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Les liens de l'Ombre

De
219 pages
Mort
Certaines personnes feraient n’importe quoi pour l’éviter. Même échanger leur âme immortelle contre une existence infinie.
Spectres
Secrètement, inexorablement, ils infiltrent notre monde, suçant l’essence de victimes qui ne se doutent de rien par leur hideuse parodie d’un baiser.
Segue
Adam Thorne a fondé l’Institut Segue pour étudier et détruire son monstre de frère, mais la clé de son succès repose entre les mains pâles et menues d’une femme en fuite. Il y a quelque chose d’envoûtant et de différent chez Talia O’Brien, sa sensualité inconsciente, sa façon mystérieuse de se glisser dans l’Ombre.
Twilight
C’est l’endroit entre la vie et ce qui arrive ensuite — une forêt sombre et fantaisiste, remplie de beauté, de péril, de mystère. Et Talia est sur le point d’ouvrir la porte.
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Cher lecteur, chère lectrice,
Mot pe l’épitrice
1 Bienvenue au CréPuscule… non, PasceCréPuscule . Celui-ci est Plus sombre, Plus suggestif, en Partie susPense, en Partie fantastiue et en Partie conte pe fées. C’est le royaume pe l’Entre-peux, où la contrée pe la Mort péborpe pans le monpe pes vivants. C’est lors p’un concours p’écriture ue j’ai luLes liens de l’OmbrePour la Première fois. Dès les obsépantes Premières Pages, je me suis repressée et j’y ai Prêté attention. J’ai immépiatement su u’il s’agissait p’un livre original. Qui était ce mystérieux Homme pe l’Ombre, si Protecteur et si pangereux en même temPs ? Comment exPliuer u’une femme Puisse survivre alors u’elle se fait Pourchasser Par une horpe pe sPectres gobeurs p’âmes ? Que faire Pour anéantir un frère ui est pevenu un monstre torpu ? La vive imagination p’Erin Kellison vous garantit p’être surPris à chaue tournant. Avec les fantômes, les fées pe l’Autre Monpe et uneBelle au bois dormantinsérée ici Pour le Plaisir,Les liens de l’Ombreun pébut pe série excePtionnel ui mène les romans p’amour est pans pe nouvelles pirections fantastiues. Et maintenant, glissons-nous pans l’Ombre… Tous mes vœux, Lea Hultenschmidt Épitrice Bienvenue dans l’Ombre
Talia entenpit Apam ui Prenait une insPiration Penpant u’elle enveloPPait le voile autour p’eux. Le jour Passa p’un bleu ensoleillé à une obscurité pe rêve. Ils se tinrent Parmi les couches pe brouillarp, alors ue les voiles pe l’Ombre léchaient sensuellement leurs corPs. Les arbres, la Prairie au-pelà et l’imPosante silhouette pe l’Institut Segue étaient toujours là et semblaient Pourtant transitoires, comme si un bon couP pe vent aurait Pu transPorter le tout au loin. La main p’Apam se réchauffa pans la sienne. Il la remPlit pe son émerveillement, ce ui était mieux ue tout le reste. Cela lui Permit aussi pe comPrenpre à uel Point l’Ombre était belle. — Un Peu Plus, pit-il. Talia tenpit le bras, et le jour s’obscurcit Pour pevenir le créPuscule, l’orbe pu soleil Passant pu jaune flamboyant au violet foncé. Le monpe Prit p’innombrables nuances pe violet, pe PourPre et pe noir. Les sons s’étirèrent, et, ainsi, les stripulations pes grillons et les gazouillis pes oiseaux se firent Plus aigus, pes notes étranges péformées Par l’obscurité. L’Ombre se péPosa sur les éPaules pe Talia et glissa pélicieusement contre sa Peau en signe pe bienvenue. L’émerveillement p’Apam se transforma en une crainte mêlée p’apmiration, et son excitation pécuPla.
Talia jeta un couP p’œil sur son visage, afin pe voir uelle ProPortion pe ce u’il ressentait elle Pourrait y lire. Il baissa les yeux vers elle, sur le Point pe pire uelue chose, mais il s’arrêta et la regarpa fixement. Cette sensation était pe retour, un filet pans sa pécouverte à lui, Puis une inonpation ui balayait tout… le pésir. 1. « CréPuscule » se trapuit ParTwilighten anglais. Une référence à la série pu même nom pe StePhenie Meyer.
Copyright © 2010 Clarissa Ellison Titre original anglais : Shadow Bound Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Dorchester Publishing Co., Inc., New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Katherine Lacombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Matthew Ellison, © BigStock.com Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-585-9 ISBN PDF numérique 978-2-89752-586-6 ISBN ePub 978-2-89752-587-3 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Kellison, Erin [Shadow Bound. Français]
Les liens de l’Ombre (Série de l’Ombre ; t. 1) Traduction de : Shadow Bound. ISBN 978-2-89752-585-9 I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre : Shadow Bound. Français. PS3611.E44S5214 2015 813’.6 C2015-940562-9
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
À Matt, avec tout mon amour.
Remerciements
Je suis extrêmement reconnaissante à Lea Hultenschmidt, mon éditrice, Dour son soutien et son enthousiasme, à Alicia Condon, ui a fait cet incroyable aDDel un matin de janvier, et à Jessica Faust, mon agente, Dour ses conseils d’exDerte et une semaine mouvementée ue je n’oublierai jamais. Merci à mon mari, Matt, d’avoir enlevé tous les obstacles de la route et d’avoir lu avec tant de soin chaue mot de chaue version du livre, à maman et DaDa, Dour leur amour et leur soutien, à ma sœur géniale, eborah, avec ui j’ai aDDris à écrire, et au reste de ma famille, Dour leurs encouragements et leur bon sens de l’humour. Merci à Brian Anderson, Dour ses renseignements détaillés sur les armes et les situations tactiues. S’il y a des erreurs, ce sont les miennes. Et, bien sûr, merci à mes coDines de sorties entre filles, Jill, Jen et Jeni. Enfin, merci à mes critiues et aux merveilleux écrivains de WriteSDot : Julie Ellis, Jo Gregory, Kathleen Grieve, Tes Hilaire, jj Keller, KC Klein, Lynnette Labelle, Theresa Sallach, Jenn Thor et ee Ann Williamson, et à mes bêta-lecteurs fantastiues, Kris Tualla et Nora Needham.
Prologue
ne lumière jaillit au plus profond de l’Ombre. U Le seigneur des fées tira son manteau autour de son visage, afin d’atténuer l’intense rayonnement.Futile !Dans son esprit, la femme était toujours là et elle brillait comme de l’or en fusion. La chaleur du feu de son âme pénétrait les voiles qui séparaient le monde des mortels et le Crépuscule, et se glissait contre la peau du seigneur en une caresse. Elle, le soleil, était assez puissante pour stimuler même ce seigneur. De son poste dans l’obscurité, il regardait dans sa chambre. Son lit était fait, et l’oreiller intact. Il était venu trop tôt, afin de surfer sur les vagues rugueuses de ses rêves, d’adoucir ses vifs accès de douleur et d’inquiétude pour qu’elle puisse se reposer. Depuis qu’elle était enfant, il avait fait de son mieux. Il était heureux de voir le matériel de la chambre de malade qui reposait dans un coin, encore inutilisé, l’oxygène dans un réservoir. Les machines somnolaient, leurs fils électriques enroulés en attente. Un pinceau à la main, elle était assise sur un tabouret en face de son chevalet, à l’intérieur d’un profond triangle de ténèbres coupé par la lumière qui s’échappait de la lampe de chevet. Elle contemplait son monde de l’Ombre, tout comme il s’émerveillait devant le sien. Sur la toile devant elle, elle avait peint un paysage de conte de fées : collines luxuriantes éclairées par la lueur des étoiles, bordure de forêt noire et vaste mer grise au-delà. Le cœur de la femme battit plus fort, et les voiles entre eux s’amincirent alors que son heure approchait. En même temps qu’il s’arqua contre elle, il accueillit la douleur soudaine qui faisait écho à travers lui, quelque chose d’elleà ressentir. Elle s’arrêta, afin de reprendre son souffle, et ses mains tombèrent sur ses genoux. La pointe du pinceau déposa une goutte de vert sur la jupe de sa robe. Il s’émerveilla de sa force de volonté alors qu’elle serrait les dents et contraignait son corps à retrouver un rythme régulier. Il était étrange de voir comme elle s’accrochait si fort à la vie, tout en utilisant son art pour rendre une image du Crépuscule. Il se rapprocha et plongea dans les ténèbres gris bigarré de sa chambre, jusqu’à ce qu’il puisse capter son odeur. Les parfums vifs dansaient sur sa peau et imprégnaient ses cheveux ; sur ses doigts apparaissait le musc de la peinture, qui ne partait jamais vraiment, et quelque chose de plus dense, de plus sombre, qui tenait de la femme et de la mortalité. Il sentit sa triste détermination, teintée de désespoir, dans un esprit vigilant qui maintenait son jeune cœur en vie, et lui ordonnait d’exercer ses fonctions assez longtemps pour qu’elle puisse embrasser la vie, faire quelque chose de durable, laisser sa contribution au monde. Même si son émotion coulait sur lui comme un fleuve sauvage, il ne pouvait démêler ses pensées structurées, les composantes de base de son intelligence, de sa motivation et de sa création alors qu’elle transformait son monde d’une façon à la fois subtile et grandiose. Telle était la beauté et la puissance de la mortalité. Si seulement elle savait… Elle se domina. Elle ramassa son pinceau, posa la pointe sur la toile, puis s’arrêta et inclina la tête. — Es-tu là ? appela-t-elle, sa voix à peine plus qu’un murmure. Sa sœur se trouvait dans une chambre plus loin, hors de portée, en train de fixer une fenêtre argentée à travers laquelle se reflétaient des lumières mouvantes et on entendait des rires. — Je sais que tu es là, dit-elle, même si elle regardait sa peinture. Son pinceau reprit sa course.
— Tu pourrais bien sortir et me parler, pour une fois. Alors, elle me cherche. C’est enfin arrivé, et pourtant, c’est encore trop tôt.petite Une flamme étincela dans sa poitrine, mais il s’obligea à se retirer dans l’Ombre en tirant son manteau autour de ses épaules. Elle soupira. — Je ne voulais pas te faire peur. Elle s’arrêta de nouveau, afin de balayer la pièce du regard, et ses yeux se posèrent sur le coin et la chaise vide, puis ils l’observèrent furtivement, pour finir par regarder plus intensément dans les gris qui s’intensifiaient de l’autre côté. Elle se mit à rire, un rire sec et lourd d’ironie. — Imagine,toi,tu as peur demoi. Ça doit être une première. En effet, la plupart frissonnaient rien qu’à penser à lui, mais pas elle. — Et après tout ce temps que nous avons passé ensemble. Eh bien, pas exactement ensemble, mais tu sais ce que je veux dire. J’aimerais que nous puissions parler, pour une fois. Mais alors, je suppose que ce ne sera pas long avant que nous nous rencontrions. Après, il y aura plus que suffisamment de temps. Ce n’est pas vrai.Elle traverserait le Crépuscule, mais brièvement, avant de se rendre dans l’autre monde. Le Crépuscule était seulement la frontière. Elle ne pourrait pas attendre longtemps à cet endroit, peu importe ses efforts pour retarder son passage. Et il le ferait. Il ne pouvait pas la laisser passer devant lui comme une bougie qui se consume, pas sa Lumière vive. L’obscurité pesait lourdement sur son dos, et il lui démangeait de lancer sa cape au loin. Déjà, elle était consciente de sa présence. Et sa peinture était la preuve que sa vision du Crépuscule s’éclaircissait. Quel mal y aurait-il, vraiment ?S’il ne pouvait pas la garder longtemps au Crépuscule, peut-être pourrait-il voler un moment ici,maintenant. Il déchira une fine couche du voile, la seule qui restait avant son passage, puis il sortit du Crépuscule et entra dans la demi-obscurité de la chambre. Les odeurs du monde des mortels se pressèrent autour de lui. Il y en avait trop pour qu’il puisse les discerner individuellement, sauf la sienne. Elle le remplit d’un seul souffle. Son regard se précipita vers lui. Le pinceau tomba au sol. Sa peau, déjà pâle, tourna au blanc. Ses paupières battaient comme des ailes de papillon, dévoilant des yeux bleus avec des cercles concentriques indigo bordés de cils noirs recourbés. — Chut, dit-il, et il tendit la main, la paume tournée vers le bas pour calmer le choc soudain et surprenant qui lui avait coupé le souffle. Ses yeux se remplirent de larmes, alors qu’elle considérait sa présence, et son esprit utilisa son pouvoir de mortelle afin de façonner sa forme selon la conception qu’elle se faisait de lui au plus profond de son âme. Cela ne modifiait pas son essence ; maintenant et pour toujours, il serait le Messager final, l’Hôte ultime, le capitaine du bateau qui l’emmènerait du monde des mortels pour lui faire traverser les eaux du Crépuscule, pour la libérer sur le rivage au-delà. Mais laforme qu’il prenait était quelque chose dont elle était responsable. Si seulement les mortels étaient conscients de leur pouvoir, ils pourraient remodeler les trois mondes avec une seule pensée. Peut-être qu’un jour, ils le feraient. Que vit-elle quand elle le regarda enfin ? Un cauchemar concocté de peur, vieilli jusqu’à être méconnaissable et grotesque ? Cela se passait souvent de cette manière. Ceux chez qui la crainte du passage sombre créait une terreur venue d’on ne sait où et dont les cerveaux lui