Les carapaces noires

De
Publié par

Valérie Russa, une jeune femme alcoolique, provoque un grave accident de la circulation, entraînant la mort de plusieurs personnes. Chargé de trouver les fournisseurs d'alcool de la jeune femme, Thomas, inspecteur de la police de haute criminalité, fait de troublantes découvertes. Il se passe des choses étranges, mais il n'arrive pas à les relier... En acceptant un reportage proposé par son éditeur, l'écrivain Steven Even ne pensait pas tomber sur un formidable sujet de roman. Mais son enquête va lui en apprendre beaucoup plus qu'il n'en aurait voulu... Quelque part, dans un monde inconnu et effrayant, un homme s'éveille... Comme Thomas et Steven, il va chercher à comprendre. Comme Thomas et Steven, il n'aurait peut-être pas dû...
Publié le : mercredi 7 février 2007
Lecture(s) : 147
EAN13 : 9782748194128
Nombre de pages : 263
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
2
Les carapaces noires
3
Alexis Varsovy
Les carapaces noires
Roman de science-fiction
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9412-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748194128 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9413-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748194135 (livre numérique)
6
.
8
JE1
Mes mains. J’ai regardé je regarde mes mains. Mes veines noircissent. Sur mes bras elles sont devenues noires. Puis quelque chose de visqueux, d’un noir intense et brillant, sort de sous mes ongles, s’est étalé, m’entoure, m’enferme. Ça m’a recouvert, je me débats. Rien à faire. L’obscurité se referme, je pousse de mes mains, essaye de crever sa surface de mes ongles, de mes doigts, mais c’est impossible, elle m’étouffe, elle m’étouffe, au secours !… Au secours… Des escaliers qui descendent, qui s’enfoncent au loin. Des marches sans fin que je survole. J’ai dû en louper une, avancer trop loin mon pied. L’escalier est bleu. J’ai quatre ans. L’angle tourne à gauche. L’escalier est marron clair. L’angle tourne à droite. J’ai neuf ans. Je tombe, je chute. Une plongée infernale. Je me souviens de mon premier bonhomme de neige : un gros tas de neige sur lequel j’avais posé une boule avec des trous pour le nez, les yeux et la bouche. Et puis aussi de la deuxième fois que
9
Les carapaces noires
Marine m’a déshabillé. Avant il y avait eu Sandra. Je me noie. Au secours ! De l’eau chlorée plein la gueule. J’ai eu du mal à saisir la perche que me tendait le maître nageur. Des abeilles, des guêpes et des frelons me poursuivent. Je cours dans la nuit sans avancer. Mes pieds s’enfoncent, mes jambes, dans de l’acide. Le couloir pour aller aux toilettes est long et sombre. Bien trop long et bien trop sombre. Il y a des gens démembrés qui se promènent là-dedans. Et puis l’homme carbonisé qui erre. Un rat qui me dévore les orteils et un serpent dans la bosse allongée de ma couette. Ainsi qu’une espèce de gorille tout gris avec une longue barbe et des mains munies d’immenses griffes sous mon lit. Il est prêt à happer tout ce qui dépassera du lit. Je ne peux même plus tendre mon bras vers la lumière. Il va enfoncer ses longues griffes dans le matelas. Je chute dans l’escalier. J’attends avec angoisse le moment où je toucherais le sol, appréhendant le choc, voyant d’avance mes jambes céder, craquer, se tordre. Soudain tout tourbillonne, puis le chaos se dissipe lentement. Je reprends le contrôle de mes pensées. Tout est noir autour de moi. Mon corps est replié sur lui-même. Je n’ai ni chaud, ni froid… sauf sur le bout de l’index et du majeur de ma main gauche, où je sens de l’air froid. Je comprends alors que j’ai percé
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.