Les minarets du Levant

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L'État islamique tente d'implanter sa vision de l'Islam au Liban. Mais, au sein du Deuxième bureau de l'armée, ultime bastion de la souveraineté, veille un barbouze pas comme les autres, qui se démène pour contrer et désamorcer des complots aussi sordides les uns que les autres. Les minarets du Levant est un roman d'espionnage et de lutte antiterroriste, qui introduit le lecteur dans les coulisses de la politique et des services de renseignement opérant au Liban.
Publié le : jeudi 5 novembre 2015
Lecture(s) : 6
EAN13 : 9782336396491
Nombre de pages : 268
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PeterGERMANOS Les minarets du Levant Roman
Les minarets du Levant
Les mînarets du Levant
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Lesminarets du Levant
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Avertîssement
Ce roman est une œuvre de Ictîon. Bîen qu’î y soît aît paroîs réérence à des personnes ou des îeux rées, ceux-cî ne sont cîtés que pour conérer au récît un arrîère-pan réaîste. Tous es autres noms de personnes ou de îeux et tous es încîdents décrîts sont e produît de ’îmagînatîon de ’auteur. Toute ressembance avec des personnes, des événements ou des îeux exîstants ou ayant exîsté seraît purement ortuîte.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.frharmattan1@wanadoo.fr ISBN :978-2-343-06948-7 EAN :9782343069487
Jdeideh, Liban info@entire-east.com www.entire-east.com
Révision et mise en page: Johnny Karlitch
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés à l’auteur pour tous pays
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Les mînarets du Levant
PROOGUE
Un sourîre. Un sîmpe petît sourîre. ï écarta égèrement une petîte mèce de ceveux tombée sur son ront et aîssa a tensîon se dîuer dans ’espace envîronnant. Pendant une mînute quî uî parut întermînabe, î ésîta, puîs consuta sa montre Roex pour ensuîte jeter un coup d’œî urtî sur e morceau de papîer cîfonné : «Je suîs désoée, mon amour. Vraîment. Je t’aîme beaucoup. Maîs î aut qu’on se pare. Jeudî, 17 h, chez Pau, Sai. Nadîa.» entement, très entement, sa maîn se reerma sur e bîet qu’î roîssa et jeta d’un geste brusque. ï se sentaît totaement încapabe de mettre un terme à ces dîx dernîères années de sa vîe. Maîs î aut, comme on dît, quîtter a tabe quand ’amour est desservî. Aznavour a raîson quand î cante qu’« î aut savoîr magré ce qu’î nous en coûte, s’en aer sans se retourner ». Et puîs, î aaît qu’ee sace. ï ne pouvaît pas mettre sa vîe et a sîenne en danger. Sans e savoîr, ee étaît devenue son taon d’Acîe. Marwan s’accorda un înstant pour observer ’égîse Saînt-Georges, tout en manîpuant dîstraîtement son îPone 6,
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un cadeau de a CïA, un vraî bîjou îg-tec. ï étaît entouré de passants anonymes, et de Syrîens quî essayaîent tant bîen que ma de survîvre en demandant ’aumône. Que retournement de sîtuatîon ! Ces mêmes Syrîens goûtaîent maîntenant a potîon amère qu’îs avaîent sî bîen su dîstîer pendant des décennîes aux abîtants du pays du cèdre. Trente années de caucemar vécues sous a botte de 1 eur armée, es ameuses orces duRadeh. Trente ans d’occupatîon, d’umîîatîon, d’enèvements et de tortures… Des vîes assîégées, pîonnées, des quartîers entîers détruîts par ’artîerîe ourde, des îmmeubes éventrés… Un roueau compresseur de désespoîr et de mort. Maîs e îban se reevaît, et reevaît une oîs de pus e déI de sa reconstructîon. Afubé d’une paîre de Ray Ban dans e pus pur stye 2 Bacîr aînsî que d’une écarpe en soîe, Marwan avaît du ma à passer înaperçu dans e Lot de jeunes quî commençaîent à aluer vers a mosquée E-Amîne pour a prîère du vendredî. Par cance, aucun d’entre eux n’étaît assez proce nî assez perspîcace pour percevoîr ’angoîsse quî e tenaît à a gorge. RéLécîssant sur sa sîtuatîon, son vîsage se endît d’un sourîre amer. Pour un gamîn de dîx ans, ee auraît pu être acceptabe… Maîs pour un oicîer du Deuxîème bureau, cette sîtuatîon étaît tout sîmpement patétîque. Peu împortaît e motî de cette séparatîon, et ce n’étaît pas a rue majestueuse, aant du Séraî à SaI, quî e dîstraîraît de ses pensées. De son poste d’observatîon, î bénéIcîaît d’une vue pongeante sur e ameux caé auque Nadîa avaît aît
1. Forces de dîssuasîon. 2. Ex-ce des Forces îbanaîses et présîdent de a Répubîque, assassîné en 1982.
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ausîon. À mesure que e temps s’écouaît, î se crîspaît davantage. ï n’avaît reevé aucun mouvement suspect nî vraîment înquîétant, maîs son Laîr de vîeux oup uî rappeaît que rîen n’aaît pus. Aucun danger, même potentîe, ne ’empêceraît de se rendre à cette rencontre quî consacreraît a In oicîee de son coupe. Au sommet de a rue, une emme attîra son attentîon. ï pîssa es yeux. Cette ongue ceveure rousse et dense, cette démarce mascuîne : Yvana Abaycev, sans e moîndre doute. Membre actîve du SVR, e successeur oicîe du KGB, cette emme atae încarnaît e caucemar ambuant de tous es servîces secrets occîdentaux. Marwan avaît toujours trouvé qu’ee avaît beaucoup d’aure : grande, un mètre quatre-vîngt-cînq, mînce, et des prunees noîres quî s’accordaîent paraîtement avec son regard beu cîe. ï connaîssaît sî bîen es courbes armonîeuses de ses ances qu’î auraît pu es reconnatre es yeux ermés, rîen qu’en parcourant des paumes sa peau sî douce, sî ’occasîon se présentaît. Maîs de à à coucer avec Azraë, e dîabe en personne, c’étaît une autre paîre de mances. Aujourd’uî, î n’étaît pas questîon de ermer es yeux, ne seraît-ce qu’une ractîon de seconde. ’omme ort du Deuxîème bureau scruta à nouveau a rue avec attentîon, en quête de a moîndre anomaîe, puîs ocaîsa son attentîon sur Yvana Abaycev. Ee se dîrîgeaît d’un pas erme vers ’espanade de ’égîse Saînt-Georges. Après avoîr soîgneusement observé tous es passants, ee s’assît sur un banc, ’aîr d’attendre quequ’un. Et en efet, queques secondes pus tard, un omme à a cînquantaîne airmée, barbu, e teînt âé, vînt s’înstaer à côté d’ee. ïs écangèrent deux grandes enveoppes.
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