LES GENIES SONT FOUS

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Jeune fonctionnaire, vivant dans la capitale, enthousiaste et épanoui, Kaïli Hari tombe brusquement malade. A la recherche du médicament miracle, il passera de la médecine moderne à la médecine traditionnelle, en traversant des péripéties souvent douloureuses...

Publié le : vendredi 1 juillet 2011
Lecture(s) : 66
EAN13 : 9782296465633
Nombre de pages : 211
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LES GENIES SONT FOUS
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecolepolytechnique,75005Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN:978-2-296-55229-6 EAN:9782296552296
Boureima GAZIBO
LES GENIES SONT FOUS
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"CetteAfrique existe de sesvaleurs propres auxsources encore visibles.Aces sources,jet'invite àvenirboire à grands traits.Cest dans leureauclairequetupourras puiser tonauthenticité() baigner tonâme,tonêtreintérieuren relationavectoutela création."
BoubouHAMA ‘‘Changer l’Afrique’’
I
Sitôt le véhiculeimmobilisé, Kaïla Hari prit son sac et sauta à l’extérieur.Il remerciale BonDieud’êtrearrivé à destination sain et sauf.Il nepouvait tenir plus longtempsdanscette cage.Cétait étouffant.L'atmospre était intenable.Non seulement les abondantes sueursdeshommes s’étaient mêlées à lasenteurde l’essence brûlée etdu ventchaud,mais l’aircomprimé dans le véhicule brassait le gazanimalque dégageaientdeuxpetits ruminants, couchés sur la ferraille, àleurs pieds. Kaïla Hari serappela avecregret,l’airfraisque dégageait le climatiseur desonbureauet la douceurdesa chaiserembourrée à accoudoirs.Ilaimaitbien s’y caleret s’yprélasser, lorsqu’il avait écoulé tous les dossiers qu’on luiavait imputésetqu’iln’avait plus d’instancesur satable. Cétait lesérieuxde Kaïla Hariautravail,sa capacité danalyse et d’interprétationdesdonnéeschiffréesqui lui avaient permisd’être nommé àcet important poste de chef deservice des statistiques. Ses collègues l’avaient longtempsjalousépourcestatutetcertains avaient qualifiésapromotionde"cadeaude chef àunfile". KaïlaHari nes’enfit pointet ne futnéoutremesurepar les comméragesde certainscollègues. ‘‘Nosennemis nesont pas seulementdehors.Ils sont leplus souventavecnousdans lamême cour’’ s’était-ilalorsdit. Il savait que cétait son seul méritequi l’avaithissé à ceposte car il était toujoursconvaincuquepour réussir,ilfallaitêtre consciencieux,travailleurethonnête. Or,laplupartde ces agitateurs ne faisaient pas letravail qu’on leurdemandait,mais attendaient impatiemment lapaie àla findumois.Mêmeson camarade de bureau,AhmédineHamadan, avaitfailli selaisser entraîner par lesautrescollègues.Heureusement qu'il s’était rapidement ressaisi.Il pensa à ce dernier quidevait s’ennuyer seul,
là-bas aubureau, sans sa compagnie et lescauseriesqu’ils échangeaient pendant lajournée.Il serait probablementen train déplucher lesdifférentsdossiersdont les submergeaient le directeurnéralet sesautres prochescollaborateurset qu’ils devaient toujours traiterdans les meilleurslais.Le directeur néral, en particulier, courait presque derrièresesdossiers. Cependant lasituationdesoncamaradeAhmédineHamadan ne pouvaitêtrequemeilleure àlasienne.Levoyagequ’ilvenait deffectueravaitétélong,pénible etépuisant. Unetrentaine depersonnes s'étaient retrouvéesentasséescomme des sardinesdanscettevieillemachinequidate del’époque coloniale.Cétaitunenginde dix-neufplacesaumaximum.Mais, commetout lemondelesait ici,personnen’était obligé de respecterces règles restrictives.Cesontdesformalités sagréables,prescrites pourdesgens quivoudraient respecter jusquàlalettrele code devie desEuropéenset leurs manièresde faireleschoses.Leshommesde cetterégion sontdeshommes fiers, dignesetconséquents.Ils saventdistinguercequiestbon poureuxet qui pourraitfaireleurbonheurde cequi nel’est paset qu’il ne fallait pasaccepter.Pourquoi respecteraient-ilsalorsde vaguesconsignesvenuesdailleurs,souventapposées surdes plaques plantées tout lelong delaroute et qui n’avaientaucun lien avecleursvaleursde civilisation ?Ici,lesgens sont solidaires. Ensemble,on partagetout. On nemangepas seul,puisqu’on nevit pas seul. Onappartient tousàlamêmefamille.Aussi,s’ily avait delaplacepourdix-neufpassagers, comment n’eny aurait-il pas pourvingt-deux,voirevingt-cinq personnes ?Il suffirait pourcela qu’on seserreun peuplus,lesunscontrelesautresetçairaità coup sûr.Dailleurs, comment pourrait-on limiter lenombre de placesalors que certains individusaccepteraientvolontiersde voyagerdeboutdansuncoindel'engin,quitte às’accrocheràune barre de fer soudée au véhiculeouà agripperun siège comme support ?Souvent, dautresallaient jusquàseposter sur letoitde lavoiture, dans leporte-bagages, aumilieudes sacsderiz, des cartonsdeproduits manufacturésetautresbagages. Il suffisaitdansce cas, deporterun turban sur latête, de donner dosau ventet on sejouaitdelanature etdelapoussièrequi ne manquait pas surces pistesen terrerouge dAfrique.SiDieule veut,onarrivaità destination sainet sauf, avecseulementun peu
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