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Les illustres Farceurs

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152 pages
Paris, automne 1377. La visite prochaine de l’empereur d’Allemagne au roi de France donnera lieu à de grandes festivités. Pour l’occasion, dame Isabeau, une riche bourgeoise, souhaite offrir un spectacle sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Elle engage donc une troupe de comédiens ambulants, qui se réjouissent de passer l’hiver au chaud. Les répétitions vont bon train lorsque deux des acteurs découvrent une conspiration qu’ils décident de déjouer.
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MARYSE ROUY LES ILLUSTRES FARCEURS
LES ILLUSTRES FARCEURS
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Rouy, Maryse, 1951- Les Illustres Farceurs  (Atout ; 141)  Pour les jeunes de 10 ans et plus.  ISBN 978-2-89723-339-6  I. Titre. II. Collection : Atout ; 141. PS8585.O892I442014 jC843’.54 C2013-942498-9 PS9585.O892I44 2014
Les Éditions Hurtubise bénéficient du soutien financier des institutions suivantes pour leurs activités d’édition : – Conseil des Arts du Canada ; – Gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) ; – Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) ; – Gouvernement du Québec par l’entremise du programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres.
Conception graphique : Fig communication Illustration de la couverture : Xin Ran Liu Mise en page : Martel en-tête
Copyright © 2014, Éditions Hurtubise inc.
ISBN 978-2-89723-339-6 (version imprimée) ISBN 978-2-89723-340-2 (version numérique PDF) ISBN 978-2-89723-341-9 (version numérique ePub)
er Dépôt légal : 1 trimestre 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada
Diffusion-distribution au Canada : Diffusion-distribution en Europe : Distribution HMH Librairie du Québec/DNM 1815, avenue De Lorimier 30, rue Gay-Lussac Montréal (Québec) H2K 3W6 75005 Paris FRANCE www.distributionhmh.com www.librairieduquebec.fr
www.editionshurtubise.com
MARYSE ROUY
LES ILLUSTRES FARCEURS
MARYSE ROUY
Maryse Rouy, qui a longtemps enseigné dans une école primaire de Montréal, se consa-cre maintenant à l’écriture. Depuis 1995, elle publie avec succès des romans destinés tant aux adultes qu’à un public plus jeune. Le Moyen Âge lui a inspiré l’histoire duChevalier Jordan, dont elle nous raconte les aventures tout au long de ses années d’apprentissage, ainsi que celle d’Agnès, qui joue àLa Funambuledans une cité médiévale. Maryse nous a aussi trans-e portés auxixsiècle, en Irlande et au Canada, avecLa Chèvre de bois, puis à l’époque du Régime français, sur les traces deL’Insolite Coureur des bois,et ensuiteen France, lors de la Deuxième Guerre mondiale, avecUn avion dans la nuit.Dans le romanJe n’irai pas en classe de neige !, elle nous a parlé d’intimidation. Cette fois-ci, elle nous invite chez dame Isabeau, en l’an 1377, alors que cette riche bourgeoise souhaite offrir un spectacle sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pour cela, elle engage des comédiens ambulants, les Illustres Farceurs. La commerçante aura-t-elle fait un bon choix en accueillant à l’hôtel Boutebrie cette troupe surprenante ?
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UNE RENCONTRE AUX SUITES INATTENDUES
Avec ses beaux habits et sa façon de regarder autour d’elle avec assurance, elle était immédiatement repérable parmi les badauds. Le public était composé, comme de coutume, de gens très divers qui s’étaient approchés en voyant les comédiens sur leur estrade. Certains étaient modestes ou carré -ment loqueteux, d’autres, artisans ou com -merçants, étaient plus prospères. Mais elle, c’était une grande dame. Elle s’était avancée au premier rang sans souci de ceux qui étaient déjà là, et ils s’étaient écartés pour la laisser passer en maugréant un peu. Plantée devant la scène, elle regardait les acteurs interpeller les passants à grand renfort de facéties pour qu’ils s’attardent, s’amusent de leurs grimaces et donnent une piécette en partant. Elle semblait fascinée par le specta -cle et toute la troupe redoubla d’ardeur pour retenir une attention aussi flatteuse. Mais, si elle demeura jusqu’à la fin, la dame ne manifesta aucun amusement. Elle n’avait
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d’yeux que pour Robin, qui faisait le joli cœur auprès de Marion, pendant que Jehan, hué parce qu’il jouait le rôle du traître, rôdait autour du couple, visiblement en quête d’un mauvais coup. Les spectateurs criaient, riaient, encourageaient les comédiens tandis que la noble dame restait de marbre. Lorsque la farce fut terminée, elle prit dans son aumô -nière une pièce qu’elle lança vers la scène. Jehan bondit pour la saisir au vol, applaudi par les badauds amusés de l’air furieux et vexé de Robin qui avait cru pouvoir l’attra -per. Jehan fit un tour de piste en gambadant, puis il s’arrêta en face de la donatrice et la salua bien bas. Elle répondit d’un impercep -tible hochement de tête et s’en alla. Le public se dispersa et les comédiens firent une pause avant la représentation suivante. Martin compta la recette. Grâce à la dame, elle était nettement supérieure à ce qu’ils avaient espéré en s’installant place de Grève ce matin-là, et ils étaient joyeux en recevant leur écuelle des mains de Suzon. C’était une soupe de fèves qui avait embaumé les lieux dès le matin depuis l’auberge voisine où elle mijotait. Le brouet était assorti d’une tranche du pain noir dont la cuisson, dans le four du boulanger, leur avait également chatouillé les narines. Les bateleurs mangèrent en s’inter -
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rogeant sur l’inconnue et l’attention qu’elle leur avait portée. Elle avait surtout regardé Robin, tout le monde l’avait noté, mais l’inté-ressé n’avait pas d’explication à fournir, sauf celle qui ne convainquait personne : il prétendait se démarquer parce qu’il était le meilleur comédien. Chacun dans la troupe savait que sa principale qualité était au contraire son physique. Il avait une carrure qui le désignait pour le rôle du soldat et un visage séduisant pour celui de l’amoureux. C’étaient des emplois s’accommodant d’un petit talent, à l’inverse de celui du mauvais garçon, qui demandait plus de subtilité, et était plutôt confié à Jehan. Le repas terminé, Martin remonta sur les planches et harangua les passants qui s’aven-turaient sur la place : — Approchez, bonnes gens, approchez ! Ne manquez pas la chance de voir et d’enten-dre les célébrissimes Illustres Farceurs. Après avoir fait le tour du royaume, les Farceursvont jouer pour vous, Parisiens, leurs farces les plus renommées. Arrêtez-vous, bonnes gens, et approchez ! Quand il y eut suffisamment de curieux au pied des tréteaux, les comédiens, la mys -térieuse dame oubliée, se lancèrent avec entrain dans leur pantomime. Pour la plus
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Paris, automne 1377. La visite prochaine de l’empereur d’Allemagne au roi de France donnera lieu à de grandes festivités. Pour l’occasion, dame Isabeau, une riche bourgeoise, souhaite offrir un spectacle sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Elle engage donc une troupe de comédiens ambulants, qui se réjouissent de passer l’hiver au chaud. Les répétitions vont bon train lorsque deux des acteurs découvrent une conspiration qu’ils décident de déjouer.
Dans la lignée duChevalier Jordan, Maryse Rouy propose un roman médiéval intrigant et amusant.
Illustration de Xin Ran Liu
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