les colonies secrètes : Peupliers d'argent

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Les colonies secrètes sont des territoires cachés où humains et insectes dont la taille est proche, vivent bien à l’abri derrière une barrière végétale infranchissable. Azmir un guérisseur, son épouse Meshora et leurs quatre enfants connaissent une existence paisible à Peuplier d’Argent. Mira l’aînée songe à se fiancer. Marel et Boon, deux adolescents, ont une scolarité agitée. Mais une imprudence de Timor, le petit dernier, va attirer sur lui et ses frères, l’attention du conseil de la colonie. Tous trois sont porteurs de dons précieux et doivent partir pour la Grande Académie, un territoire mystérieux. Azmir et Meshora vont lutter pour protéger leurs enfants. Mais une menace rôde, un danger mortel pour tous les habitants du territoire.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 219
EAN13 : 9782748144147
Nombre de pages : 272
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les colonies secrètes : Peupliers d'argent
Alex-Ph. Vincent
les colonies secrètes : Peupliers d'argent
Les enfants d'Azmir
FANTASTIQUE
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2004 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-4415-5 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-4414-7 (livre imprimé)
A L E X-P H.V I N C E N T
CHAPITRE PREMIERUn petit garçon précoce. Un guérisseur amoureux. Anatomie d’un coléoptère. - Maman, pourquoi je n’ai pas le droit de me promener au-delà de la grande barrière ? Demanda Timor. La question fusa, rompant la sérénité tranquille autour de la longue table où toute la famille prenait le premier repas de la journée. Le petit garçon aux prunelles pétillantes, inclina le front pour entreprendre un nettoyage méticuleux de son bol, se régalant de l’onctueuse bouillie au miel. Ses cheveux sombres, soyeux, dissimulaient son expression concentrée. Il se redressa et lécha avec application ses doigts menus, un sourire mutin étirant sa bouche rose. A travers ses longs cils noirs, il observait sa mère, qui avait été stoppée net par l’innocente question. D’ordinaire, elle virevoltait autour des convives veillant à ce que chacun se nourrisse convenablement pour affronter la nouvelle journée, resservant les uns, forçant l’appétit des autres. D’ailleurs, Mira, à la gauche de Timor, remuait avec application une crème de fruits, sans vraiment la déguster ; le petit grimaça, ce n’était qu’une purée d’abricot, aucun intérêt !
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L E S C O L O N I E S S E C R E T E S:P E U P L I E R S D'A R G E N T
Il releva les yeux pour observer son petit monde et réalisa avec fierté que tous le regardaient bizarrement. L’enfant sourit, découvrant ses petites dents blanches, plutôt fier d’avoir retenu l’attention de ses frères et sœur, plus âgés et surtout celle des adultes. Son père, Azmir, très grand, droit, les sourcils imperceptiblement froncés au-dessus de ses prunelles pâles, l’observait avec attention. Puis son visage se fendit d’un sourire teinté de fierté paternelle et ce fut le point de départ de multiples exclamations pour Marel et Boon, âgés respectivement de douze et onze printemps. La taille déjà élancée de ses frères obligeait Timor à lever la tête bien haut pour leur parler. Moins qu’avec son père, mais toujours assez pour que l’enfant se sente trop petit et s’en agace. D’ailleurs il semblait condamné à ne pas grandir assez vite. - Il a parlé, s’étonna Marel répétant ces quelques syllabes à l’infini. En fait pour la première fois, l’enfant s’était exprimé par la pensée, comme ses aînés. Dans toutes les familles de la colonie, la première fois qu’un enfant remplaçait la voix par la pensée, l’événement était toujours marquant. Timor était d’ailleurs très en avance pour son âge. D’ordinaire les enfants faisaient leur première tentative à sept ou huit printemps, très rarement avant. Or il n’avait que cinq ans. Il avait parfaitement maîtrisé sa pensée, comme l’aurait fait un habitué. - Et il pense même bien, constata Boon incrédule. Très blonds, bouclés, les yeux clairs, les deux garçons au physique élancé, proche de leur père, offraient un parfait contraste avec Mira l’aînée et Timor le petit dernier, aux prunelles sombres et aux cheveux bruns. La jeune fille était mince comme une liane, fragile et
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