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et
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Les griffes de l’amour
Roman
06/12/15 18:36
Les griffes de l’amour
Oumar MAGASSOUBA
Les griffes de l’amour
Roman
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07779-6 EAN : 9782343077796
À toi ma mère
Femme noire, Femme africaine Toi, mère de tes coépouses Esclave de mon père Ô ! Maman, je pense à toi Victime des souffrances de la polygamie Rescapée des injustices polygames Tu te résignas à l’humiliation Toi qui supportas les souffrances de la grossesse Ô ! FADIMA, je pense à toi Mère de tous les enfants malheureux Toi qui me portas au dos, Le pilon serré dans tes vaillantes mains, Pour écraser le manioc, le riz, le, mais… Ô ! Maman, je rêve d’être toujours à tes côtés Toi qui comprenais le sens de mes pleurs Et de mes babillages Tu dormais quand j’étais en profond sommeil Tu étais malade quand j’étais mal portant Ô ! FADIMABA, peux-tu m’allaiter encore ? M’allaiter avec ton érudition rare Toi qui aiguillas mes premiers pas Toi qui revendais tes habits aux vils prix, Pour nourrir tes enfants
Ô ! Mère docile, tu m’as montré : Que Vérité est plus solide que mensonge Que l’avenir est l’œuvre du présent Que la plume cultive plus que la daba Plume à la main, je grimperai la tour EIFFEL Ta bénédiction sera mon souffle inébranlable Tes prières, ma force inépuisable Pour graver tes étoiles au sommet Ô ! Maman, je te demande pardon L’auteur
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CHAPITRE I La naissance d’une idylle entre Bern et José
Le soleil brillait ardemment ce jour-là, la chaleur qui émanait de ses rayons avait envahi les maisons modestes de la capitale guinéenne. Les gens ensommeillés ou par paresse, défiaient cette grande chaleur sous l’air soufflé par un éventail. D’autres personnes pour s’éloigner du malaise se retiraient discrètement pour s’installer dans la cour sous l’ombre d’un porche ou d’un arbre, ils ne voulaient pas perdre la fraîcheur de la brise de mer qui soufflait à peine. L’atmosphère était calme. Aucun nuage ne couvrait le ciel dont le lustre bleu-clair rassurait les lavandières. Les béliers et les boucs qui depuis l’aube, avaient abandonné leur enclos en quête de nourriture, se reposaient le ventre à même le sol sous les arbres qui bordaient les ruelles, ruminant les fruits de leur promenade. José, la fille aimée de Monsieur Mamadou et de sa femme Binta était assise là, sous le manguier, devant leur cour pour guetter le passage de Bern revenant de l’école. Elle adorait souvent prendre congé de sa mère occupée par les activités ménagères pour aller s’installer à la devanture pour admirer ou critiquer l’apparence ou l’allure des passants. Ces passants qui ne cessaient leur va-et-vient
Un pour Un
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