Les sanglots de l'espoir

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Conseiller spécial du Président de la République du Sénégal pour la Culture et l'Intégration, Hamidou DIA a un parcours militant emblématique de la trajectoire politique de la gauche sénégalaise post-68. Plus jeune détenu du Sénégal, responsable de la formation politique de nombreux jeunes, membre actif du Front Culturel Sénégalais... Les sanglots de l'esprit sont en quelque sorte ses mémoires, romancées. Un livre destiné à montrer que l'espoir n'abdique jamais.
Publié le : jeudi 2 juin 2016
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EAN13 : 9782140011016
Nombre de pages : 134
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DIa
Nom auteur
Hàmîdou DIa
Hàmîdou Les sànglots de l’espoîr
Les sànglots de l’espoîr
NOUVELLES LETTRES SÉNÉGALAISES (NLS)
Collection dirigée par
Birahim Thioune et Abdoulaye Diallo NDIÉGUÈNE Ndèye Marie Aïda, Un lion en cage, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », mai 2016 FALL Habib Demba,Les trésors du chaos, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », mai 2016. BENGA Sokhna,Bris d’ombre, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars 2016. KANE Abdoulaye Élimane,Les Dissidents, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », août 2015. NDIAYE Amadou Alain,24 impasse Salonique,« Nouvelles roman, Lettres Sénégalaises », juin 2013GUISSÉ Ameth,Une mort magnifique,roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », juin 2013NDIAYE Adja Ndèye Boury,Collier de cheville.Récit.« Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars 2013. FALL Marouba,Casseurs de solitudeNouvelles Lettres, roman, « Sénégalaises », octobre 2012. NDOYE Soda,Un homme infidèle et parfaitNouvelles Lettres, « Sénégalaises », août 2012. DIOP Moustapha,La voie d’un musicienNouvelles Lettres, roman, « Sénégalaises », août 2012. DIALLO Rabia,Amours cruelles, beauté coupableNouvelles, roman, « Lettres Sénégalaises », juin 2012. CHERIF Souleymane Abdelkérim,Quand l’évidence ne suffit plus, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars 2012. SAMBE Fara,Lettre du retour au pays natalNouvelles Lettres, roman, « Sénégalaises », février 2012.
Les sanglots de l’espoir
re 1 édition, L’Harmattan, 1987 © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08773-3 EAN : 9782343087733
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Hamidou DIALes sanglots de l’espoir
AVANT-PROPOS
J’ai relu avec, avec un flot de frissons,Les sanglots de l’espoir. Je m’en étais emparé, dès parution, en 1987, d’un trait, y décelant le récit au long cours d’une histoire qui me concernait aussi. Le Mouvement, dont il est question dans cette mise en scène du réel, est, proprement, le nom d’une jeunesse engagée qui a vécu passionnément dans l’intime conviction qu’il était possible de changer le monde. Pour des lendemains qui chantent. Le Mouvement, c’est la Gauche poste-68, notamment maoïste, qui s’est donné corps et âme pour la révolution, le Grand Soir. Avec son cortège d’épreuves, de martyrs, d’emprisonnement, d’enrôlement forcé dans l’armée. Hamidou Dia a joué un grand rôle dans ce mouvement à l’époque clandestin (il a été emprisonné un an, jugé pour atteinte à la sureté de l’État - il fut le plus jeune détenu politique du Sénégal - renvoyé de tous de tous les lycées). Responsable du mouvement élève, puis militant de l’AESF et de la FEANF) il a été responsable de la formation politique de beaucoup de jeunes sénégalais). Membre actif du Front Culturel Sénégal, il a fait partie de ceux qui ont exhumé des grandes figures sénégalaises comme Aline Sitoe Diatta et Lamine Senghor. L’auteur de ce long sanglot, Hamidou Dia, fut mon aîné dans cet engagement axiomatique. J’avais de lui l’image du poète, d’homme de culture et de militant romantique
plus que celle du politique révolutionnaire voué à la seule logique du combat. En parcourant ce roman, on rencontre cette figure subjective aux noms divers: Jarisso, Mbargou Lô, Sidya, Labba... Dia les rend encore plus authentiques en en faisant des personnages de roman: des ombres dans la nuit, aux confins de l’irréel. Dans leur joie, leur enthousiasme, leur rêve, leur idéal héroïque et leur espoir têtu, se lit aussi l’instant tragique. La mort, l’amour brisé ou impossible, les amitiés détruites, le désenchantement, l’impitoyable traque aux dissidents, tout y passe pour mettre en scène la conscience tourmentée d’une jeunesse dressée au nom de son peuple et de son pays. L’auteur desRemparts de la mémoire, puissant récit poétique paru plus tard et consacré par le Prix Jasmin d’argent de la poésie francophone en 2002, a restitué ici, admirablement, toute une époque d’illusion partagée d’un homme nouveau, impliquant jusqu’au sacrifice ultime des militants du Mouvement. Cette tranche de l’histoire vaudra ainsi à cette jeunesse parée d’espérance tout ce que la vie peut offrir comme expériences humaines: les engagements et les renonce-ments, l’exil et la mort, les passions amoureuses et les convictions défaites, la folie et les regards perdus. Le "couple" Sidya/Jarisso résume parfaitement ce vécu que Dia a su traduire avec un talent peu commun: des mots justes et réels, des séquences haletantes de poésie, des instants d’émotion et de joyeuses fulgurances, des moments de douceur et des pages prises d’assaut par une plume coléreuse, emportée. Il a laissé son cœur et son corps parler, exprimer avec intensité ses souvenirs, ses sentiments, ses regrets, ses nostalgies, ses inspirations et ses silences intimes. Les Sanglots de l’espoirsèchent pas pour autant ne dans l’abandon et le nihilisme si fréquents chez ceux qui
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s’arrachent à leurs convictions les plus fermes et, finalement, insultent l’avenir en reniant leur passé le plus exaltant. Dia sait tenir sur le fil de l’espérance, guettant, malgré l’ultime scène de ce roman où les personnages s’éva-nouissent sans même "entendre l’éternuement solennel de Dieu", le signe tangible d’une renaissance possible. L’espoir est précaire. Toujours. Il est l’image de la vie qui impose cependant de s’agripper de toutes nos forces. Et la lecture de ce roman - beauté de l’écriture, épaisseur du sens et puissance des personnages garanties- nous est d’un compagnonnage précieux lorsqu’il s’agit ainsi, comme nous y invite le poète turc Nazim Hikmet, de "tenir". Au moment de ponctuer, pour terminer, cet avant-propos, je me suis souvenu que je suis le cadet de l’auteur. Il est de coutume, plutôt, que l’ainé préface ou signe l’avant du propos de son cadet. Hamidou Dia m’a fait cet insigne honneur, lui qui, bien avant la parution des Sanglots de l’espoir, m’a donné le goût de l’écriture, du roman et de la poésie au cœur du tumulte qui a façonné durablement nos existences. Celles de tout le Mouvement. El Hadj Hamidou KASSE Journaliste/écrivain
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