Le revenant de la forêt guyanaise

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Il se passe des choses étranges dans ce département français de Guyane où cohabitent différentes populations. Dans cette société informe, dominée par une administration omnipotente, Vincent voit s'effondrer le monde angélique et bien-pensant auquel il croyait. Comment découvrira-t-il les trames du complot dont il est l'innocente victime ? Comment se vengera-t-il de tous ceux qui ont conspiré à sa perte ?
Publié le : mercredi 1 décembre 2010
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EAN13 : 9782296446519
Nombre de pages : 261
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LE REVENANT DE LA FORÊT GUYANAISE
Gérard Pince LE REVENANT DE LA FORÊT GUYANAISERoman déconseillé aux personnes politiquement correctes Préface de Georges Clément L’HARMATTAN
Ce roman est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, des événements ou des lieux serait pure coïncidence. Il va de soi que les idées et les opinions exposées n’engagent que les personnages qui les expriment dans le cadre d’un ouvrage de fiction. © L'HARMATTAN, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp ://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12903-0 EAN : 9782296129030
A ma femme Michelle.
Préface
Le département français de Guyane où Gérard Pince plante son roman est une sorte d’île entre jungle et océan où se concentrent toutes les espèces formant la société française de ce début de 21e siècle.
Celle des hommes de l’état organisés en tribus. On y voit là les fonctionnaires d’autorité, ceux qui s’occupent des étoiles, la variété qui enseigne, celle qui juge, celle qui punit et enfin, l’incarnation du Golem dont le cœur bat à Paris : le préfet.
Et ce radeau de la Méduse flotte – on n’ose dire vogue, il y faudrait un but – sur une population mêlée d’anciens esclaves, d’Indiens des forêts et des bidonvilles, d’immigrés du Brésil et du Surinam, et de ces divers Chinois ou Arabes qu’on trouve partout. Dans ce bouillon de culture manquent singulièrement les entrepreneurs et les agriculteurs. Certes, quelques personnages les représentent mais qui ne comptent guère, méprisés qu’ils sont par la caste étatique. Cependant, la réalité, dure et pure de tout état d’âme, comme un brise-lame, fait de l’un de ces agents un revenant parmi les hommes. Car le réel, le sensible, c’est d’abord la forêt. Un désert de fûts, de frondaisons, de lianes, de sentiers et de rivières dont la profondeur, la moiteur et l’indifférence enserrent les humains qui s’y aventurent. Mais le réel, c’est aussi le crime comme mode de financement des services secrets, au-delà du Bien et du Mal, au-delà des patriotes de l’ombre que campaient en nos jeunes années les Paul Kenny ou Jean Bruce. C’était impitoyable mais propre, çà l’est toujours mais dans la perversion. Le crime également comme mode d’avancement, qui rode en famille, où des anacondas femelles cherchent à gagner la canopée en dévorant de-ci de-là leurs obstacles. – Le poisson pourrit par la tête » dit-on. Où est la tête ? Quant au monde des idéologues, aux frais des contribuables, il fait semblant de penser, intoxiquant de malheureux étudiants, où des justiciables de bonne volonté qui pénètrent chez un juge de mauvaise foi,
les perdant à jamais. Jouant avec des valeurs virtuelles, ces ectoplasmes vénéneux s’enfourcheront sur ce monde sûr et pur où ils sévissent.
Et parmi eux, celui qui étudie la forêt, appartenant au cercle des « démons » - comme l’écrit Gérard Pince – et qui deviendra ce passeur improbable, ce lien entre vrai et faux, au travers d’une épreuve de vérité.
Nous assistons alors à une métamorphose – osons dire qu’on est très près de celle d’un cloporte – à une renaissance, à une rédemption, à l’éveil d’un bel ( ?) endormi. Lorsqu’il aura recouvré la vue, quand les écailles lui seront tombées des yeux, Vincent Lemelle retrouvera l’audace qui sauve, découvrant l’étendue de ses erreurs et, par là même, celle de ses fautes. Mais emportera-t-il sa lucidité en paradis ? Gérard Pince est passionnant, et le lire d’un trait la seule façon d’étancher la curiosité que suscite son roman. Car Gérard Pince, en l’occurrence, est l’homme de l’art. L’art d’écrire et de raconter d’abord. Celui de montrer, de conter, d’analyser les causes profondes et superficielles de ces vies invraisemblables et pourtant banales, enfin il nous prouve sa maestria à décrire les relations professionnelles et privées d’une faune administrative engluée sous les Tropiques. Car on sent (et on sait) qu’il parle d’or. Ne fut-il pas dirigeant de banque centrale dans ces contrées qui formaient l’Empire au temps des indépendances ? La Guyane où il exerça, demeura dans le giron français en devenant un département, et il nous la livre ici dans son jus.
Certes, quelques-uns de ces hommes de l’état sont intègres, rares et solitaires, et peut-être sans avenir, là gisant le drame. Qu’existe la vermine, on le sait depuis qu’une conscience d’homme prit la mesure de sa finitude, mais force restait toujours à la loi, et la loi était une image du Bien. Depuis les années 70, ce n’est plus le cas. C’est la désespérance qui en découle que Gérard Pince met en scène par son style, sorte de détachement d’entomologiste devant cette société observée et mise en branle par sa plume.
La structure de l’histoire est simple qui refait un homme en sept jours quand Dieu, dans le même temps, créa le Monde. Gérard Pince eut-il la tentation ou la conscience du parallèle ? L’auteur ne m’en a pas fait
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confidence, mais souvent l’écriture romanesque dévoile les intentions profondes à l’insu de l’écrivain. La langue enfin est claire, directe, précise, et les évènements s’enchaînent avec une rapidité qui oblige à la poursuite d’une lecture dont on attend l’accomplissement des destins en suspens. Le revenant de la forêt guyanaisele livre qu’il faut avoir lu pour que est comprennent le sens de leur lutte, ceux qui veulent éviter la disparition d’une civilisation qui eut ses siècles de grandeur et à laquelle nous devons tout.
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Georges Clément écrivain, poète février 2010
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