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Les protecteurs

De
120 pages
Les habitants de la planète Bolmia sillonnent l’espace à la recherche d’autres civilisations, qu’ils souhaitent protéger de l’holocauste nucléaire. Des siècles plus tôt, ils ont échappé à la destruction, étape qu’aucune autre espèce n’a jamais réussi à franchir. La carrière du Protecteur okBoKirzilmo devient vite intimement liée à une planète particulière, sur laquelle vit une espèce certes particulièrement agressive, mais extrêmement prometteuse. C’est en travaillant à sauver cette civilisation que Kirzi vivra les moments forts d’une brillante carrière, à surveiller la progression d’une espèce dont les capacités hors du commun éveillent son affection, une espèce avec laquelle il espère communiquer. Une espèce appelée «homme»...
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Copyright © 2014 Mario Fecteau Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-247-6 ISBN PDF numérique 978-2-89752-248-3 ISBN ePub 978-2-89752-249-0 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Fecteau, Mario, 1962-Les protecteurs Sommaire : 1. Des nouvelles de l’univers -- 2. La planète de la discorde. ISBN 978-2-89752-247-6 (vol. 1) ISBN 978-2-89752-250-6 (vol. 2)
I. Fecteau, Mario, 1962- . Des nouvelles de l’univers. II. Fecteau, Mario, 1962- . Planète de la discorde. III. Titre. PS8611.E395P76 2014 C843’.6 C2014-941993-7 PS9611.E395P76 2014
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PROLOGUE
C lara Jenner ouvrit l’écoutille de la station spatiale. Son regard s’attarda un instant sur la courbe bleutée de la Terre, qui tranchait sur le noir de l’infini. Ce spectacle fascinait toujours les astronautes lors d’une sortie, et dans la mesure du possible, ils s’efforçaient de l’admirer autant que faire se peut. Ce que leur travail ne leur permettait, hélas, que trop rarement. Cette fois encore, Jenner ne put y prêter qu’une attention fugace. Sa présente mission accaparait toutes ses pensées… et son émerveillement. Clara Jenner, biologiste, spationaute britannique de 34 ans, s’apprêtait à entrer dans l’histoire. Elle aurait dû redescendre sur Terre l’avant-veille, ayant complété son séjour de six mois à bord de l’ISS.Mais elle avait accepté une nouvelle mission quand leur était parvenue l’incroyable nouvelle huit jours plus tôt. L’humanité avait à présent la réponse à l’une de ses plus vieilles questions, depuis que les premiers hominidés avaient levé les yeux vers le ciel. Il existait d’autres espèces intelligentes dans l’Univers ! La révélation avait stupéfié les astronautes de la station. Ils avaient écouté l’enregistrement de la conversation avec l’extra-terrestre. Dans un anglais de bonne qualité, le représentant d’une planète nommée Bolmia avait demandé à rencontrer des représentants de l’humanité. Prudents, les membres du conseil de sécurité de l’ONU avaient proposé qu’une rencontre en tête-à-tête, entre un humain et l’extra-terrestre, précède l’atterrissage du visiteur. L’étranger avait accepté de bonne grâce. Clara scrutait l’espace, à la recherche du vaisseau étranger, en s’interrogeant sur son apparence. Ressemblerait-il aux astronefs fantaisistes des films de science-fiction ? Elle en doutait. S’il s’agissait d’un appareil conçu pour franchir une atmosphère, il ressemblerait plutôt à une capsule spatiale, ou à l’ancienne navette américaine ; les lois de l’aérodynamique lui imposeraient les mêmes contraintes que sur Terre. Un scintillement au loin attira l’attention de Clara et elle sut qu’elle n’aurait pas à attendre longtemps avant d’obtenir une réponse à sa question. L’appareil extra-terrestre se rapprochait à une vitesse qui défiait les lois de la mécanique céleste. Son aspect général fut bientôt apparent… et quelque peu décevant. Clara avait l’impression qu’un ingénieur ivre avait fixé une capsuleApollo ouOrion sur l’étage inférieur d’un module lunaire. Deux marques en forme de trapèze étaient apparentes sur la partie conique (probablement les verrières d’un poste de pilotage) et une marque plus grande, rectangulaire celle-là, donnait l’impression d’être la porte d’entrée d’une petite maison. D’étranges renflements sphériques étaient visibles entre les pieds du vaisseau. Un système de propulsion, sans doute, même si Clara n’avait aucune idée de sa nature. Elle ne voyait rien qui ressemblât à des tuyères. L’appareil approcha rapidement de l’ISS, puis ralentit à moins de 10 m avant de se rapprocher plus lentement, jusqu’à ce que Clara puisse presque le toucher en tendant le bras. La porte s’ouvrit. La Britannique hésita un moment, regrettant que les deux engins n’aient pu s’amarrer, en raison de l’incompatibilité des systèmes. Enfin, elle tendit la main et toucha la coque étrangère. Quelques secondes plus tard, une poussée des deux pieds la faisait passer d’un appareil à l’autre. Clara se trouvait maintenant à bord du vaisseau inconnu. Le sas se referma et un éclairage artificiel remplaça la lumière du soleil. Clara eut alors une étrange impression. Alors que chaque paroi pouvait servir indifféremment de mur, de plancher ou de plafond dans un vaisseau spatial, les notions de haut et de bas reprirent un sens.
L’impression s’accrut et il ne lui fut plus possible de douter. Elle retrouvait une sensation qu’elle n’avait plus perçue depuis six mois. La gravité ! Clara supposa d’abord que le vaisseau s’était mis en rotation, mais elle ne sentait aucun effet latéral. Il s’agissait d’une autre forme de gravité artificielle, ce qui l’atterra un moment. Bien qu’elle soit biologiste et non physicienne, la chose lui semblait impossible. Et pourtant, elle ressentait son propre poids, comme si elle avait été de retour sur Terre. Puis, la porte intérieure s’ouvrit et Clara passa à un autre niveau de stupeur. L’extra-terrestre se tenait devant elle. * * *
Le message avait révélé l’apparence d’un bipède muni de deux bras, tout comme un humain. Néanmoins, son cœur battait à tout rompre de se trouver face à l’étranger. À présent, à la place d’une image impersonnelle sur un écran, elle découvrait l’homme (enfin, l’être) en personne. Ce qui faisait toute une différence ! L’étranger avait une peau grise comme le pelage d’une souris. Il avait d’ailleurs des oreilles rondes comme celles du petit mammifère, du moins d’après ce que sa chevelure laissait paraître. Il portait un vêtement gris clair, qui semblait surtout fonctionnel, peut-être un uniforme ou l’équivalent du complet-cravate pour son espèce. L’extra-terrestre mima le geste de retirer le casque d’un scaphandre en souriant. Du moins, Clara supposa que son vis-à-vis souriait. Elle n’avait aucun moyen de deviner la nature des expressions sur le visage de l’extra-terrestre. La biologiste retira ses gants et les accrocha à la ceinture de sa combinaison, puis ôta son casque, qu’elle glissa sous son bras gauche. L’étranger avança d’un pas, la même expression sur le visage. S’il s’agissait d’un sourire, eh bien, il souriait ! L’extra-terrestre lui tendit la main, en un geste des plus humains. — Je suis okBoKirzilmo, de la Ligue de protec-tion de Bolmia, se présenta-t-il, comme s’il avait l’habitude de ce genre de rencontre. Vous pouvez toutefois m’appeler Kirzi, si cela vous convient mieux. Cette partie de notre nom tient lieu de prénom dans notre façon de nous identifier. — Clara Jenner, répondit la biologiste, plus par automatisme que par souci de politesse. Elle voulut enchaîner avec une phrase qu’elle avait préparée pour l’occasion, quelque chose qu’elle avait voulu solennel, dans le style : « Bienvenue dans notre système solaire. » Mais sa gorge resta nouée. Cherchant à reprendre contenance, Clara jeta un regard autour d’elle. Tout à son émerveillement de rencontrer un être d’un autre monde, elle n’avait même pas examiné l’intérieur du vaisseau. Ils se trouvaient dans une pièce circulaire au plafond un peu bas. Elle était sans doute fonctionnelle avant tout. Des casiers de rangement occupaient la paroi et une échelle menait à un étage supérieur, sûrement le poste de pilotage. Trois grands cylindres ovales sur le sol constituaient l’unique ameublement de la pièce. Deux d’entre eux avaient des sections dépliées, ce qui les transformait en fauteuils. D’un geste de la main, l’étranger invita l’astronaute à s’asseoir. Elle obtempéra. L’extra-terrestre s’assit face à elle et sourit, puis se chargea de briser la glace. — J’imagine que les questions se bousculent dans votre esprit, Madame Jenner, commença l’extra-terrestre. — Au point que je ne sais par laquelle commencer ! avoua Clara tout en hochant la tête. Tout ceci est tellement incroyable ! — Je vous comprends, admit l’étranger. J’ai moi-même de la difficulté à y croire. Si vous
saviez combien j’ai travaillé pour obtenir ce contact ! Mes supérieurs n’y croyaient pas, puisque l’humanité a dépassé le stade d’évolution habituel des civilisations que nous contactons. — D’autres civilisations ? s’enquit la biologiste, ébahie. Combien y en a-t-il ? Pourquoi les contactez-vous ? Comment cela se passe-t-il ? L’extra-terrestre rit. — Je vois en effet que les questions se bousculent dans votre esprit, commenta-t-il. Rassurez-vous, je m’efforcerai de répondre à chacune d’elles. Notre rencontre pourrait conduire l’humanité vers une destinée que vous ne soupçonnez pas ! Il se tut et Clara attendit, avide d’apprendre. Mais tout à coup, ce fut au tour de l’extra-terrestre de se montrer hésitant. — Je vais d’abord vous résumer ce que nous apprenons à l’Académie des Protecteurs, puis vous parler de notre première visite dans votre monde. Ces explications répondront déjà à vos questions sur les raisons de nos missions, en plus de vous fournir une foule d’informations. — Excellente idée, répondit Clara. Je n’aurais même jamais imaginé l’existence d’une telle académie. Mais à la réflexion, c’est logique ! — Dans ce cas, ajouta le visiteur, j’espère que mon récit vous plaira. Je m’efforcerai, dans la mesure du possible, de traduire la plupart des termes en équivalents humains. Et il commença son récit.
PREMIÈRE PARTIE
Rêve d’étoiles
CHAPITRE 1
L’Acapémie
K irzi récuPéra sa valise et pescenpit pu magnébus. Il regarpa le véhicule glisser sur son rail uniue et pisParaître pans une rue latérale. Avec lui s’éloignait son Passé, sa jeunesse, les 1 23 Premières années pe sa vie, en somme. Le jeune mawilo se tourna pu côté pe sa pestination, son avenir, et sourit. Ses efforts acharnés, ses longues heures p’étupes, les examens Plus arpus les uns ue les autres l’avaient amené ici, lieu pe l’aboutissement pe son rêve : l’Acapémie pes rotecteurs. Kirzi raPPela sa lettre p’apmission sur sa tablette électroniue. Les formalités pe la rentrée se tenaient pans le gymnase pu célèbre établissement. Valise à la main, il s’engagea sur le camPus. Il contourna l’épifice PrinciPal, une Pyramipe tronuée faisant uatre étages, et trouva l’entrée pu gymnase. lusieurs tables avaient été installées pans la vaste salle. Kirzi chercha la 17 pu regarp. Il y rencontrerait ses comPagnons pe chambrée, avec ui les examinateurs l’avaient jumelé p’aPrès les résultats pu volet Psychologiue pes tests p’apmission. Ueux mawilos et un Kzwyxi se trouvaient péjà à la table. Les mawilos étaient pe race grise Pour l’un, cenprée Pour l’autre. Le Kzwyxi avait la Peau orangée et la forte musculature tyPiue pes habitants pe sa Planète. Kzwyx était potée p’une gravité pe surface Près pe 10 % Plus imPortante ue Bolmia. Kirzi marcha vers ses nouveaux collègues pe chambrée. Ils s’étaient levés Pour accueillir le nouvel arrivant. — Je me nomme BoVraPulmo, lança le gris. — Et moi LeSilmalmo, se Présenta le cenpré. — Et moi XeRTeX, ajouta le Kzwyxi. — BoKirzilmo, renchérit Kirzi, serrant tour à tour la main pe chacun pe ses vis-à-vis. Ils Prirent Place à la table et, en attenpant le pébut pe la cérémonie (l’amirale pe la Ligue pe Protection pevait faire une courte allocution), firent connaissance. VraPu révéla u’il venait pe Baguta, sur le continent norp, Près pe la calotte glaciaire, le seul enproit habité pe Bolmia à 2 connaître pes hivers enneigés. Silma venait pe Letawi , comme l’inpiuait son nom. Surnommée la « lune aux archives », Letawi orbitait autour pe Swolvo, la troisième Planète pe leur système. La gravité n’y rePrésentait ue 68 % pe celle pe Bolmia et les Letawes utilisaient en Permanence la gravité artificielle Pour leur confort. Quanp l’amirale pe la Ligue se Présenta pans le gymnase, Kirzi se sentait péjà Parfaitement à l’aise avec ses comPagnons. La mawila grimPa sur le Popium installé au fonp pu gymnase, ce ui lui Permettrait p’être visible pe chaue table, en péPit pe sa Petite taille. — Bienvenue à tous et toutes, Bolmiens et ressortissants pes 21 monpes. Vous voilà enfin à l’Acapémie pe Protection, comme vous en aviez rêvé. Comme vos aînés avant vous, vous avez aPPris le pestin inéluctable pe toutes les civilisations pe l’esPace, celui auuel nous seuls avons échaPPé. Et comme vos Prépécesseurs, vous avez voulu vous imPliuer afin p’aiper ces autres PeuPles à échaPPer au pestin ui les guette. Kirzi savait à uel pestin l’amirale faisait référence. Féru p’histoire, il connaissait celle pe sa Planète. Neuf siècles Plus tôt, une guerre nucléaire avait failli pétruire leur environnement. ar chance, le conflit s’était confiné au continent norp pe Bolmia. Ues millions pe mawiles avaient