Les Amis de l'Aquarius

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Anticipation burlesque qui mêle aventures, fiction, humour, bravoure, les aventures des amis de l'Aquarius sont racontées au passé, bien qu'elles aient lieu dans le futur, longtemps après la destruction de la terre que nous connaissons. Un monde nouveau est en train de naître. Mais le monde qui vient n'est pas très différent du monde d'aujourd'hui, bien que les moyens mis en œuvre soient encore largement inconnus.

Un monde nouveau se construit, sur une terre jadis dévastée. L'Aquarius lutte dans un monde dominé par la sinistre « Organisation » et ses ramifications : le Bailli de Lutèce, le pontife Maxime, les argousins, les gonzes...

Les héros, Bigraine et Amédée, sont des adeptes de la nouvelle religion de l'Aquarius aux prises avec l'Organisation qui, après les terribles « souffles chauds », prétend dominer
le monde. D'autres amis jouent un rôle important dans ces aventures. Les compagnes Mirette et Linda, les gorilles d'Amédée, le Mormon, Chichimèque et d'autres...

Dans cette fiction humoristique, c'est un visage du monde qui est dévoilé...


Publié le : jeudi 1 janvier 2009
Lecture(s) : 36
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999996105
Nombre de pages : non-communiqué
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Chapitre 1 Les amis de l’Aquarius Prenez une carte de l’ancienne République d’Haïti… En bas, à droite, vous verrez entre Marigot et Saltrou, un lieu dit AdieuauMonde, une sorte de finisterre tropical, un paradis perdu retrouvé – mais il paraît que ça a beaucoup changé. C’est là que, quelques années avant la nouvelle rénovation de la république, fut conçu celui qui allait devenir, vingt ans plus tard, le fameux Bigraine, citoyen du libre monde. Sa mère était une touriste esseulée à la recherche de l’âme sœur, fécondée sans préméditation, un après midi caniculaire, par un marchand de pite de la région. Elle devait mourir deux ans plus tard, de consomp tion languide – maladie plus fréquente que la nor male chez les touristes dont la vertu s’est échouée en pays tropical. Par chance, petit Bigraine était un bébé vigoureux et braillard. Papa Bigraine, grand fécondeur, mais trop occupé pour se livrer aux travaux d’élevage, le
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confia à une jolie nourrice dont la peau noire, le lait doux et le sein tiède devaient marquer pour toujours l’enfant dans son cœur profond. De là, Bigraine passa par les mains du percepteur local qui, étant de loisir depuis la ruine totale des finances publiques, s’était recyclé dans l’éducation. Yamelo Temiya, prêtre vaudou défroqué, se chargeait de l’enseignement des arts. Petit Bigraine faisait à cinq ans de la musique concrète, à six ans de la peinture abstraite et à huit ans composait un ballet futuriste,Les Galipettes astrales, dont on peut encore voir, diton, un enregistrement vidéo à la vidéothèque de PortauPrince. Voilà pour la petite enfance. Les années suivantes, Bigraine fut envoyé en Fran conie du Nord pour y faire des études. Papa Bigraine n’avait que le voyage à payer. Des bourses étaient données à qui en faisait la demande. Souvenonsnous du terrible dépeuplement des ré gions nordiques et de l’appel aux jeunes des pays chauds, surnuméraires dans leur contrée d’origine, mais nécessaires aux régions souspeuplées du Nord. Les bourses d’études attiraient les plus doués de ces enfants et contribuaient au repeuplement de ré gions ravagées par les guerres et les maladies. Et des ravages causés par la terrible morbose, contre laquelle il n’existe pas vraiment de traitement, jusqu’à nos jours. Ainsi en estil des maladies de l’esprit…
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