenant déver-rouillée. Notre homme poussa le battant et entra. À l’intérieur, l’entrepôt était constitué d’une vaste salle plon-gée dans l’obscurité. Un rai de lumière passant sous une porte indiquait pourtant de l’activité dans une pièce voisine. Sans hésiter, notre homme se dirigea vers cette lumière et ouvrit la porte, surprenant deux vigiles oisifs en plein ennui. Ébahis, ceux-ci dévisagèrent cet inconnu qui venait de franchir la porte, son air décidé et sûr de lui déclenchant comme un signal d’alarme dans leur tête. Le premier, d’un ton hésitant et intimidé, parvint tout juste à bredouiller : – Qui êtes-vous… ? Que faites-vous ici… ? C’est interdit ! Le deuxième quant à lui mit immédiatement la main à sa taille, tentant de saisir son revolver. Sans se déplacer, trahissant le même léger rictus que pour la porte, notre homme leva une main, figeant instantanément les deux vigiles sur eux-mêmes. Aussitôt, ils ressentirent une chaleur insoutenable se dégager de leurs corps. Une épaisse fumée remplit la pièce et s’agglutina contre le plafond. Souffrant atrocement mais incapables d’émettre le moindre cri, les deux vigiles moururent carbonisés en quelques secondes, brûlés de l’intérieur, victimes de combustion spontanée. Il ne restait maintenant plus de leurs corps qu’un petit tas de cendres pour le premier, et une cheville sentant la chair brûlée pour le second. Notre homme dégrafa sa cape, sortit une petite boîte rectan-gulaire et l’ouvrit en marmonnant quelques mots incompré-hensibles n’appartenant à aucune de nos langues modernes. De la boîte jaillirent trois lutins minuscules, qui dès qu’ils touchèrent le sol se mirent à grandir et grossir pour atteindre une taille de 80 cm. Pour un observateur, les décrire dans le détail serait quasiment impossible, car il faudrait déjà pouvoir les regarder sans être pris d’une terreur soudaine et incontrôlable. La première idée qui viendrait à l’esprit serait celle de diables miniatures : rouges, cornus et la queue fourchue. Les premiers qualificatifs qu’on pourrait leur donner seraient : cruels et sans pitié. Le premier diablotin jeta un œil sur la salle environnante, regarda son maître, puis les restes du deuxième vigile.
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