Les Ombres de Roseland

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Elle se penchait vers lui. Il retint sa respiration. La bouche de la visiteuse n’était plus qu’à quelques centimètres, une odeur de champignons des bois lui parvint. Elle lui posa un doux baiser sur la joue, comme une caresse. Les yeux de Julien s’ouvrirent complètement pour apercevoir un visage féminin, d’une couleur laiteuse, ou plutôt opaline, recouvert d’un voile transparent. Les yeux de la femme étaient suppliants, lorsqu’elle retira la bouche, dans un murmure, elle souffla: — Icrem! Julien se leva brusquement, il alluma. La chambre était vide!
Publié le : mardi 1 juin 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748357899
Nombre de pages : 150
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Du même auteur
Lettres dun monde fermé, 1987
François Garcia
LES OMBRES DE ROSELAND
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0115605.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2010
À Nanette
Merci à : Antonia Garcia Véronique Bigny.
Prologue Persuadé de son éternité, il égrenait les jours, non pas en se disant un de moins, mais un de plus. Les arbres se découpaient à peine, dans les premières obscurités de la nuit au-dessus du parc quon devinait plus quon ne voyait.
De la terrasse, éclairée seulement par la lune en forme de croissant doré, on pouvait voir les lumières de la ville, presque endormie après une journée animée. Les bruits de la circulation commençaient enfin à sestomper. Peu à peu, le temps devint lourd, un léger vent se leva, grandissant progressivement. Les nuages apparurent, signe dun imminent orage.
Elle était appuyée contre la rambarde de la terrasse, les yeux dans le vide, bercée par la douce voix qui murmurait dans son dos. Elle nentendait pas les paroles, presque des prières, qui accompagnaient les deux mains qui doucement sapprochaient delle. Elle eut envie de se retourner, mais une force invisible semblait la retenir. Les deux mains nétaient plus quà quelques centimètres de ses épaules, elle pouvait sentir le souffle dans son cou.
Un éclair zébra le ciel, le temps dun instant, la pièce sillumina comme éclairée par un gigantesque flash, pour replonger dans lobscurité. Le grondement du tonnerre, au loin, couvrit tous les bruits de la ville, puis, le silence et la pénombre régnèrent. La vie semblait sêtre arrêtée, vaincue par le règne de
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LES OMBRES DE ROSELAND
la nuit. La luminosité de la lune revint, enfin, elle éclairait limmeuble en le faisant resurgir du néant où il avait été plongé soudainement.
La terrasse était vide. Un deuxième éclair, encore plus spectaculaire que le précédent, illumina un sinistre décor : en contrebas, sur le trottoir, le corps de la jeune femme, formant un S, gisait tragiquement. Un filet de sang coulait vers le caniveau. Le nouveau coup de tonnerre fit vibrer les vitres de limmeuble. Tel le rideau qui tombe, la nuit enveloppa de son manteau noir le sinistre décor.
Quelques étages au-dessus, une porte claqua.
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