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Les dits de la ménagère

De
126 pages
Creuser à nouveau le sillon de la langue des femmes et de son champ de prédilection et d'expertise : celui des arts ménagers et de la gestion domestique. Mettre en narration des pratiques, des tours, des micro-inventions qui définissent un idéal ménager, assorti d'un code de conduite proche d'une morale. Faire entendre ces voix modestes et leur langue populaire, avec leur drôlerie et leur humour, pour qu'accèdent à l'héroïsme les humbles et obscures officiantes des travaux et des jours.
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Creuser à nouveau le sillon de la langue des femmes Françoise W
dans son champ de prédilection et d’expertise : celui
des arts ménagers et de la gestion domestique.
Explorer sans les épuiser les thématiques de la
gouvernance correcte d’un intérieur par une maîtresse Les dits dede maison respectable qui « tient » son ménage.
Célébrer en langage le royaume obscur et modeste la ménagèredu féminin. Au fl de ces narrations domestiques
s’élaborent les contours d’une culture féminine
populaire, d’une langue commune et d’un savoir- Le ministère des Affaires intérieures
dire, inculqué et transmis.
Mettre en narration des pratiques, des tours, des
micro-inventions qui défnissent un idéal ménager,
assorti d’un code de conduite proche d’une morale.
Réhabiliter les tâches ingrates, invisibles et
dévalorisées de la gestion du ménage. Faire
entendre ces voix modestes et leur langue populaire,
méridionale, avec leur drôlerie et leur humour, pour
qu’accèdent à l’héroïsme les humbles et obscures
ofciantes des travaux et des jours.
Françoise Weck est Maître de conférences
honoraire du département Art,
Communication, Langages de l’Université de
NiceSophia-Antipolis. Agrégée de Lettres
Modernes, docteur ès lettres, spécialiste
de poésie contemporaine elle anime des
ateliers d’écriture.
Illustration de couverture :
© Valeriy Kachaev - Thinkstock
ISBN : 978-2-343-07849-6
14 €
ececRUE_ECOLES_REC_WECK_9,5_DITS-DE-LA-MENAGERE.indd 1kk22/11/15 17:20:12
Rue des Écoles / Récits
Françoise W
Les dits de la ménagère
Rue des Écoles / RécitsLES DITS DE LA MÉNAGÈRERue des Écoles

Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux
personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique,
politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction
(romans) et des textes autobiographiques.


Déjà parus

Thibaud (Aurore), Beau temps sur tout l’univers, récit, 2015.
Prunet (Paul), La vie ou les futurs du passé, essai, 2015
Rey (Michel), Une lumineuse affaire, roman, 2015.
Kissel (Myriam), Refuges lointains, roman, 2015.
Alpace (Christian), De briques et de broques, mémoires, 2015
Apicella (Patricia), Figure-toi un danseur de corde, roman, 2015.
De Montmollin (Danièle), Mocumbi (Adelina), Mozambique, destins
croisés d’une femme et d’un pays, récit, 2015.
Leroux (Martial), Devant, derrière, roman, 2015.
Pannequin (Martine), Églantine, roman, 2015.
Demirdjian (Véronique), Une voix si douce, récit, 2015.
Le Goaziou (Véronique), Les nuages à nos pieds, roman, 2015.
Daubercies (Claude), Les histoires d’amour de Monsieur Spongexstrate,
roman, 2015.





Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre
chronologique en commençant par le plus récent.
La liste complète des parutions, avec une courte présentation
du contenu des ouvrages, peut être consultée
sur le site www.harmattan.fr Françoise Weck





Les dits de la ménagère



Le ministère
des Affaires intérieures



















































© L’Harmattan, 2015

5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris

www.harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-07849-6
EAN : 9782343078496 Du même auteur
L’Accent grave et l’Accent aigu, Parcours de lecture Jean
Tardieu, Bertrand-Lacoste, Paris, 2000
Petite mythologie de nos rêves immobiliers, L’Harmattan,
Paris, 2006
Faire écrire étudiants et lycéens, plaidoyer pour une
écriture de création, L’Harmattan, Paris, 2006
Putain d’accent ! Comment les méridionaux vivent leur
langue, L’Harmattan, Paris, 2007
La langue des filles, l’apprentissage linguistique du féminin,
L’Harmattan, Paris, 2010
La presse régionale vous parle, Le Dauphiné Libéré au fil
des jours, L’Harmattan, Paris, 2012
Petites secousses et légères commotions, Nouvelles,
L’Harmattan, Paris, mars 2013.
Vieilles femmes, portraits et fictions vraies, L’Harmattan,
Paris, juillet 2013
Babils de femmes, Savoir-dire et mauvais genre,
L’Harmattan, Paris, février 2015. J’embrasse le commun, je m’assieds au pied
de ce qui est familier, bas, et je l’explore
Ralph Waldo Emerson
Ce qui se passe chaque jour et qui revient
chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident,
le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le
bruit de fond, l’habituel, comment en rendre
compte, comment l’interroger, comment le
décrire ?
Georges Pérec, L’infra-ordinaire Arpenter le réel Itinéraires et parcours


Il est du tonnerre l’appart ! La chance ! Je l’ai bien
baratiné. Le mec, ça lui a plu que ça me plaise. Je suis
bonne.
Tu entres, le hall bien propre, les boîtes aux lettres en
alu avec de grosses étiquettes, toutes pareilles, l’étage
et tout. L’ascenseur, pas neuf mais ça marche, pas fait
pour les obèses : tu te colles le nez contre la vitre sinon
la porte coince. T’arrives sur le palier, la porte, tu
verras, c’est du costaud : blindée cinq points. Là tu
entres, petit vestibule avec porte-manteaux et tablette
pour les clés. J’y mettrai un petit meuble à chaussures,
si j’en trouve un qui rentre. Tu prends le couloir, à
droite tu trouves la kitchenette, séparée, mieux pour les
odeurs. Juste ce qu’il faut, tout le mur en rangement,
une table qui se rabat contre le mur. Tu peux y manger
à deux, pratique pour le petit déj. Tu ressors dans le
couloir et à gauche t’as le salon, tout mimi, juste pour
un canapé deux places sous les trois petites fenêtres,
deux fixes et une ouvrable. Tu peux pas mettre des pots
de fleurs sur le rebord : trop étroit, un coup à estourbir
le passant un jour de mistral. Une table basse
rectangulaire, je préfère les rondes, c’est plus logeable.
Peut-être, dans le coin, la place pour un petit ficus
jeune, faut voir, ça peut servir de sapin de Noël. De là
tu vois la courette, un peu sombre mais au moins c’est
calme. Á droite, tu entres dans la chambre, toute
simple, pas grande, un petit nid d’amour. La petite
fenêtre donne sur la montée d’escalier, je la boucherai
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