Les fruits étranges de l'Alabama

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Un secret, ça ne se raconte pas. Surtout si tous les savants du monde rêvent de le percer et que les gouvernements sont prêts à payer
des fortunes pour le connaître !
Certains iraient même jusqu’à tuer pour le découvrir ! Tu crois que j’exagère ? Attends de découvrir mon histoire…
Publié le : mercredi 1 avril 2015
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EAN13 : 9782895799665
Nombre de pages : 114
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L’ANTIHORLOGE
1 L’ ANTIHORLOGE
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Bouchard, Camille, 1955  L’antihorloge  Sommaire : t. 1. Les fruits étranges de l’Alabama.  Pour les jeunes de 10 ans et plus.  ISBN 9782895796817 (vol. 1)  I. Bouchard, Camille, 1955 . Fruits étranges de l’Alabama. II. Titre. PS8553.O756A64 2015 jC843’.54 C20149426011 PS9553.O756A64 2015 Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2015 Bibliothèque et Archives Canada, 2015
Direction éditoriale : Thomas Campbell, Gilda Routy Révision : Josée Latulippe Mise en pages et couverture : Mardigrafe inc. Illustration de la couverture : © Shutterstock
© Bayard Canada Livres inc. 2015
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Imprimé au Canada
978-2-89579-966-5
À NanCy, que j’ai failli manquer dans le temps.
« Un secret, ce n’est pas quelque chose qui ne se raconte pas. Mais c’est une chosequ’on se raconte à voix basse et séparément. »
MARcEL PAGNOL
1. Mon secret, ma famille et moi
C’est un secret. Et un secret, ça ne se raconte pas. Je dois le garder pour moi. C ’.epuoqrouetsleconijete
Mais oui, à toi, je peux. Tu n’es que le lecteur. C’est un peu comme si tu n’existais pas. De la même façon que, moi, je n’existe pas pour toi. Nous sommes le fruit de l’imagination de l’autre.
En tout cas, raconter mon histoire me fait du bien. Ça me permet de réduire la pression. Car j’en ai, crois-le bien. Devoir garder un secret, c’est une lourde responsabilité.
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Surtout si le secret en question a l’importance du mien. Tous les savants du monde rêvent de le percer, et les gouvernements sont prêts à payer des fortunes pour le connaître ! Des agents de services de renseigne-ment internationaux iraient même jusqu’à tuer pour le découvrir !
Oh ! tu dois t’imaginer que j’exagère. Tu hoches la tête d’incrédulité. Tu ouvres les yeux bien grands. Tu te dis : « Mais qui est-il, ce garçon, pour prétendre porter sur ses épaules une information pareille ? Un super agent secret ? Un espion ? »
Eh bien, non. Rien de tout ça. Je suis un gars de onze ans, comme toi, qui va à l’école, a des amis de son âge, aime faire du vélo, déteste le brocoli… Tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Banal. Alors, comment se fait-il que je détienne ce fameux secret ? C’est à cause de mon papi. Le père de ma mère. C’est par lui que tout a commencé. * * *
Je me présente : Samuel. Comme Samuel de Champlain. Ma sœur porte le même prénom que Marguerite de Valois, une ancienne reine de France. C’est que mon grand-père est historien et il a convaincu ma mère de donner des noms de personnages illustres à ses
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petits-enfants. Heureusement qu’il n’est pas patron d’une marque de céréales ! J’aurais pu m’appeler « Cheerios » et ma sœur « Alphabits ».
Mon père, lui, eh bien ! je ne le connais pas. Il a disparu quelques semaines avant ma naissance. Il est parti avec une autre femme et ne s’est plus intéressé à nous. Je ne l’ai donc jamais vu. Il n’y a pas de photo de lui à la maison ni aucun souvenir. Ma mère n’en parle jamais.
Mon papi a d’ailleurs plein de qualicatifs pour le dési-gner : irresponsable, sans cœur, pas n, égoïste… À part ça, je ne sais rien de lui. Ah, si ! J’ai des cousins quelque part dans le Bas-Saint-Laurent. Mais je ne me souviens pas de les avoir déjà rencontrés.
Je te rassure, ça ne me manque pas. Ni papa ni sa famille. Je me sens très bien avec ma mère et mon papi. Il n’y a que ma sœur que je trouve un peu nunuche, mais bon, aucune famille n’est parfaite.
Si je ne te parle pas de ma mamie, c’est qu’elle est décédée quand j’avais seulement trois ans. Elle s’appe-lait Victoria. J’ai un seul souvenir d’elle : elle pétait dans son fauteuil roulant. Ça me faisait rire. C’est tout.
Ma mère, ma sœur et moi, nous portons le nom de famille de papi : Beaulieu. Nous vivons avec lui dans sa vieille maison bâtie dans le dernier rang de Saint-Achille, un petit village qui n’est lui-même pas plus grand qu’un rang.
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Enn, pour ne pas t’ennuyer avec les présentations, je t’expliquerai les autres détails de ma vie à mesure que l’histoire se déroulera. N’oublions pas que j’ai un secret à te coner.
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