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Le second élément

De
75 pages
Grand-Valmont, une ville touristique et prospère, est soudainement coupée du monde entier par deux hordes d’envahisseurs barbares: d’un côté, des Deuxcôtés, des guerriers exécuteurs et de l’autre, des Cracos, des organisateurs ayant une force extraordinaire malgré leur petite taille. Ces deux peuples travaillent en symbiose et n’ont qu’un seul but: s’emparer d’une matière rare en grande quantité. Pour ce faire, ils tuent les adultes pour ne garder que les enfants âgés de 7 à 14 ans, une main-d’oeuvre docile et sans défense. Jonathan, un garçon de 12 ans, et Élisabeth, une fillette de 10 ans, font partie de ces jeunes dociles et travaillent dans une usine d’assemblage d’antozonite, le pétrole pourpre. Lors d’un orage sévère, ils s’échapperont de leur prison et réussiront à fuir la ville envahie. Une dame leur indique de se diriger vers la montagne. Mais cette dernière est-elle aussi salutaire qu’ils le croient ? Réussiront-ils à s’y rendre en toute sécurité ? Pourquoi aucun secours ne parvient-il à Grand-Valmont? À vous de découvrir ce qu’il adviendra de Jonathan et d’Élisabeth.
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Copyright © 2014 Danielle Dumais et Jonathan Michel Pipunic Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-241-4 ISBN PDF numérique 978-2-89752-242-1 ISBN ePub 978-2-89752-243-8 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
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Introduction
Jonathan Skyz Pipunic déborde d’énergie. Audacieux, ambitieux et surtout rêveur, il prône la joie de vivre ainsi que le développement et l’accomplissement de soi. Dans ses temps libres, il aime écrire des chansons, chanter et s’investir dans de nouveaux défis comme la websérie321 Bonne Actionavec son acolyte Juan. Il fait actuellement partie du groupe 2 Pauvres Types avec l’artiste P3E. Mille et une idées fourmillent dans sa tête et il met tout en œuvre pour les concrétiser. Depuis sa tendre jeunesse, il invente des histoires toutes aussi merveilleuses les unes que les autres. Aussi, sous la plume de Danielle Dumais, il se voit très bien comme un aventurier des temps modernes se portant à la défense des gens bafoués injustement, que ce soit en débusquant l’ennemi ou en volant au secours d’une personne en détresse. Au primaire, il a connu une expérience qui l’a fait grandir. Après un changement d’école, il est devenu, dès les premiers moments, une victime d’intimidation. Sa vie a basculé à ce moment-là. Renfermé sur lui-même, mais débordant d’imagination, il a su se sortir de cette épreuve blessante et humiliante. Aujourd’hui, il est un jeune homme confiant qui donne des conférences sur l’intimidation tout en poursuivant ses rêves et en incitant les jeunes qui le suivent sur le web à faire de même.
Chapitre 1 La fuite
ous un ciel couvert, de puissantes lueurs silencieuses et mortelles fusaient à des intervalles Sirréguliers. Les gens fuyaient à toutes jambes ces faisceaux dangereux. Durant cette course, plusieurs tombèrent sur la chaussée mouillée, d’une chute involontaire ou causée par une décharge meurtrière. Jonathan et Élisabeth faisaient partie de ces fugitifs qui couraient pour leur survie. Affolés, le garçon de 12 ans accompagné d’une fillette de 10 ans s’engouffrèrent dans une longue ruelle sombre qui se présenta à eux, inhabitée et finissant en cul-de-sac. À mi-parcours, Jonathan s’arrêta. Essoufflé, il lorgna du côté où des caisses de bois sous un balcon faisaient office de muraille. — Allons par là, chuchota-t-il. Sans hésiter, la fillette approuva. Ils se réfugièrent derrière cet empilement placé le long de la façade arrière d’une résidence délabrée. Cette dernière avait connu des jours heureux où vibrait le bonheur, mais depuis un certain temps, elle avait été privée de ses habitants, éventrée, mutilée et laissée à l’abandon, tout comme ses voisines. La rue principale était à une quarantaine de mètres de l’endroit où ils étaient. Ils y voyaient des gens filer à grande allure devant des poursuivants armés d’un objet crachant des faisceaux lumineux qui illuminaient le ciel et les façades des bâtiments partiellement démolis. La lumière jaillissait un court instant à la manière d’une allumette enflammée, puis s’éteignait dans un coup de vent. Les appels à l’aide se multiplièrent. En s’effondrant, les édifices habités faisaient de nombreuses victimes, incluant des passants. Des alarmes incendie hurlaient durant de longues minutes, mais aucun camion de pompiers ni pompier ne se présentèrent sur les lieux. Enlacés et grelottants, les deux jeunes attendirent que le calme revienne. La pluie tambourinait avec force les planches de bois au-dessus d’eux et des filets d’eau dégoulinaient sur leur tête. Une forte déflagration secoua un immeuble de cinq étages tout près d’eux. Le vacarme assourdissant qui dura plusieurs minutes révéla qu’un édifice venait de s’écrouler. Puis, s’ensuivit une explosion forte et brève suivie de crépitements. Un transformateur électrique venait de sauter. Le secteur fut soudainement plongé dans l’ombre, rendant les environs encore plus désolants. — Jonathan, j’ai peur ! dit la voix fluette de l’enfant. — Ne t’inquiète pas, nous sommes en sécurité, la rassura-t-il. Au même moment, une ombre casquée pénétra dans la ruelle et amorça une inspection des lieux en pointant un tube pouvant servir d’arme ou de lampe, selon son intensité lumineuse. La silhouette avait une démarche bizarre, à la fois saccadée et sautillante. Elle porta une grande attention en examinant un à un chaque cour, allant même jusqu’à s’avancer pour regarder derrière un buisson ou une clôture. Un autre individu fit de même et suivit le premier à une dizaine de mètres. Il s’appliqua tout autant que l’autre, si ce n’était davantage. Ses faisceaux lumineux léchaient les façades, les haies et les fonds de cour. — Jo, ils vont bien nous trouver, s’inquiéta Élisabeth. — Ne panique pas ! murmura-t-il. — Je veux bien, mais ils sont deux, pleurnicha-t-elle. Ils vont nous trouver, Jo. — Je t’en supplie, arrête tes gémissements. C’est sûr qu’ils vont nous trouver si tu n’arrêtes pas de pleurnicher. Lorsque le premier personnage arriva devant le tas de caisses de bois, il s’en approcha. La fillette frémit de peur. Lorsqu’il mit le pied dans la flaque d’eau profonde, il déclencha par inadvertance son arme pointée vers le bas. Il reçut une bonne décharge sur son pied. Des jaillissements lumineux zigzaguèrent le long de sa jambe. L’individu armé grogna tellement fort que l’autre vint le rejoindre. Jonathan s’étouffa presque de rire en le voyant s’électrocuter lui-même. Il réussit tant bien que mal à avaler son rire. Heureusement que son ricanement fut
enterré par les hauts cris du blessé involontaire. Après une courte conversation entre eux, les deux individus quittèrent l’endroit, un en boitant et l’autre en sautillant. — Tu vois, plaisanta Jonathan, l’éclopé et l’autre sont partis. — Ouais, sauf que nous sommes passés à deux doigts d’être repérés par ce scélérat et par ton rire. — Hi, hi, mais, nous ne l’avons pas été. — Que faisons-nous ? — Nous attendons que plus rien ne se passe dans la rue. Par contre, je te prédis qu’il n’y aura pas d’autres visiteurs dans le coin, hi, hi ! Sauvés par une flaque d’eau, je n’en reviens pas. Plus confiants, les deux enfants restèrent tapis derrière le mur protecteur. Une heure passa. Une accalmie relative s’installa. Incapables de sortir de leur cachette en raison des nombreux patrouilleurs qui circulaient encore dans la rue, ils se collèrent l’un contre l’autre pour se réchauffer du temps de plus en plus frisquet. Puis, une autre heure passa. Un crachin tenace et désagréable suivi de faibles averses avait remplacé la pluie torrentielle. Toujours en position accroupie, ils avaient les bras et les jambes engourdis et frigorifiés. De temps à autre, ils allongeaient une jambe ou un bras pour se dégourdir. Encore une autre heure s’écoula. Malgré leur lutte pour rester alertes et pour ne pas sombrer dans le sommeil, ils s’endormirent. Jonathan ne se réveilla qu’au petit matin. Il remarqua l’absence de pluie. Un brin d’optimisme et de confiance en lui s’installa. « Oui, nous pouvons y arriver », s’égaya-t-il. Il se réjouit du temps radieux qui s’annonçait. Il contempla le disque rougeâtre perçant à l’horizon. Ce dernier illuminait le ciel avec de plus en plus de vigueur. Transis et tremblotants par intervalle, Jonathan et Élisabeth n’étaient plus qu’une masse monolithique se laissant réchauffer par un soleil levant timide de fin septembre. Le cou et le dos endoloris, le garçon se détacha lentement de sa compagne qui dormait. Dans ses gestes lents et affectueux, il fit bien attention qu’elle ne se réveille pas, mais la fillette ouvrit un œil, le reconnut, puis se rendormit, épuisée. Il l’allongea au sol sur une zone sèche. Elle fut prise de grands frissons. Elle se releva d’un bond et se plaqua davantage contre son partenaire en laissant tomber quelques larmes. — Désolé, je ne voulais pas te réveiller, je voulais juste me dégourdir les jambes. Elle ne lui en tint pas rigueur. Cachée au creux de son épaule, Élisabeth murmura d’une voix tremblotante : — Tu crois qu’ils sont encore à notre recherche ? 1 You bet, répondit son ami en lui frottant les épaules pour la réchauffer. Et tu connais la punition. Dix coups de fouet et pas de nourriture durant un jour. — Mais qu’est-ce que nous pouvons faire ? pleurnicha la fillette de 10 ans aux yeux lumineux comme le ciel. Costaud, il ne craignait pas d’engager la bagarre contre ceux bien plus grands que lui qui le traitaient de gros, mais en général, il préférait les oublier, ne pas en faire de cas. À sa grande joie, il avait remarqué que les ignorer les frustrait davantage. — Il faut fuir, suggéra son ami. — Fuir où ? Mon oncle Anthony est un policier rusé. Il nous retrouvera. Il a leur pleine confiance, semble-t-il, hoqueta Élisabeth. — Ton oncle, lâcha-t-il en crachant par terre, ce sale traître. Il mérite une leçon. La fillette pleura. — Chuuuut ! fit Jonathan en la berçant de ses bras solides. Ne pleure pas, ma jolie princesse. Je sais. Je dis des bêtises. Il jeta un regard au loin. La rue était déserte. Puis, il ajouta d’une voix douce : — Il faut aller où la dame nous a dit d’aller, où ton oncle et les autres guignols ne peuvent nous retrouver. Pour l’instant, il nous faut des vêtements secs et de la nourriture. Une chance que le temps est doux sinon, nous aurions eu une belle grippe ou une bronchite. La fillette au teint chocolat au lait et à la lourde chevelure bouclée sourit tristement. — Nous sommes des orphelins recherchés, il n’y a pas de bonne cachette, marmonna-t-elle.