Le siège de Paris par les Vikings

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Novembre 885, une flotte impressionnante de drakkars s'engage sur la Seine. Le comte de Paris et l'évêque de la ville leur refuse le passage : commence alors le siège de Paris. Porgils, jeune Danois fait prisonnier durant les affrontements, est confronté au choix de retourner parmis les siens ou devenir un membre de l'entourage du comte. A travers le destin romancé du jeune homme, cette saga historique fait renaître une période méconnue de l'histoire de France, celle des derniers Carolingiens.
Publié le : mardi 5 février 2013
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EAN13 : 9782296530041
Nombre de pages : 296
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Joëlle Delacroix
Le siège de Paris par les Vikings Tome 1 : Les Vikings sur la Seine
R o m a n s h i s t o r i q u e s
Le siège de Paris par les Vikings Tome 1 Les Vikings sur la Seine
Romans historiques Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Haytam ANDALOUSSY,Sur la terre des orchidées, 2013. Jean-Noël AZÉ,Cœur de chouan. Fructidor, 2012.Jean-François ROUGE,Napoléon en Amérique. Le vrai faux journal d’Emmanuel de Las Cases, secrétaire et confident de l’Empereur,2012. Bernadette RAMILLIER,La vie aventureuse de Scipion du Roure. Officier de marine et chevalier de Malte, 1759-1822, 2012. Claude BOURGUIGNON-FRASSETO,Le temps des Voraces, le temps des carbonari, 2012. Rabia TAZI, Annick ZENNAKI,? UnMéditerranée, rêve impossible intellectuel algérien au début du siècle, 2012. Christine MALGORN,Syrie, mon amour, 2012. Babis PLAÏTAKIS,Alcibiade. L’enfant terrible de la Grèce, 2012. David DIOP,1889 l’Attraction universelle, 2012 Vincent SILVEIRA,Sara le médecin troubadour, 2012 Jacqueline SOREL,Boufflers, un gentilhomme sous les tropiques, 2012. Gildas DACRE-WRIGHT,Le Spectateur engagé ou que faire sous la Révolution quand on est beau-frère de Georges Danton ?,2011. Claude VALLEIX,Frédégonde, la reine barbare, 2011. Fred JOUHAUD,Madame d’Artagnan ?,2011. Jean-Paul DAILLOUX,Le Fantôme de Robespierre, 2011.Christophe DOSTA,Le concert du roi,2011. Mustapha KHARMOUDI,Maroc, voyage dans les royaumes perdus, 2011. Patrick CUENOT,Le Phénix d’Oppède. Aventure fabuleuse d’un cannibale du Brésil réfugié en Provence en 1520, 2011. Gérard PARDINI,Le pacha, De la Corse à l’Egypte, histoire d’un destin, 2011. Michel THOUILLOT,Henry de Balzac, enfant de l’amour,2011. Roselyne DUPRAT,Lawrence d’Arabie. Un mystère en pleine lumière, 2011. Emmy CARLIER,Madame la Marquise, 2011. Jean-François SABOURIN,Peuls l’empreinte des rêves, 2011. Rémy TISSIER,Le rescapé du temps,2011. Nelly DUMOUCHEL,Au temps du canal du Panama, 2010. Stéphanie NASSIF,La Lointaine, Le sacrifice de la Nubie, 2010. Anne GUENEGAN,Les psaumes du Léopard, 2010. Tristan CHALON,Le prêtre Jean ou Le royaume oublié, 2010. Jean-Claude VALANTIN,La route de Qâhira ou l'exilé du Caire, 2010. Didier MIREUR,Le chant d'un départ, 2010.
Joëlle DelacroixLe siège de Paris par les Vikings Tome 1 Les Vikings sur la Seine
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00828-8 EAN : 9782336008288
Novembre 885. Une imposante flotte viking remonte la Seine et se présente devant Paris. Sigfriÿr, son chef, veut négocier le passage vers la Bourgogne, mais le comte Eudes et l’évêque Gauzlin le lui refusent. Les Vikings assiègent la ville et s’efforcent vainement de la prendre d’assaut. Tel est le cadre historique du roman de Joëlle DELACROIX, dans lequel elle tisse la trame serrée d’un récit qui mène le lecteur dans les deux univers, franc et scandinave : le trait d’union en est un jeune Danois, Þorgils, blessé lors d’une attaque et recueilli secrètement par Gisèle, une femme que le comte de Paris vient de prendre sous sa protection. Le sort de Þorgils est le fil conducteur de ce roman haut en couleur, où s’enchaînent les péripéties qui tiennent le lecteur en haleine et où se dévoile une foule de personnages bien campés qui ne laissent pas indifférent. Une belle fiction sur un moment fort de l’histoire de France et sur l’attrait d’une culture autre que la sienne.
Jean RENAUD Professeur émérite de littérature et civilisation scandinaves
Note de l’auteur : dans la suite de l’ouvrage, les dialogues en italique correspondent à des dialogues en langue norroise.
CHAPITRE 1
« Or voici les présents que les cruels t'offrirent : sept cents navires très élevés et une multitude innombrable de plus petits, de ceux que l'on nomme couramment barques. Le lit profond de la Seine s'en trouvait à tel point encombré, jusqu'à un peu plus de deux lieues en aval, qu'on se demandait avec surprise dans quel antre s'était mis le fleuve (...) » Abbon, le siège de Paris par les normands, traduction H. Waquet, © Les Belles Lettres, Paris
Dans la grande salle du palais dont les murs se couvraient de fresques champêtres, la fête battait maintenant son plein. Dehors, la nuit était tombée et les rues de la ville ne résonnaient plus que des appels du guet. La chasse, menée au matin dans la forêt, avait été particulièrement bonne. Eudes, assis à la plus grande des tables, achevait à belles dents le cuissot du cerf, qu’au matin, son frère Robert et lui avaient tué. La meute des chiens avait difficilement acculé l’animal. Celui-ci les avait menés loin dans la forêt, jusqu'aux marais grossis par les violents orages de ces derniers jours. Un moment, le reste des chasseurs, les leudes qui les accompagnaient, avaient craint qu’il ne leur soit arrivé malheur. C’était chose si fréquente... Négligemment, Eudes jeta l’os rogné dans l’écuelle qu’il partageait avec son épouse Théodrate assise à sa droite, essuya ses doigts à la nappe et, tapant des mains, commanda à une jeune esclave chargée d’un pichet de vin qu’elle emplisse sa coupe d’argent. Se rencognant dans son large fauteuil dont les montants sculptés s’ornaient de têtes de chiens, il vida d’un trait sa coupe et, songeur, reporta son attention sur la salle et ses convives. Son jeune frère Robert présidait la table juste en vis-à-vis. A nouveau, Eudes nota, avec un rien de fierté, la belle prestance de celui-ci et s’étonna encore de découvrir comment du haut de ses dix-huit ans, il finissait par se comporter tout à fait en homme. C’était si soudain ; il ne l’avait pour ainsi dire même pas vu mûrir et pourtant, malgré l’allure encore juvénile de ses traits, malgré l’air enfantin que lui donnaient ses cheveux blonds et l’air rêveur de ses yeux bleus, Robert avait cessé d’être le gamin, le petit frère qu’il fallait élever et protéger. Bien que… En observant le leude Hermin assis à cette même table, Eudes pensa qu’il était des influences néfastes dont il devait encore garder son frère. Celle-là, en particulier, qui l’entraînait plus que de raison dans les bouges de la ville, se saouler et courir les filles de mauvaise vie.
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