Le secret des coffrets

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Selon la tradition orale dont ils sont issus, ces contes nous transmettent, à travers des histoires pleines d'aventures et de drôlerie, la conscience morale et la gaieté des petites gens. Rois et princesses y côtoient tout un petit peuple futé, inventif et entreprenant qui jamais ne s'abandonne au désespoir ou à la misère. On y rencontre de même des animaux qui parlent et des héros dotés de dons extraordinaires. Les contes de ce recueil ont été adaptés de l'oeuvre laissée par l'un des fondateurs de la littérature hongroise pour la jeunesse : Benedek Elek.
Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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EAN13 : 9782296218017
Nombre de pages : 83
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d'après Benedek Elek

2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

@ L'Harmattan,

ISBN: 978-2-296-07615-0 EAN: 9782296076150

C{audy Leonardi et Adriana

Botka

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d'ayrès Benedek E{ék

L'J-{armattan

La Légende Des Mondes Collection dirigée par Isabelle Cadoré, Denis Rolland, Joëlle et Marcelle Chassin

Dernières parutions Sophie de MEYRAC, Le cachalot de Nunak. Contes de la Banquise,2008. Joëlle V AN HEE, La femme-eucalyptus. Contes et nouvelles d'aujourd'hui,2008. Mauricienne FORTINO & Michel LAUNEY (Coord.), L'ancien et le Wahamwi. Récits palikur d'animaux fabuleux d'Amazonie/Guyane. Bilingue palikur-français, 2008. Youcef ALLIOUI, L'oiseau de l'orage. Contes kabyles. Texte bilingue berbère:français, 2008. Claude BOURGUIGNON & Guillenno A TIAS, Là-où-finit-laterre. Contes du Chili, 2008. Mandiouf Mauro SIDIBE, Saranké et l 'homme sans cicatrice. Conte de Guinée, 2008. Bernard N'KALOULOU, Le verger de N'Go le léopard Contes du Congo-Brazzaville, 2008. N'Tji Idriss MARIKO, Moriba Yassa le paresseux. Contes du Mali, 2008 Chérif SECK, Sur la route de Diana-Ba. Contes du Sénégal en pays Mandé et Fouladou, 2008. Raouf MAMA, Zinsa et Zinhoué, les sœurs jumelle. Contes fon du Bénin, 2008. Codruta TOP ALA, Fils des larmes. Contes roumains, 2008. Christian Elo GABA, Le tam-tam des animaux, 2008. Colette DUMAS, Salomé, 2008. Raouf MAMA, Comment Caméléon devint source de sagesse. Contesfon du Bénin, 2008. Youssef ALLIOUI, La sagesse des oiseaux, contes kabyles, texte bilingue berbère:français, 2008. France VERRIER, Le destin (bilingue français-serbe), 2008. Christine Gnimagnon ADJAHI, Le forgeron musicien. Contes fan du Bénin, 2008. Marie-Line BALZAMONT, Contes médiévaux du quartier Mouffetard,2007.

La yrincesse

5tûsée

::Di ~ était une fois, bien au-delà des sept contrées, bien au-delà même du mont de Cristal, là où les cochons font la conversation et où les vaches pondent et caquettent, là donc, étaient un roi et son fils Jean.

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Un jour, le roi s'adressa à son fils dont le menton commençait à se couvrir d'un fin duvet: - Va, mon cher fils, pars explorer notre pays et ses alentours afin de faire tes propres expériences et devenir un homme sage, juste et courageux. Jean ne se le fit pas dire deux fois: il accrocha une besace à son épaule, attrapa une canne, salua affectueusement ses parents et s'en alla à la découverte des sept contrées. Il marcha, marcha, et sur sa route rencontra un homme fort grand et fort maigre. Le prince salua le promeneur qui lui rendit la politesse. Jean n'en revenait pas de la hauteur et de la minceur de l'homme, un vrai fil de fer! Il demanda: - Ami, qui es-tu, d'où viens-tu, que fais-tu dans la vie? L'homme répondit qu'il s'appelait Feu-du-Ciel et qu'il était capable de se déplacer à la vitesse de la foudre, peut-être plus vite encore. - Je voudrais bien voir ça ! s'exclama Jean.

Le jeune prince avait à peine fini sa phrase que, hop là !, un cerf traversa les buissons. Hop là !, Feu-du-Ciel fit un bond et au second avait rattrapé l'animal. Le prince admit: - Tu m'as convaincu! Je sais maintenant que tu cours aussi vite que l'éclair. Viens avec moi, faisons la route ensemble, en amis. Tu n'auras pas à t'en repentir. Ils se serrèrent chaleureusement la main, se jurèrent une amitié éternelle et poursuivirent la route à deux. Ils marchèrent, marchèrent, lorsque apparut au loin un homme trapu avec des bras et une carrure de géant. Il cherchait à soulever une montagne. Intrigués, Jean et son compagnon s'avancèrent vers l'homme et le saluèrent. - Ami, qui es-tu, lui demanda le prince, d'où vienstu et que fais-tu avec cette montagne? L'homme aux gros bras et aux larges épaules répondit: - Je suis Bras-de-Fer. Il n'y a pas de montagne, aussi haute soit-elle, que je ne puisse transporter sur mes épaules. Et il arracha la montagne comme une simple touffe d'herbe et la chargea sur ses épaules comme un vulgaire sac de blé. - Viens avec nous, ami, proposa Jean, sois notre compagnon et notre ami! - J'accepte volontiers, répondit Bras-de-Fer.

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Ils reprirent la route à trois et marchèrent, marchèrent encore jusqu'à atteindre une profonde forêt. C'est là que nos trois amis aperçurent, dans une clairière, un homme au thorax démesuré qui soufflait sur les arbres. Un vent puissant sortait de sa bouche, déracinant les arbres qui retombaient dans un fracas épouvantable. Fascinés, les trois amis, qui n'avaient jamais vu un tel spectacle s'arrêtèrent pour le regarder. Puis Jean demanda à l'homme: - Ami, qui es-tu, d'où viens-tu, que fais-tu dans la vie? L'homme au large thorax répondit: - Je m'appelle La Tornade et d'un petit souffle, j'arrache les maisons et transforme les arbres en tas d'aIl umettes. - Tu es l'homme qu'il nous faut, proclama le jeune prince, viens te joindre à nous! Ils se serrèrent tous la main, devinrent amis et reprirent la route à quatre. Ils marchèrent, marchèrent, lorsque au détour du chemin apparut un archer. Le prince le salua: - Hé, toi l'ami, qui es-tu, d'où viens-tu, que fais-tu dans la vie? L'archer répondit: - Je m'appelle Fait-Mouche et je suis capable de transpercer d'une flèche une mouche en plein vol, voire un petit pois posé sur la paume d'une main sans la blesser ni même la frôler. - Voyons ça ! proposa prince Jean.

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Fait-Mouche avait dans sa poche un petit pois qu'il posa sur la paume de Jean. Il banda alors son arc, visa et fit mouche sans même effleurer la main du prince qui ne sentit que l'air vibrer. Prince Jean complimenta l'archer, lui serra la main et lui offrit de se joindre au groupe. Ils reprirent la route à cinq et marchèrent, marchèrent encore jusqu'à rencontrer un petit homme vif, fort court sur jambes. Le prince le salua et lui demanda: - Ami, qui es-tu, d'où viens-tu, que fais-tu dans la vie? Le petit homme répondit: - Je m'appelle Ouïe-Fine. Il suffit que je pose mon oreille sur le sol pour entendre au loin ce que les gens disent ou pensent. Je sais aussi ce qu'ils font ou projettent de faire. Peu importe la distance! J'entends tout, devine tout! Le prince se félicitait d'avoir rencontré un tel homme. Il se lia immédiatement d'amitié avec le nouveau venu qui se joignit à la compagnie. Ils étaient désormais six bons amis, non de cour mais de foi, à faire la route ensemble. Ils marchèrent, marchèrent droit devant eux à travers les sept contrées jusqu'à rejoindre la Sicule, le pays des Fées. Le roi de Sicule avait une fille d'une beauté éblouissante. Jamais personne n'avait vu pareille splendeur. Tout comme jamais personne n'avait battu la princesse à la course. Elle courait si vite! Aussi vite que le vent! Aussi vite que le vent de la plaine, la furieuse borée du nord, aussi vite que les autans, les zéphyrs ou encore les

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