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Titre
Le sang des immortels
3
Titre Christophe Rosati
Le sang des immortels
Roman fantaisy
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02074-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304020748 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02075-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304020755 (livre numérique)
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PROLOGUE :
PROLOGUE
Prédateurs La pluie sombre et épaisse tombait en trom-bes sur les escarpements rocheux qui recou-vraient la région depuis plusieurs centaines d’années déjà. Tranchantes comme des rasoirs, on eut dit que ces roches avaient été coupées par la lame folle d’un géant aujourd’hui disparu. En contrebas, à des dizaines de mètres de là, une rivière noire et tumultueuse charriant boue, cendres et certainement d’autres immondices coulait, torrent impétueux et indomptable, vers une destination connue d’elle seule, couvrant de son rugissement le bruit de la pluie sur les pier-res. De temps à autre, un éclair zigzagant déchi-rait le ciel ténébreux, laissant entrapercevoir le décor lunaire de cette chaîne de montagne. L’eau du ciel, en chutant, emportait avec elle poussières et déchets, laissant nombre de stig-mates visqueux à l’endroit où les gouttes lour-des de pollution s’échouaient. Ainsi, peu à peu, la nature purifiait l’air des excréments déversés
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Le sang des immortels
par les anciens. Une terre morte revenait dou-cement à la vie, comme une fleur ouvrant len-tement ses pétales, essayant de capter au mieux la prodigieuse énergie solaire dont elle avait be-soin pour survivre. Malheureusement, les fleurs n’étaient plus présentes en nombre sur la pla-nète depuis les temps antiques. L’étrange végé-tation qui poussait en ces lieux était de toute autre nature. Plantes parasites et carnivores, herbes noires ou rouge sang, tel était le paysage qui s’offrait à la vue du voyageur assez incons-cient pour oser s’aventurer dans ce qui était considéré comme une zone-poison, un endroit où le seul fait de respirer était synonyme de mort dans les plus brefs délais. Malgré ce danger, errant dans les restes hu-mides et mousseux d’un vieux château perché sur un sommet rocheux, un homme marchait sans aucun but apparent, passant ça et là sa main sur les pierres froides et rêches de l’ancestrale bâtisse qui avait traversé les ages en restant fière et droite. Chacune d’entre elle semblait posséder un souvenir bien particulier. Celles ci avaient senti d’innombrables amants s’enlacer et appuyer leur peau moite contre el-les, soupirant et haletant d’un amour fort et éphémère, celles là furent aspergées de sang chaud et chargées de sensations négatives, ayant été témoins de tueries sans nom, de corps meurtris glissant contre leur paroi inégale, ren-
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