Les ballets de Nina - Hors série

De
Publié par

"Quand on aime quelque chose, on aime le partager!" Enfilant les tutus des plus beaux personnages du ballet classique, Nina vit leur histoire... Rien que pour toi !
Avec elle, découvre Giselle, Coppélia, La Belle au Bois Dormant, Casse-Noisette, et Le Lac des Cygnes. Tu vas les aimer, promis! Et tu danseras avec Nina...



Publié le : jeudi 23 janvier 2014
Lecture(s) : 24
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782266214612
Nombre de pages : 64
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
:
:
Avec le souvenir de Janine Stanlowa, fondatrice de
l’Institut International de Danse Janine Stanlowa, qui m’a
si amicalement encouragée tout au long des aventures de Nina,
je remercie mes amis de la danse pour leurs conseils.
En particulier :
Antonio Alvarado,
Anne-Marie Aulnay,
Yvette Bouland-Vinay,
Christophe Devera,
Isabelle Jehanno
Janine Stanlowa
et
Philippe-Marie Christophe, pianiste.
Avertissement
Dans la rubrique « Qui a dansé… ? », il ne m’est pas possible – pour une question de place – de citer toutes les ballerines de talent qui se sont illustrées dans le rôle en question. Que les danseuses oubliées par la force des choses veuillent bien me pardonner.
A.-M.P.
La danse te fait rêver,
tu adores Nina,
l’héroïne de la série
danse
Alors découvre vite
ses ballets préférés
et deviens
toi aussi
une étoile !
Pour la danseuse étoile, Marine Castel
Elle a accepté avec chaleur et générosité de répondre à mes questions concernant les grands rôles du répertoire1.
Merci de tout cœur, Marine !
Premier prix du Conservatoire National Supérieur de Danse à l’unanimité, Marine Castel a débuté professionnellement en 1991 au Ballet National de Nancy et de Lorraine. Son directeur et chorégraphe Pierre Lacotte l’a nommée étoile en 1997. Si elle a incarné les plus beaux personnages du ballet classique, Marine Castel a aussi dansé avec talent des pièces néoclassiques ou contemporaines. Et elle a été « principale » (= étoile) au Ballet de Zurich (Suisse).
1Ses remarques ou indications apparaissent dans le texte précédées de la mention : Ce qu’en dit notre etoile
Un danseur danse parce que le sang danse dans ses veines.
Anna Pavlova (1881-1931)
Prologue
Nina met les . sur les i
Quand on aime quelque chose, on aime le partager. Je veux partager avec toi l’émotion de ces cinq ballets :
Giselle
Coppélia ou la fille aux yeux d’émail
La Belle au bois dormant
Casse-Noisette
et
Le Lac des Cygnes.
Ils sont parmi les plus beaux du monde.
Si tu danses…
Tu les connais ! Tu les as vus, revus, ou même tu en as travaillé certains passages.
Mais…
J’ai envie de t’apporter un petit « plus ». Ces ballets, je vais les vivre pour toi ! Te les raconter comme si les événements tragiques, tendres ou drôles qui arrivent à leurs protagonistes me concernaient, moi, Nina Fabbri. Grâce à ce regard très personnel, tu t’imprégneras (encore) mieux – j’espère – de ces personnages que tu danseras un jour…
Si tu ne danses pas…
Quelle chance… dans un sens !
Tu vas découvrir un monde inconnu, extraordinaire et tellement beau…
Objection no 1
— Un ballet ? Trop nunuche !
N’importe quoi ! Les ballets racontent (presque) toujours une histoire d’amour magnifique. Et l’amour n’a rien de nunuche, à mon avis.
Objection no 2
— La danse, je ne connais pas. Je n’y comprendrai rien !
Mais si ! Tu comprendras. Les évolutions des danseurs ont un sens ; elles sont basées sur un vocabulaire très riche : celui de la danse. Je vais t’aider à l’apprendre. Tu en saisiras vite la signification précise.
Objection no 3
— J’ai peur de m’embêter…
NON ! Tu vas passer un moment… super ! Un personnage de ballet n’est pas une marionnette. Il éprouve joies, chagrins, espoirs, déceptions ou bonnes surprises. Avec lui, tu vas sourire et pleurer, t’amuser, t’émouvoir… comme au cinéma !
En plus…
Ces héroïnes extraordinaires n’auront plus de secret pour toi quand tu iras au théâtre… pour de bon. Tu les aimeras, tu les comprendras et tu vivras la danse avec elles… après l’avoir vécue avec moi !
Alors…
Tu viens ?
Mais avant le lever de rideau…
Un soupçon d’Histoire…
Coup d’œil sur l’époque des ballets choisis1
Une œuvre artistique est toujours influencée par son époque ; la situer dans son contexte la rend plus compréhensible.
Ces ballets datent tous du XIXe siècle. Au long de cette période, la danse a subi plusieurs mutations importantes.
Par exemple, en 1832, Marie Taglioni (1804-1884) est la première ballerine à danser sur pointes dans le ballet La Sylphide. Le courant intellectuel, artistique et littéraire d’alors s’appelle le romantisme. C’est la revanche du sentiment sur la raison et, en art, celle de la liberté d’expression sur les règles imposées.
En 1841, Giselle est l’illustration parfaite de ce romantisme : un amour impossible ouvre sur le fantastique. Le « ballet blanc2 » du deuxième acte semble la victoire de l’âme sur le corps.
En 1870, le romantisme n’est plus à la mode. Le second Empire – époque assez pro-spère – a des valeurs plutôt terre à terre. Les spectateurs préfèrent sourire que s’émouvoir. La France va s’amuser à Coppélia ou la fille aux yeux d’émail... avant de basculer dans la guerre franco-allemande de 1870-1871.
Un détail rigolo
L’argument du ballet est tiré d’un tragique conte d’Hoffmann qui, francisé, devient drôle et charmant.
Hoffmann (1776-1822), écrivain et compositeur allemand, a écrit des contes fantastiques qui sont à l’origine d’un certain nombre de ballets du XIXe siècle à nos jours.
Même si le ballet Coppélia fut redansé après la guerre, dès 1875, la danse française entra dans une période de somnolence…
Elle ferme ses yeux d’émail.
Heureusement…
La danse a le don d’ubiquité3 !
Très loin, en Russie, à Saint-Pétersbourg, un Prince charmant va réveiller la danse russe. En 1890, le danseur-chorégraphe français émigré là-bas, Marius Petipa, crée La Belle au bois dormant. La splendeur inouïe de ce spectacle est en accord avec l’apogée du régime tsariste.
En 1892, Petipa offre un joyeux divertissement à Sa Majesté et au public : Casse-Noisette, avant Le Lac des Cygnes en 1895, considéré comme la perfection du ballet classique.
Mais…
La fin d’un monde approche. En France, la guerre de 1914-1918 bouleverse les vies et les mentalités, tandis que la révolution bolchevique de 1917 contraint beaucoup d’artistes russes à l’exil. Certains se réfugient à Paris où les Ballets Russes de Serge de Diaghilev4 avaient triomphé quelques années plus tôt. Ils nous rapportent nos chefs-d’œuvre oubliés…
Giselle, par exemple.
1La fiche technique complète des ballets est indiquée au début de chacun.
2Acte (ou ballet complet) dont les danseuses portent des tutus blancs pour donner une impression de rêve ou de fantasmagorie.
3Faculté qui permet de se trouver en plusieurs endroits à la fois.
41872-1929, homme de spectacle russe.
1
Giselle
Un ballet romantique en 2 actes
Créé à l’Opéra1 de Paris le 28 juin 1841
Musique : Adolphe Adam (1803-1856)
Chorégraphie : Jules Perrot (1810-1892) et Jean Coralli (1779-1854)
Créatrice du rôle : Carlotta Grisi (1819-1899)
Décors : Ciceri
Personnages principaux
Giselle, petite paysanne de quinze ans
Albrecht (ou Albert), le prince (duc ou comte dans certaines versions) qui se fait passer pour un paysan, Loys
Hilarion, le garde-chasse amoureux de Giselle
Myrtha, la reine des Wilis (ou Willis)
Et 24 Wilis2
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi