Les Ombres floues

De
Publié par

Un homme se réveille dans un endroit inconnu, plongé dans une obscurité totale. Où est-il ? Pourquoi est-il ici ? Et puis quelles sont ces ombres mouvantes qu'il voit dans le noir ? Qu'il voit ? Ou qu'il croit voir ? Dans les ténèbres, plus rien n'est sûr et la peur est omniprésente… D'autres humains, il doit bien y en avoir. Sinon d'où viendrait ce cri terrible qu'il a entendu ? Surtout, ne pas céder à la paranoïa, ne pas laisser l'angoisse prendre le dessus. Dans ce lieu effrayant, loin de toute civilisation, la folie et le retour à l'animalité semblent inéluctables…
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 160
Tags :
EAN13 : 9782748178982
Nombre de pages : 125
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
2
Titre
Les ombres floues
3
Titre Alexis L. Varsovy
Les ombres floues
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7898-X (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748178982 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-7899-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748178999 (livre numérique)
6
.
.
8
Les ombres floues
Je me réveille. Il fait noir. Il fait froid. Je me réveille. Au secours ! Pourquoi ? Je suis en danger ? Je ne sais pas. Je me réveille. J’ai peur. J’ai froid. Je ne vois rien. Je me réveille. Je suis seul. Où suis-je ? Pas un bruit. Un silence étouffant. Au secours ! Je me réveille. J’ai peur. Je tremble. Je me réveille. J’ai peur. J’ai l’esprit embrumé, à peine sorti du sommeil. Et le noir gluant m’environnant m’embourbe encore plus. Où suis-je ? Je ne reconnais rien. Je suis à même la terre. Je me dresse sur un coude. Un léger courant d’air glacé vient geler la peau de mon visage. Je frissonne, tremble. De froid, de peur ? En tout cas c’est pénétrant et ça imprègne tout mon corps. Mon corps engourdi, étalé sur le sol comme un ver baveux. Où suis-je ? Je retiens ma respiration, écoute… Il y a comme un léger vent qui emplit mes oreilles… Rien d’autre qu’un silence boueux, surnaturel. J’essaye de voir, de transpercer l’obscurité. Je cligne des yeux. Ils vont s’habituer peu à peu aux ténèbres et je pourrai peut-être distinguer un peu mon
9
Les ombres floues
environnement. A moins que je ne sois perdu dans un noir total et impénétrable, comme celui du néant. Ou alors, je suis aveugle. Les aveugles sont-ils plongés dans ce genre de nuit lourde et angoissante ? C’est vraiment effrayant. D’un autre côté, j’appréhende de découvrir mon environnement. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais c’est fort. A tel point que j’en arrive à souhaiter ne pas pouvoir voir. Pourtant l’obscurité me fait peur. Ne pas savoir ce qu’il y a autour de moi… Qui sait ? Il pourrait très bien y avoir, là, tout près de moi… Oh ! C’est complètement stupide ! Des idées d’enfants apeurés… Mais ne pas savoir est terrifiant. En plus, je n’entends rien (je suis peut-être sourd ?). Ne rien percevoir est inquiétant et propice au développement de toutes sortes d’idées absurdes et infantiles. Je sais bien tout cela mais je ne suis pas rassuré du tout… car, en effet, on pourrait très bien imaginer qu’il y ait, là, tout près de moi… quelque chose. Quelque chose de peut-être hostile… qui peut-être déjà passe à l’attaque, lance ses crocs vers ma gorge, jette ses griffes vers mon ventre. Pour m’éventrer, m’égorger, me tuer affreusement, me dévorer voracement ou je ne sais quoi d’autres ! Peut-être que cet instant est le dernier avant d’immenses souffrances ! Oh ! Adieu mes amis, ma famille, tous ceux que j’ai pu connaître ! J’ai aimé tout le monde !
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.